Chez Nous - 09 luglio 2026, 08:00

Cui prodest supprimer le chemin de fer ?

Cui prodest cancellare la ferrovia?

Cui prodest supprimer le chemin de fer ?

Il Piano dei trasporti regionale apre il confronto sul futuro della linea Aosta-Pré-Saint-Didier: tra chi propone lo smantellamento dei binari e chi chiede il rilancio del trasporto ferroviario, resta una domanda fondamentale: quale interesse pubblico si vuole davvero perseguire?

Ci sono decisioni che riguardano il presente, e altre che condizionano il futuro per intere generazioni. La scelta sul destino della ferrovia Aosta-Pré-Saint-Didier appartiene sicuramente alla seconda categoria. Non è soltanto una questione tecnica di mobilità, ma una scelta politica, ambientale, economica e urbanistica che ridisegnerà il volto della Valle d’Aosta nei prossimi decenni.

La domanda che accompagna questa vicenda è antica ma sempre attuale: “cui prodest?”, a chi giova? A chi conviene trasformare una linea ferroviaria storica in una strada per autobus e pullman da una parte e in una pista ciclabile dall’altra? A chi conviene rinunciare definitivamente a un’infrastruttura che altri territori alpini hanno invece scelto di valorizzare?

Il Coordinamento di Valle d’Aosta Futura ha sollevato un tema che merita una riflessione profonda. Secondo il movimento, il Piano dei trasporti regionale che approderà in Consiglio regionale prevede lo smantellamento totale della tratta ferroviaria, con la trasformazione del sedime in una nuova infrastruttura viaria e ciclabile. Una scelta definita “radicale, irreversibile e insensata”, perché cancellerebbe la possibilità di un futuro ferroviario per l’Alta Valle.

Al di là dei toni politici, la questione centrale è semplice: mentre molte regioni alpine stanno investendo sul ferro per ridurre il traffico su gomma, la Valle d’Aosta rischia di compiere il percorso inverso. Francia e Svizzera hanno scelto da tempo di portare residenti e turisti verso le montagne attraverso sistemi ferroviari moderni, efficienti e integrati. Anche il Sud-Tirolo ha dimostrato che linee considerate marginali possono diventare strumenti strategici: la tratta Merano-Malles, per caratteristiche territoriali paragonabile alla nostra ferrovia, ha registrato negli anni un crescente successo tra residenti e visitatori.

La domanda allora torna inevitabile: perché una regione alpina dovrebbe rinunciare a una ferrovia proprio mentre l’Europa spinge verso una mobilità più sostenibile?

Il tema dei costi è certamente reale. Nessuno può ignorare che il ripristino della linea richiederebbe investimenti importanti. Ma anche lo smantellamento avrebbe un costo pubblico rilevante: demolire infrastrutture esistenti, realizzare nuovi percorsi asfaltati, recuperare aree degradate e modificare completamente il territorio non sarebbe un’operazione a costo zero.

Il Coordinamento cita anche la proposta della società svizzera Intamin Transportation, che avrebbe manifestato interesse per l’utilizzo della linea con treni superleggeri di nuova generazione, capaci di trasportare 120 passeggeri e funzionare con diverse alimentazioni. Una proposta che, secondo il movimento, prevederebbe un investimento privato senza gravare direttamente sulla collettività valdostana. Al di là della fattibilità tecnica e amministrativa, appare quantomeno singolare che ipotesi alternative vengano liquidate senza un dibattito pubblico approfondito.

Perché la fretta? È questo l’altro interrogativo politico. Il Consiglio regionale sarà chiamato a esprimersi su una scelta destinata a diventare irreversibile. Una volta tolti i binari, difficilmente una futura amministrazione potrà tornare indietro. La politica dovrebbe quindi avere il coraggio della prudenza quando decide sul patrimonio infrastrutturale di una comunità.

In questo quadro assume un valore ancora maggiore il dibattito sull’interramento della stazione ferroviaria di Aosta. Liberare la città dalla barriera dei binari significherebbe ricucire due parti urbane oggi separate, restituendo spazio alla mobilità, alla qualità urbana e allo sviluppo futuro. Non si tratta di difendere il passato, ma di immaginare una città più moderna senza rinunciare alla ferrovia.

La vera sfida non è scegliere tra ferrovia e territorio, ma capire come utilizzare la ferrovia per valorizzare il territorio. Una linea che arriva ai piedi del Monte Bianco potrebbe diventare non soltanto un mezzo di trasporto, ma un simbolo della capacità valdostana di guardare avanti.

La Valle d’Aosta ha spesso rivendicato la propria specialità e la propria capacità di anticipare i tempi. Ma l’autonomia non significa soltanto decidere da soli: significa anche saper scegliere bene. Prima di cancellare definitivamente una ferrovia, sarebbe forse necessario chiedersi se stiamo eliminando un problema o se stiamo rinunciando a un’opportunità.

Perché la domanda finale resta lì, semplice e inquietante: cui prodest? A chi serve davvero una Valle senza treni verso il Monte Bianco?

Cui prodest cancellare la ferrovia?

Le Plan régional des transports ouvre le débat sur l’avenir de la ligne Aoste-Pré-Saint-Didier : entre ceux qui proposent le démantèlement des voies ferrées et ceux qui demandent une relance du transport ferroviaire, une question fondamentale demeure : quel intérêt public veut-on réellement poursuivre ?

Certaines décisions concernent le présent, tandis que d’autres conditionnent l’avenir de générations entières. Le choix concernant le destin de la ligne ferroviaire Aoste-Pré-Saint-Didier appartient certainement à cette deuxième catégorie. Il ne s’agit pas seulement d’une question technique liée à la mobilité, mais d’un choix politique, environnemental, économique et urbanistique qui redessinera le visage de la Vallée d’Aoste au cours des prochaines décennies.

La question qui accompagne cette affaire est ancienne mais toujours actuelle : « cui prodest ? », à qui profite cette décision ? À qui convient-il de transformer une ligne ferroviaire historique, d’un côté, en une voie destinée aux autobus et aux autocars et, de l’autre, en une piste cyclable ? À qui profite le fait de renoncer définitivement à une infrastructure que d’autres territoires alpins ont au contraire choisi de valoriser ?

Le Coordination de Vallée d’Aoste Futura a soulevé un sujet qui mérite une réflexion approfondie. Selon ce mouvement, le Plan régional des transports qui sera soumis au Conseil de la Vallée prévoit le démantèlement total de la ligne ferroviaire, avec la transformation de son emprise en une nouvelle infrastructure routière et cyclable. Un choix qualifié de « radical, irréversible et insensé », car il supprimerait toute possibilité d’un avenir ferroviaire pour la Haute Vallée.

Au-delà des considérations politiques, la question centrale est simple : alors que de nombreuses régions alpines investissent dans le rail afin de réduire la circulation routière, la Vallée d’Aoste risque de suivre le chemin inverse. La France et la Suisse ont depuis longtemps choisi d’accompagner habitants et touristes vers la montagne grâce à des systèmes ferroviaires modernes, performants et intégrés. Le Tyrol du Sud a également démontré que des lignes considérées comme secondaires peuvent devenir des outils stratégiques : la ligne Mérano-Malles, comparable à la nôtre par ses caractéristiques territoriales, connaît depuis plusieurs années un succès croissant auprès des habitants comme des visiteurs.

La question revient donc inévitablement : pourquoi une région alpine devrait-elle renoncer au train précisément au moment où l’Europe encourage une mobilité plus durable ?

La question des coûts est évidemment réelle. Personne ne peut ignorer que la remise en service de la ligne nécessiterait des investissements importants. Mais le démantèlement aurait lui aussi un coût public considérable : supprimer des infrastructures existantes, réaliser de nouveaux parcours asphaltés, réhabiliter des zones dégradées et transformer complètement le territoire ne serait certainement pas une opération gratuite.

La Coordination cite également la proposition de la société suisse Intamin Transportation, qui aurait manifesté son intérêt pour l’utilisation de la ligne avec des trains ultralégers de nouvelle génération, capables de transporter 120 passagers et de fonctionner avec différents types d’énergie. Une proposition qui, selon le mouvement, reposerait sur un investissement privé sans charge directe pour la collectivité valdôtaine. Au-delà de sa faisabilité technique et administrative, il paraît pour le moins surprenant que des solutions alternatives puissent être écartées sans un véritable débat public approfondi.

Pourquoi cette précipitation ? C’est l’autre interrogation politique. Le Conseil de la Vallée sera appelé à se prononcer sur un choix qui risque de devenir irréversible. Une fois les rails supprimés, il sera extrêmement difficile pour une future administration de revenir en arrière. La politique devrait donc faire preuve de prudence lorsqu’elle décide du destin d’un patrimoine infrastructurel appartenant à toute une communauté.

Dans ce contexte, le débat sur l’enfouissement de la gare ferroviaire d’Aoste prend une importance encore plus grande. Libérer la ville de la barrière constituée par les voies ferrées permettrait de reconnecter deux quartiers aujourd’hui séparés, de restituer de l’espace à la mobilité, à la qualité urbaine et au développement futur. Il ne s’agit pas de défendre le passé, mais d’imaginer une ville plus moderne sans renoncer au chemin de fer.

Le véritable défi n’est pas de choisir entre le rail et le territoire, mais de comprendre comment utiliser le rail pour valoriser le territoire. Une ligne capable d’arriver jusqu’au pied du Mont-Blanc pourrait devenir non seulement un moyen de transport, mais aussi le symbole d’une Vallée d’Aoste capable de regarder vers l’avenir.

La Vallée d’Aoste a souvent revendiqué sa spécificité et sa capacité à anticiper les évolutions. Mais l’autonomie ne signifie pas seulement décider par soi-même : elle signifie aussi savoir faire les bons choix. Avant de supprimer définitivement une ligne ferroviaire, il serait peut-être nécessaire de se demander si nous sommes réellement en train d’éliminer un problème ou si nous sommes plutôt en train de renoncer à une opportunité.

Car la question finale demeure, simple et dérangeante : cui prodest ? À qui profite réellement une Vallée sans train vers le Mont-Blanc ?

piero.minuzzo@gmail.com

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