Chez Nous - 28 giugno 2026, 08:00

Plus autonomistes que les autonomistes

Più autonomisti che gli autonomisti

Plus autonomistes que les autonomistes

Quello che è successo al vertice bilaterale Italia–Francia di giovedì 25 giugno 2026 ha un sapore che, per la Valle d’Aosta, va oltre la diplomazia di rito. Per una volta non si parla di “attenzioni” o “sensibilità”, ma di due risultati concreti che pesano: la seconda canna del Monte Bianco e un salto di status dentro la Francofonia. Due temi che, messi insieme, raccontano una cosa semplice ma non scontata: la Valle d’Aosta, quando gioca bene le sue carte, può sedersi ai tavoli che contano davvero.

Sul primo fronte, la partita del Traforo del Monte Bianco entra in una fase nuova. La Francia ha dato il via libera allo studio congiunto di impatto e fattibilità per la seconda canna. Non è un dettaglio tecnico: è l’apertura formale di un percorso che da anni oscillava tra annunci, frenate e prudenza politica. E non a caso il Presidente francese Emmanuel Macron lo ha richiamato esplicitamente nella sessione plenaria del summit, quasi a voler sottolineare che il dossier non è più confinato nelle stanze regionali o nei comunicati di confine, ma è diventato una questione infrastrutturale europea.

Dentro questa cornice si inserisce il lavoro politico e diplomatico che ha portato avanti il Vicepresidente del Consiglio dei Ministri e Ministro degli Affari Esteri Antonio Tajani, con un ruolo di raccordo tra Roma e Parigi che ha trovato una sponda operativa nella consigliera Emily Rini, segretario Forza  Italia VdA nonché titolare delle Politiche regionali e della Montagna del Ministero e presidente della Società Italiana per il Traforo del Monte Bianco. È una di quelle situazioni in cui la filiera istituzionale, quando funziona, diventa decisiva: livello nazionale, interlocuzione internazionale e ricaduta territoriale si sono allineati su un obiettivo che per la Valle d’Aosta non è solo infrastruttura, ma accessibilità, economia e sicurezza.

Il secondo risultato è meno “ingegneristico” ma politicamente non meno significativo: da ora la Valle d’Aosta entra come componente effettivo e non più come semplice invitée spéciale nell’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Tradotto senza troppi giri di parole: non si è più ospiti gentili, ma soggetto riconosciuto nel circuito politico-culturale della Francofonia. Per una regione bilingue, con una storia istituzionale fondata anche sul francese, non è una bandierina da sventolare, ma un pezzo di identità che viene formalizzato in un contesto internazionale.

Ed è qui , infatti, che la vicenda diventa interessante, e un po’ spigolosa.

Perché a fronte di questi due passaggi – uno infrastrutturale e uno identitario – colpisce il silenzio del mondo autonomista. L’Union Valdôtaine e gli altri movimenti storicamente legati alla difesa dell’autonomia non hanno rivendicato, non hanno commentato, non hanno nemmeno accompagnato politicamente il risultato con una lettura propria. Hanno preferito, nella stessa giornata, dedicare spazio a un comunicato sulla morte di Corrado Gex. Una scelta legittima, per carità, ma che lascia una sensazione un po’ strana: come se la cronaca della memoria avesse occupato tutto il campo, lasciando fuori una notizia che invece riguarda il presente e il futuro della Regione.

E qui non si tratta di fare graduatorie del dolore o delle priorità. Si tratta di politica. Perché quando arrivano due risultati così, il punto non è solo chi li ha ottenuti, ma chi li interpreta. E se l’autonomismo storico non si fa sentire proprio su dossier che toccano infrastrutture transfrontaliere e riconoscimento culturale internazionale, allora qualcuno finisce per essere “più autonomista degli autonomisti” per conto terzi, nei tavoli che contano fuori dalla Valle.

Il rischio, in questi casi, è sempre lo stesso: che l’autonomia venga vissuta come patrimonio identitario da celebrare, ma non come spazio politico da presidiare quotidianamente anche fuori dai confini regionali. E invece il Monte Bianco e la Francofonia dicono l’opposto: l’autonomia oggi si gioca sulla capacità di stare dentro le reti decisionali, non solo di raccontarle a valle.

La sensazione finale è che si sia aperta una fase in cui la Valle d’Aosta ha ottenuto visibilità e riconoscimento non per inerzia storica, ma per lavoro diplomatico e istituzionale concreto di Emily Rini e non solo. Proprio per questo la domanda diventa inevitabile: chi si incarica di leggere politicamente questi passaggi dentro la Regione?

Perché se il risultato arriva, ma la politica locale resta in silenzio, il rischio è che l’autonomia diventi un fatto compiuto altrove e solo successivamente “registrato” qui. E per una Regione che ha fatto dell’autogoverno la sua ragione d’essere, sarebbe un paradosso difficile da spiegare.

Più autonomisti che gli autono misti

Ce qui s’est produit lors du sommet bilatéral Italie–France de jeudi 25 juin 2026 a, pour la Vallée d’Aoste, une portée qui dépasse largement la diplomatie de routine. Pour une fois, il ne s’agit plus de simples « attentions » ou de « sensibilités », mais de deux résultats concrets et lourds de sens : le second tube du tunnel du Mont-Blanc et un changement de statut au sein de la Francophonie. Deux dossiers qui, mis ensemble, disent une chose simple mais loin d’être anodine : la Vallée d’Aoste, lorsqu’elle joue bien ses cartes, peut s’asseoir aux tables qui comptent vraiment.

Sur le premier front, le dossier du tunnel du Mont-Blanc entre dans une nouvelle phase. La France a donné son feu vert à l’étude conjointe d’impact et de faisabilité pour un second tube. Ce n’est pas un détail technique : c’est l’ouverture formelle d’un processus qui, depuis des années, oscillait entre annonces, ralentissements et prudence politique. Et ce n’est pas un hasard si le président français Emmanuel Macron l’a explicitement évoqué lors de la session plénière du sommet, comme pour souligner que ce dossier n’est plus confiné aux espaces régionaux ou aux communiqués transfrontaliers, mais est devenu une question d’infrastructure européenne.

Dans ce cadre s’inscrit le travail politique et diplomatique mené par le vice-président du Conseil des ministres et ministre des Affaires étrangères Antonio Tajani, dans une fonction de liaison entre Rome et Paris, avec un appui opérationnel apporté par sa conseillère Emily Rini, secrétaire de Forza Italia Vallée d’Aoste, titulaire des politiques régionales et de la montagne au sein du ministère, ainsi que présidente de la Société italienne pour le tunnel du Mont-Blanc. C’est l’une de ces situations où la chaîne institutionnelle, lorsqu’elle fonctionne, devient déterminante : niveau national, dialogue international et retombées territoriales se sont alignés sur un objectif qui, pour la Vallée d’Aoste, ne relève pas seulement de l’infrastructure, mais aussi de l’accessibilité, de l’économie et de la sécurité.

Le deuxième résultat est moins « ingénierique », mais politiquement tout aussi significatif : la Vallée d’Aoste entre désormais comme composante effective, et non plus comme simple invitée spéciale, dans l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Autrement dit : elle n’est plus une présence tolérée avec bienveillance, mais un acteur reconnu dans le circuit politique et culturel de la Francophonie. Pour une région bilingue, dont l’histoire institutionnelle est aussi fondée sur le français, il ne s’agit pas d’un symbole décoratif, mais d’un élément d’identité désormais formalisé dans un cadre international.

Et c’est précisément là que l’affaire devient intéressante, et légèrement piquante.

Car face à ces deux avancées – l’une infrastructurelle, l’autre identitaire – le silence du monde autonomiste frappe. L’Union Valdôtaine et les autres mouvements historiquement liés à la défense de l’autonomie n’ont ni revendiqué, ni commenté, ni même accompagné politiquement ces résultats par une lecture propre. Ils ont préféré, le même jour, publier un communiqué consacré à la mort de Corrado Gex. Un choix parfaitement légitime, bien entendu, mais qui laisse une impression étrange : comme si la chronique de la mémoire avait occupé tout l’espace, laissant de côté une actualité qui touche directement le présent et l’avenir de la Région.

Il ne s’agit évidemment pas d’opposer les priorités ou les sensibilités. Il s’agit de politique. Car lorsque deux résultats de cette nature arrivent, la question n’est pas seulement de savoir qui les obtient, mais qui les interprète. Et si l’autonomisme historique ne se manifeste pas sur des dossiers qui touchent aux infrastructures transfrontalières et à la reconnaissance culturelle internationale, alors quelqu’un finit par être « plus autonomiste que les autonomistes » ailleurs, dans des lieux où les décisions se prennent hors de la Vallée.

Le risque, dans ces cas-là, est toujours le même : que l’autonomie soit vécue comme un patrimoine identitaire à célébrer, mais pas comme un espace politique à occuper au quotidien, y compris au-delà des frontières régionales. Or le Mont-Blanc et la Francophonie disent précisément l’inverse : aujourd’hui, l’autonomie se joue dans la capacité à participer aux réseaux décisionnels, pas seulement à les commenter a posteriori.

La sensation finale est celle d’une phase nouvelle, dans laquelle la Vallée d’Aoste obtient visibilité et reconnaissance non par inertie historique, mais grâce à un travail diplomatique et institutionnel concret, notamment celui d’Emily Rini et d’autres acteurs. Dès lors, la question devient inévitable : qui assume, au sein de la Région, la lecture politique de ces évolutions ?

Car si les résultats arrivent mais que la politique locale reste silencieuse, le risque est que l’autonomie devienne un fait décidé ailleurs, simplement enregistré ensuite ici. Et pour une Région qui a fait de l’autogouvernement sa raison d’être, le paradoxe serait difficile à expliquer.

piero.minuzzo@gmail.com

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