Chez Nous - 14 giugno 2026, 08:00

Donner

Donare

Donner

In Valle d’Aosta c’è un settore in cui la parola “crisi” non entra quasi mai nei comunicati stampa: la donazione del sangue.

Ieri sera al cinema Corso, dentro la manifestazione dell’AVIS Valle d’Aosta “Lo San”, tra canti, teatro e tradizione, si è celebrata la parte buona della comunità: quella che non ha bisogno di essere incentivata ogni volta, perché ha già interiorizzato un’idea semplice — se puoi, dai.

Dietro la cornice folkloristica, però, c’è un sistema molto più serio di quanto sembri. E soprattutto molto più fragile di quanto si racconti.

A reggere tutto questo sono AVIS Valle d'Aosta e FIDAS Valle d'Aosta, insieme a una rete di volontari e dirigenti come Rosario Mele e Irma Moro che fanno quello che le istituzioni, da sole, non riuscirebbero mai a sostituire: mantenere viva la continuità della donazione.

E qui la prima osservazione scomoda è semplice: la sanità pubblica valdostana si regge su un pilastro volontario che spesso viene dato per scontato. Troppo spesso.

La Valle d’Aosta continua ad avere una buona percentuale di donatori attivi rispetto alla popolazione, con una rete ancora efficiente di donazioni periodiche.

Ma il dato vero, quello che non finisce nei discorsi ufficiali, è un altro:
la struttura tiene perché qualcuno continua a farla funzionare “dal basso”.

Non perché ci sia una strategia particolarmente innovativa. Non perché ci sia una regia politica brillante. Ma perché esiste ancora un tessuto associativo che regge il sistema sanitario in silenzio.

E questo dovrebbe far riflettere più di quanto si faccia. Qui il punto diventa inevitabilmente politico.

La donazione del sangue è uno dei pochi settori in cui il sistema funziona bene senza che la politica debba inventarsi continuamente qualcosa. E questo, paradossalmente, è il problema.

Perché quando una cosa funziona “da sola”, la tentazione è sempre la stessa:
darla per scontata.

Poca programmazione strutturale sul ricambio generazionale dei donatori.
Campagne che arrivano a ondate, spesso più simboliche che continuative.
E soprattutto una certa distanza tra il mondo istituzionale e la realtà associativa che invece, ogni giorno, tiene in piedi il sistema.

La verità è scomoda ma semplice: se AVIS e FIDAS smettessero di fare il loro lavoro quotidiano, non basterebbero delibere o conferenze stampa a sostituirle in tempi rapidi.

È vero: i giovani stanno entrando. E questo è l’unico dato davvero incoraggiante.

Ma anche qui attenzione a non raccontarsi una storia troppo comoda: l’ingresso dei giovani non è ancora un ricambio strutturale, è una crescita parziale, spesso legata a iniziative locali o sensibilità individuali più che a una strategia stabile.

E allora la domanda è inevitabile:
la Regione e il sistema sanitario stanno davvero investendo sul ricambio dei donatori, o stanno semplicemente accompagnando un fenomeno che sperano continui da solo?

Perché la differenza tra le due cose è enorme.

Il modello valdostano della donazione funziona ancora perché è:

  • radicato nei territori
  • sostenuto da volontariato reale
  • alimentato da relazioni dirette

Non da algoritmi. Non da campagne spot. Non da grandi riforme.

E questo è insieme il suo punto di forza e la sua fragilità.

Perché tutto ciò che dipende troppo dalla buona volontà, prima o poi, chiede conto alla politica.

Oggi alle 10, nella chiesa di Sant’Orso ad Aosta, la Messa per i donatori chiude il percorso.

Ma più che una celebrazione, è un promemoria silenzioso rivolto a tutti: istituzioni comprese.

Il sangue non si produce per decreto. Non si improvvisa. E non si sostituisce con la comunicazione. Si garantisce solo se qualcuno, ogni giorno, decide di donarlo.

La vera domanda non è quanto la Valle d’Aosta sia brava nella donazione del sangue.

La vera domanda è un’altra, molto più scomoda: quanto tempo ancora un sistema così virtuoso potrà reggere senza che la politica lo consideri una priorità strutturale e non un’eccellenza da celebrare una volta l’anno?

Per ora regge. Ma regge grazie alle persone, non ai sistemi. E questo, prima o poi, qualcuno dovrà pure dirlo ad alta voce. (ha collaborato re.pi.)

Donare

En Vallée d’Aoste, il existe un secteur dans lequel le mot « crise » n’apparaît presque jamais dans les communiqués de presse : le don de sang.

Hier soir au cinéma Corso, dans le cadre de la manifestation de l’AVIS Vallée d’Aoste « Lo San », entre chants, théâtre et tradition, c’est la partie la plus positive de la communauté qui a été mise à l’honneur : celle qui n’a pas besoin d’être encouragée à chaque fois, parce qu’elle a déjà intégré une idée simple — si tu peux, donne.

Derrière le décor folklorique, pourtant, il y a un système beaucoup plus sérieux qu’il n’y paraît. Et surtout beaucoup plus fragile qu’on ne le raconte.

Tout cela repose sur l’AVIS Vallée d’Aoste et la FIDAS Vallée d’Aoste, ainsi que sur un réseau de bénévoles et de responsables comme Rosario Mele et Irma Moro, qui font ce que les institutions, seules, ne parviendraient jamais à remplacer : maintenir vivante la continuité du don.

Et ici, la première remarque dérangeante est simple : la santé publique valdôtaine repose sur un pilier bénévole que l’on considère trop souvent comme acquis.

Beaucoup trop souvent.

La Vallée d’Aoste continue d’afficher une bonne proportion de donneurs actifs par rapport à la population, avec un réseau encore efficace de dons réguliers.

Mais le vrai constat, celui qui n’apparaît pas dans les discours officiels, est un autre :
le système tient parce que quelqu’un continue à le faire fonctionner « par le bas ».

Pas parce qu’il existe une stratégie particulièrement innovante. Pas parce qu’il y a une direction politique brillante. Mais parce qu’il existe encore un tissu associatif qui soutient silencieusement le système de santé.

Et cela devrait faire réfléchir bien plus qu’on ne le fait.

Ici, le sujet devient inévitablement politique.

Le don de sang est l’un des rares domaines où le système fonctionne bien sans que la politique ait besoin d’inventer constamment quelque chose. Et paradoxalement, c’est là le problème.

Car lorsqu’une chose fonctionne « toute seule », la tentation est toujours la même : la tenir pour acquise.

Peu de programmation structurée sur le renouvellement générationnel des donneurs.
Des campagnes menées par vagues, souvent plus symboliques que continues.
Et surtout une certaine distance entre les institutions et la réalité associative qui, elle, fait fonctionner le système au quotidien.

La vérité est simple mais inconfortable : si l’AVIS et la FIDAS arrêtaient leur travail quotidien, aucune délibération ni conférence de presse ne pourrait les remplacer rapidement.

Il est vrai : les jeunes arrivent. Et c’est le seul véritable motif d’optimisme.

Mais attention à ne pas se raconter une histoire trop confortable : l’arrivée des jeunes ne constitue pas encore un renouvellement structurel, mais une progression partielle, souvent liée à des initiatives locales ou à des sensibilités individuelles plutôt qu’à une stratégie stable.

Et alors la question est inévitable :
la Région et le système de santé investissent-ils réellement dans le renouvellement des donneurs, ou se contentent-ils d’accompagner un phénomène en espérant qu’il continue tout seul ?

Car la différence entre les deux est énorme.

Le modèle valdôtain du don fonctionne encore parce qu’il est :

  • enraciné dans les territoires
  • soutenu par un bénévolat réel
  • alimenté par des relations directes

Pas par des algorithmes. Pas par des campagnes ponctuelles. Pas par de grandes réformes.

Et cela constitue à la fois sa force et sa fragilité.

Car tout ce qui dépend trop de la bonne volonté finit tôt ou tard par interpeller la politique.

Aujourd’hui à 10 heures, à l’église de Sant’Orso à Aoste, la messe pour les donneurs clôture ce parcours.

Mais plus qu’une célébration, c’est un rappel silencieux adressé à tous : y compris aux institutions.

Le sang ne se produit pas par décret. Il ne s’improvise pas. Et il ne se remplace pas par la communication. Il n’est garanti que si quelqu’un, chaque jour, décide de le donner.

La vraie question n’est pas de savoir à quel point la Vallée d’Aoste est performante en matière de don de sang.

La vraie question, beaucoup plus dérangeante, est la suivante : combien de temps encore un système aussi vertueux pourra-t-il tenir sans que la politique en fasse une priorité structurelle, et non une excellence à célébrer une fois par an ?

Pour l’instant, il tient. Mais il tient grâce aux personnes, pas aux systèmes. Et cela, tôt ou tard, quelqu’un devra bien le dire à voix haute.

piero.minuzzo@gmail.com

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