La risoluzione presentata ieri in Consiglio regionale sulle gallerie di Côte de Sorreley e Signayes ha il sapore amaro della politica che arriva sempre dopo. Dopo le decisioni. Dopo gli annunci. Dopo le riunioni tecniche. Dopo le conferme. Dopo tutto.
Insomma: a buoi scappati, si chiude la stalla.
E la stalla, in questo caso, è la viabilità strategica della media valle, con un cantiere che promette disagi pesanti e una gestione che – a detta degli stessi proponenti – è già stata praticamente definita dalla concessionaria. Tradotto: si interviene quando il treno è già partito. O meglio, quando la galleria si è già chiusa.
La cosa politicamente più interessante, e anche più imbarazzante, è proprio questa: il Consiglio regionale viene chiamato a “rafforzare il mandato” del Presidente nel confronto con la società concessionaria, quando le informazioni risultano già arrivate in fase avanzata e confermate in un incontro del 18 maggio. Cioè ieri. O quasi.
E allora la domanda è inevitabile: dov’era questo “mandato politico” prima?
Perché qui non si tratta di una semplice presa d’atto. Qui si prova a costruire una narrazione di intervento istituzionale forte, quando nei fatti la partita sembra già giocata.
E soprattutto, nel mezzo, c’è un silenzio che pesa come un macigno: quello dei rappresentanti della Regione nella SAV S.p.A.. Un silenzio che non è tecnico, ma politico. E che oggi diventa improvvisamente rumoroso proprio perché viene coperto da una risoluzione d’aula.
Perché se davvero il problema è così serio – impatto economico, traffico, collegamenti, imprese, residenti – allora le domande non possono arrivare solo alla fine del percorso. Devono stare dentro il percorso. Non fuori, a lavori praticamente assegnati.
La sensazione, invece, è quella di una politica che rincorre gli eventi e poi prova a rientrare in scena con una risoluzione che serve più a salvare la forma che a incidere sulla sostanza. Una sorta di comunicato rafforzato, più che un atto di indirizzo reale.
E anche il lessico usato – “sollecitare”, “valutare soluzioni”, “ridurre i disagi” – suona come una lista di buone intenzioni scritte quando le leve operative sono già altrove.
Nel frattempo, però, i disagi non sono un’ipotesi: sono una certezza. E le comunità locali, i sindaci, le imprese, quelli sì che sono già dentro il problema, non fuori a commentarlo.
Questa è forse la parte più politica della vicenda: la distanza tra chi decide e chi subisce gli effetti delle decisioni.
E allora il titolo non è solo una battuta amara. È una fotografia.
Perché quando la politica arriva dopo, non chiude la stalla. La trova già vuota.
A buoi scappati... si chiude la stalla
La résolution présentée hier au Conseil régional concernant les tunnels de Côte de Sorreley et de Signayes a un goût amer de politique qui arrive toujours trop tard. Trop tard pour les décisions. Trop tard pour les annonces. Trop tard pour les réunions techniques. Trop tard pour les confirmations. Trop tard pour tout.
Autrement dit : les chevaux sont déjà partis, et on ferme maintenant l’écurie.
Et dans ce cas précis, l’écurie, c’est la viabilité stratégique de la moyenne vallée, avec un chantier qui promet de lourdes perturbations et une gestion qui – selon les mêmes auteurs de la résolution – est déjà largement définie par le concessionnaire. Traduction simple : on intervient quand le train est déjà parti. Ou plutôt, quand le tunnel est déjà fermé.
Le point politiquement le plus intéressant, et aussi le plus gênant, est justement celui-ci : le Conseil régional est appelé à « renforcer le mandat » du Président dans le dialogue avec la société concessionnaire, alors que les informations semblent déjà être arrivées à un stade très avancé et confirmées lors de la réunion du 18 mai. C’est-à-dire hier. Ou presque.
Et la question devient inévitable : où était ce « mandat politique » avant ?
Car il ne s’agit pas ici d’une simple prise d’acte. On tente de construire un récit d’intervention institutionnelle forte, alors que, dans les faits, la partie semble déjà jouée.
Et surtout, au milieu de tout cela, il y a un silence qui pèse lourd : celui des représentants de la Région au sein de la SAV S.p.A.. Un silence qui n’est pas technique, mais politique. Et qui aujourd’hui devient soudain très bruyant précisément parce qu’il est recouvert par une résolution d’aula.
Car si le problème est réellement aussi sérieux – impact économique, trafic, liaisons, entreprises, habitants – alors les questions ne peuvent pas arriver seulement à la fin du processus. Elles doivent être au cœur du processus. Pas à côté, une fois les travaux pratiquement lancés.
La sensation, au contraire, est celle d’une politique qui court derrière les événements et tente ensuite de revenir en scène avec une résolution qui sert davantage à sauver la forme qu’à agir sur le fond. Une sorte de communiqué renforcé, plus qu’un véritable acte d’orientation.
Et même le vocabulaire utilisé – « solliciter », « évaluer des solutions », « réduire les désagréments » – ressemble à une liste de bonnes intentions rédigée lorsque les leviers réels sont déjà ailleurs.
Pendant ce temps, pourtant, les désagréments ne sont pas une hypothèse : ils sont une certitude. Et les communautés locales, les maires, les entreprises, eux, sont déjà dans le problème, pas en train de l’observer de loin.
C’est peut-être là la dimension la plus politique de l’affaire : la distance entre ceux qui décident et ceux qui subissent les décisions.
Et alors, le titre n’est pas seulement une formule amère. C’est une photographie.
Car lorsque la politique arrive trop tard, elle ne ferme pas l’écurie. Elle la trouve déjà vide.





