FEDE E RELIGIONI - 21 maggio 2026, 08:00

Leone XIV et Aram Ier : “Prions pour la paix au Liban et au Moyen-Orient”

Lors de l’audience générale en place Saint-Pierre, le pape a accueilli le catholicos de l’Église apostolique arménienne – Siège de Cilicie, réaffirmant l’importance du dialogue œcuménique et appelant à la paix dans une région encore marquée par la guerre et les violences

Leone XIV et Aram Ier : “Prions pour la paix au Liban et au Moyen-Orient”

La paix au Liban et au Moyen-Orient, le dialogue entre les Églises chrétiennes et le chemin vers une unité toujours plus profonde entre catholiques et orthodoxes orientaux ont été au cœur de la rencontre entre le pape Leone XIV et Aram I, ce mercredi 20 mai, lors de l’audience générale en place Saint-Pierre.

Le souverain pontife a adressé un appel fort en faveur de la paix dans une région “encore une fois déchirée par la violence et la guerre”, évoquant avec émotion le Liban, un pays qu’il a décrit comme “si cher” à son cœur. Déjà reçu lundi au Vatican pour une rencontre privée suivie d’un moment de prière dans la chapelle Urbain VIII du Palais apostolique, Aram Ier avait entendu le pape exprimer sa “profonde préoccupation” face aux menaces qui pèsent actuellement sur l’unité et l’intégrité du Liban.

Devant les fidèles réunis au Vatican, Leone XIV a renouvelé son appel : “Prions aussi pour la paix au Liban et au Moyen-Orient”. Une invocation simple mais lourde de sens, alors que la situation géopolitique de la région demeure extrêmement fragile.

La visite du catholicos arménien revêt également une forte portée œcuménique. Le pape a souligné que cette rencontre représente une nouvelle occasion de renforcer les liens déjà existants entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales, avec l’objectif d’avancer vers une “pleine communion”. À quelques jours de la Pentecôte, Leone XIV a souhaité que la présence d’Aram Ier à Rome constitue “une étape supplémentaire sur le chemin vers la pleine unité”.

Le pontife a aussi tenu à remercier personnellement le chef de l’Église apostolique arménienne pour son engagement constant en faveur du dialogue entre les Églises chrétiennes. “Je désire exprimer ma gratitude particulière pour votre engagement personnel inlassable en faveur de l’œcuménisme, spécialement pour le dialogue théologique international entre l’Église catholique et les Églises orthodoxes orientales”, a-t-il déclaré.

La rencontre a également été marquée par une forte dimension spirituelle et symbolique. Leone XIV a invoqué l’intercession de plusieurs grandes figures de la tradition arménienne : saint Grégoire l’Illuminateur, évangélisateur du peuple arménien, saint Grégoire de Narek, docteur de l’Église, ainsi que saint Nersès Shnorhali, ancien catholicos de Cilicie du XIIe siècle, que le pape a qualifié de “véritable pionnier de l’œcuménisme”. Son récent ajout au Martyrologe romain, a rappelé Leone XIV, représente “un signe supplémentaire de cet œcuménisme des saints qui unit déjà nos Églises”.

À la fin de l’audience générale, l’émotion s’est encore intensifiée lorsque les évêques arméniens apostoliques réunis autour du pape ont entonné deux chants traditionnels : “Cilicie” et “Des sommets sacrés et sublimes”, habituellement dédié au catholicos régnant.

Dans les derniers vers, les prélats ont adressé une invocation solennelle à Dieu pour protéger la “sainte Siège de Cilicie” et le patriarche Aram. Mais ils ont aussi ajouté une strophe spécialement consacrée au pape Leone XIV : “Protège, Seigneur, inébranlable la sainte Siège de Rome. Vive à jamais le Seigneur, le Seigneur pape Leone.” Une formule honorifique particulièrement significative, interprétée comme un geste de respect et de fraternité envers le pontife romain.

Dans un contexte international dominé par les tensions, les conflits et les divisions, cette rencontre entre Rome et l’Église apostolique arménienne apparaît ainsi comme un signe fort de dialogue, de prière commune et de volonté de rapprochement entre les différentes traditions chrétiennes.

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