Chez Nous - 02 maggio 2026, 08:00

De l’argent aussi pour les travailleurs

Soldi anche ai lavoratori

De l’argent aussi pour les travailleurs

C’è qualcosa di profondamente stonato in questo Primo Maggio. Mentre si celebrano – almeno a parole – il lavoro e la dignità dei lavoratori, le scelte politiche raccontano tutt’altra storia. Il governo guidato da Giorgia Meloni ha deciso di destinare nuove risorse alle imprese sotto forma di bonus e incentivi, lasciando ancora una volta ai margini proprio chi lavora ogni giorno, spesso con stipendi che non tengono il passo con il costo della vita.

Non è una questione ideologica, è una questione di equilibrio. Sostenere le imprese può avere un senso, ma solo se a valle di quel sostegno si produce redistribuzione, crescita dei salari, stabilità occupazionale. Invece il messaggio che passa è un altro: si continua a finanziare il sistema produttivo nella speranza – sempre più fragile – che qualcosa “sgoccioli” verso il basso. Nel frattempo, i lavoratori aspettano.

E poi c’è il capitolo casa. Dopo quattro anni di governo, arriva l’annuncio di un piano ambizioso: migliaia di nuovi alloggi in dieci anni. Una promessa che, letta così, suona quasi come una buona notizia. Ma inevitabilmente si porta dietro una domanda scomoda: cosa è stato fatto finora? Perché aspettare così a lungo per mettere mano a una delle emergenze sociali più evidenti del Paese?

Il problema non è solo nei contenuti, ma nei tempi. Manca più di un anno alle elezioni politiche del 2027, e il centrodestra sembra già entrato in modalità campagna elettorale. Annunci, progetti, visioni a lungo termine: tutto legittimo, per carità. Ma quando questi arrivano dopo anni di immobilismo o interventi parziali, il rischio è che vengano percepiti per quello che sono: promesse.

Il punto è che nel frattempo la realtà corre. Gli affitti aumentano, i mutui restano difficili da sostenere, i salari sono fermi. E il lavoro – quello vero, quotidiano – continua a essere il grande assente nelle politiche redistributive. Si parla di crescita, ma non di chi quella crescita dovrebbe viverla sulla propria pelle.

Questo Primo Maggio, allora, dovrebbe servire a rimettere al centro una questione semplice: senza lavoratori non c’è economia. Senza salari adeguati non c’è domanda interna. Senza stabilità non c’è futuro. Continuare a investire solo su un lato della bilancia rischia di renderla sempre più instabile.

E forse il dato politico più interessante è proprio questo: gli italiani stanno cambiando. Sono più attenti, più disincantati, meno disponibili a credere a promesse diluite nel tempo. Non basta più annunciare, bisogna dimostrare. Non basta più promettere, bisogna aver già fatto.

Perché se c’è una cosa che questo Paese ha imparato, è che le parole – da sole – non pagano le bollette. E nemmeno l’affitto.

Soldi anche ai lavoratori

Il y a quelque chose de profondément dissonant dans ce Premier Mai. Alors que l’on célèbre – au moins en paroles – le travail et la dignité des travailleurs, les choix politiques racontent une tout autre histoire. Le gouvernement dirigé par Giorgia Meloni a décidé d’allouer de nouvelles ressources aux entreprises sous forme de bonus et d’incitations, laissant une fois de plus en marge ceux qui travaillent chaque jour, souvent avec des salaires qui ne suivent pas le coût de la vie.

Ce n’est pas une question idéologique, c’est une question d’équilibre. Soutenir les entreprises peut avoir du sens, mais seulement si, en aval de ce soutien, on produit de la redistribution, une hausse des salaires et une stabilité de l’emploi. Or, le message qui passe est tout autre : on continue de financer le système productif dans l’espoir – de plus en plus fragile – que quelque chose « ruisselle » vers le bas. Pendant ce temps, les travailleurs attendent.

Et puis il y a le chapitre du logement. Après quatre années de gouvernement, arrive l’annonce d’un plan ambitieux : des milliers de nouveaux logements en dix ans. Une promesse qui, ainsi formulée, ressemble presque à une bonne nouvelle. Mais elle entraîne inévitablement une question dérangeante : qu’a-t-on fait jusqu’à présent ? Pourquoi avoir attendu si longtemps pour s’attaquer à l’une des urgences sociales les plus évidentes du pays ?

Le problème ne réside pas seulement dans le contenu, mais aussi dans le timing. Il reste un peu plus d’un an avant les élections politiques de 2027, et le centre droit semble déjà entré en mode campagne électorale. Annonces, projets, visions à long terme : tout cela est légitime, bien sûr. Mais lorsque ces initiatives arrivent après des années d’immobilisme ou d’interventions partielles, le risque est qu’elles soient perçues pour ce qu’elles sont : des promesses.

Pendant ce temps, la réalité avance. Les loyers augmentent, les crédits immobiliers restent difficiles à soutenir, les salaires stagnent. Et le travail – le vrai, celui du quotidien – continue d’être le grand absent des politiques de redistribution. On parle de croissance, mais pas de ceux qui devraient la vivre concrètement.

Ce Premier Mai devrait alors servir à remettre au centre une question simple : sans travailleurs, il n’y a pas d’économie. Sans salaires adéquats, il n’y a pas de demande intérieure. Sans stabilité, il n’y a pas d’avenir. Continuer à investir sur un seul côté de la balance risque de la rendre toujours plus instable.

Et peut-être que le fait politique le plus intéressant est justement celui-ci : les Italiens changent. Ils sont plus attentifs, plus désabusés, moins enclins à croire à des promesses étalées dans le temps. Annoncer ne suffit plus, il faut démontrer. Promettre ne suffit plus, il faut avoir déjà agi.

Car s’il y a une chose que ce pays a apprise, c’est que les mots, à eux seuls, ne paient pas les factures. Ni même le loyer.

piero.minuzzo@gmail.com

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