Chez Nous - 01 maggio 2026, 08:00

Les comptes de la Région

I conti della Regione

Les comptes de la Région

I conti della Regione

Avanzo record, spesa corrente ancora dominante e numeri che migliorano sulla carta: dietro la narrazione della Giunta si intravedono le solite contraddizioni di una finanza pubblica che fatica a trasformare risorse in sviluppo reale.

C’è sempre un momento, nei comunicati della Giunta regionale, in cui i numeri sembrano raccontare una storia perfetta. Il rendiconto 2025 non fa eccezione: avanzo robusto, entrate in crescita, capacità di spesa in miglioramento. Tutto torna. Forse troppo.

Partiamo dal dato che più colpisce: 461,8 milioni di euro di risultato di amministrazione, che diventano 268 milioni di avanzo disponibile. Una cifra enorme per una realtà come la Valle d’Aosta, che viene presentata come una sorta di tesoretto pronto a finanziare investimenti futuri.

Ma è proprio qui che si annida la prima contraddizione. Se esiste un avanzo così consistente, viene spontaneo chiedersi: perché quelle risorse non sono già state trasformate in opere, servizi, sviluppo? L’avanzo, in finanza pubblica, non è solo virtù. Spesso è anche il segno di una difficoltà a spendere bene e in tempo.

La risposta implicita della Giunta regionale è nel rinvio: tutto sarà deciso con la prossima legge di assestamento. Tradotto: i soldi ci sono, ma la politica deve ancora scegliere cosa farne. E nel frattempo restano fermi.

Anche sul fronte delle entrate il tono è rassicurante: 1,772 miliardi di euro, con una crescita dell’1%. Un incremento modesto, quasi fisiologico, che però viene inserito in una narrazione di stabilità.

Il punto è che una crescita così contenuta, in un contesto di inflazione e di bisogni crescenti, equivale di fatto a una stagnazione. Altro che espansione.

Poi c’è il grande nodo, quello strutturale: la composizione della spesa.

La spesa corrente pesa ancora per il 75,69% del bilancio. È vero, scende rispetto al 79,78% dell’anno precedente. Ma resta dominante. Tre quarti delle risorse pubbliche vengono assorbite dal funzionamento della macchina: personale, servizi, trasferimenti.

Gli investimenti, invece, si fermano al 18,69%. E qui la domanda diventa inevitabile: può una Regione che ambisce a programmare il futuro permettersi di destinare meno di un quinto delle risorse allo sviluppo?

La sensazione è quella di un sistema che si autoalimenta, più impegnato a sostenere sé stesso che a trasformarsi.

La Giunta regionale rivendica anche un miglioramento nella capacità di spesa: il rapporto tra impegni e risorse cresce, e soprattutto i pagamenti arrivano all’89,94% delle somme impegnate.

Un dato positivo, certo. Ma anche qui bisogna leggere tra le righe. Pagare di più e meglio è un segnale di efficienza amministrativa, non necessariamente di efficacia politica. Si può essere impeccabili nei pagamenti e poco incisivi nelle scelte.

Infine, c’è il tema più sottile ma decisivo: la qualità della spesa.

Nel comunicato non c’è traccia di priorità, di visione, di indirizzo politico. Si parla di equilibri, di percentuali, di indicatori. Tutto corretto, tutto necessario. Ma manca il racconto di dove si vuole andare.

E allora l’avanzo da 268 milioni di euro rischia di diventare un simbolo ambiguo: da un lato solidità finanziaria, dall’altro occasione mancata.

In conclusione i conti della Regione stanno in piedi. Nessuno lo mette in discussione. Ma stare in piedi non basta più.

Perché tra numeri in ordine e territorio che cambia, tra bilanci virtuosi e bisogni reali, la distanza resta. E finché quell’avanzo continuerà a crescere più delle opportunità, il dubbio rimarrà sempre lo stesso: la Regione risparmia… o rinvia?

I conti della Regione

Excédent record, dépenses courantes toujours dominantes et des chiffres qui s’améliorent sur le papier : derrière le récit de la Giunta apparaissent les contradictions habituelles d’une finance publique qui peine à transformer les ressources en développement réel.

Il y a toujours un moment, dans les communiqués du gouvernement régional, où les chiffres semblent raconter une histoire parfaite. Le compte administratif 2025 ne fait pas exception : excédent solide, recettes en hausse, capacité de dépense en amélioration. Tout s’emboîte. Peut-être trop.

Partons du chiffre le plus frappant : 461,8 millions d’euros de résultat d’administration, qui deviennent 268 millions d’excédent disponible. Une somme énorme pour une réalité comme la Vallée d’Aoste, présentée comme une sorte de trésor prêt à financer de futurs investissements.

Mais c’est précisément ici que se niche la première contradiction. S’il existe un excédent aussi important, une question s’impose : pourquoi ces ressources n’ont-elles pas déjà été transformées en infrastructures, en services, en développement ? En finances publiques, l’excédent n’est pas seulement une vertu. Il est souvent aussi le signe d’une difficulté à dépenser bien et à temps.

La réponse implicite de la Giunta régionale réside dans le report : tout sera décidé avec la prochaine loi d’ajustement. Traduction : l’argent est là, mais la politique doit encore décider quoi en faire. Et, en attendant, il reste immobilisé.

Du côté des recettes aussi, le ton se veut rassurant : 1,772 milliard d’euros, avec une croissance de 1 %. Une augmentation modeste, presque physiologique, qui s’inscrit pourtant dans un récit de stabilité.

Le problème est qu’une croissance aussi limitée, dans un contexte d’inflation et de besoins croissants, équivaut de fait à une stagnation. Loin de toute expansion.

Puis il y a le grand nœud, celui qui est structurel : la composition des dépenses.

Les dépenses courantes représentent encore 75,69 % du budget. Certes, elles diminuent par rapport aux 79,78 % de l’année précédente. Mais elles restent dominantes. Les trois quarts des ressources publiques sont absorbés par le fonctionnement de la machine : personnel, services, transferts.

Les investissements, eux, s’arrêtent à 18,69 %. Et là, la question devient inévitable : une Région qui ambitionne de planifier l’avenir peut-elle se permettre de consacrer moins d’un cinquième de ses ressources au développement ?

L’impression est celle d’un système qui s’autoalimente, davantage occupé à se soutenir lui-même qu’à se transformer.

La Giunta régionale revendique aussi une amélioration de la capacité de dépense : le rapport entre engagements et ressources augmente, et surtout les paiements atteignent 89,94 % des sommes engagées.

Un chiffre positif, certes. Mais là encore, il faut lire entre les lignes. Payer davantage et mieux est un signe d’efficacité administrative, pas nécessairement d’efficacité politique. On peut être irréprochable dans les paiements et peu incisif dans les choix.

Enfin, il y a le thème le plus subtil mais décisif : la qualité de la dépense.

Dans le communiqué, il n’y a aucune trace de priorités, de vision, de ligne politique. On parle d’équilibres, de pourcentages, d’indicateurs. Tout est correct, tout est nécessaire. Mais il manque le récit de la direction à prendre.

Ainsi, l’excédent de 268 millions d’euros risque de devenir un symbole ambigu : d’un côté, la solidité financière ; de l’autre, une occasion manquée.

En conclusion, les comptes de la Région tiennent debout. Personne ne le conteste. Mais tenir debout ne suffit plus.

Car entre des chiffres en ordre et un territoire qui change, entre des budgets vertueux et des besoins réels, la distance demeure. Et tant que cet excédent continuera de croître plus vite que les opportunités, le doute restera toujours le même : la Région épargne… ou elle reporte ?

piero.minuzzo@gmail.com

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