Gallerie di Sorreley, disagi infiniti e soluzioni ignorate. Mentre in Valle d’Aosta si chiude e si devia, altrove si lavora di notte per non bloccare territori interi. Dall’Aspromonte al Vallese, esempi concreti dimostrano che un’altra gestione è possibile. Qui, semplicemente, non la si è voluta.
C’è un momento in cui il dibattito deve finire e iniziano le responsabilità. Sulla vicenda delle gallerie di Sorreley, quel momento è già passato da un pezzo.
Per mesi abbiamo assistito al solito copione: chiusure, disagi, proteste, rassicurazioni vaghe e un rimpallo di competenze tra Regione e SAV. Nel frattempo, cittadini, lavoratori e imprese continuano a pagare il prezzo più alto, intrappolati in una gestione che appare più difensiva che risolutiva.
Eppure le soluzioni esistono. E non bisogna nemmeno andare troppo lontano per trovarle.
Abbiamo già citato il caso del Vallese, dove interventi complessi su infrastrutture alpine sono stati gestiti con programmazione, comunicazione chiara e – soprattutto – con l’obiettivo di ridurre al minimo l’impatto sulla vita quotidiana. Non perfetti, certo. Ma concreti.
Ora aggiungiamo un altro esempio. E stavolta arriva da una terra che troppo spesso, a torto, viene considerata periferica: la Calabria.
Sulla SS 682 “Jonio Tirreno”, l’arteria che attraversa l’Aspromonte collegando Rosarno a Gioiosa Ionica, Anas ha appena concluso i lavori nella galleria Limina. Non solo li ha conclusi: lo ha fatto in anticipo.
Un anno e mezzo di cantiere, ma con una scelta precisa: lavorare di notte. Per minimizzare l’impatto sul traffico, garantire la fruibilità dell’infrastruttura e non paralizzare un territorio intero.
Risultato: niente chiusure prolungate diurne, niente isolamento di comunità, niente economia locale messa in ginocchio. E persino la rimozione anticipata dei semafori e delle strettoie, con riapertura completa durante le festività natalizie. Non promesse: fatti.
E allora la domanda è semplice, quasi brutale: perché in Valle d’Aosta questo non è stato possibile?
Perché sulle gallerie di Sorreley non si è adottato lo stesso principio operativo? Perché non si è imposto – sì, imposto – un’organizzazione dei lavori capace di conciliare sicurezza e continuità del traffico?
Non si venga a dire che “qui è diverso”. Anche l’Aspromonte è un territorio complesso. Anche lì ci sono vincoli tecnici, geologici, logistici. Ma la differenza la fa la volontà gestionale, non la montagna.
Qui, invece, si ha l’impressione che si sia scelta la via più semplice per chi gestisce e più pesante per chi subisce: chiudere, limitare, deviare. Scaricare il problema sugli utenti.
La verità è che manca un cambio di paradigma.
Serve una regia politica forte, capace di dire alla SAV che l’autostrada non è un recinto privato, ma un’infrastruttura vitale per una regione intera. Serve una Regione che non si limiti a prendere atto, ma che pretenda soluzioni operative all’altezza.
Perché le alternative esistono: lavori notturni, cantieri modulati, aperture programmate, comunicazione trasparente e tempestiva.
Non è fantascienza. È quello che è stato fatto in Calabria. È quello che si fa in Svizzera. È quello che qui, semplicemente, non si è voluto fare.
E allora sì, copiamo. Senza vergogna.
Copiamo dal Vallese, che sa gestire la montagna.
Copiamo dalla Calabria, che ha dimostrato di saper gestire un cantiere complesso senza bloccare un territorio.
Perché il punto non è l’orgoglio. Il punto è smettere di prendere in giro i valdostani.
E soprattutto smettere di dire che non si può fare.
La SAV e la Regione copino dalla Calabria
Alors qu’en Vallée d’Aoste on ferme et on dévie, ailleurs on travaille de nuit pour ne pas bloquer des territoires entiers. De l’Aspromonte au Valais, des exemples concrets montrent qu’une autre gestion est possible. Ici, tout simplement, on n’a pas voulu.
Il arrive un moment où le débat doit cesser et où commencent les responsabilités. Dans le dossier des tunnels de Sorreley, ce moment est passé depuis longtemps.
Pendant des mois, nous avons assisté au même scénario : fermetures, désagréments, protestations, assurances vagues et renvoi des responsabilités entre la Région et la SAV. Pendant ce temps, citoyens, travailleurs et entreprises continuent de payer le prix le plus élevé, prisonniers d’une gestion plus défensive que réellement efficace.
Et pourtant, des solutions existent. Et il n’est même pas nécessaire d’aller bien loin pour les trouver.
Nous avons déjà cité le cas du Valais, où des interventions complexes sur des infrastructures alpines ont été gérées avec planification, communication claire et, surtout, avec l’objectif de réduire au minimum l’impact sur la vie quotidienne. Pas parfait, certes. Mais concret.
Ajoutons maintenant un autre exemple. Et cette fois, il vient d’un territoire trop souvent, à tort, considéré comme périphérique : la Calabre.
Sur la SS 682 « Jonio Tirreno », l’axe qui traverse l’Aspromonte en reliant Rosarno à Gioiosa Ionica, l’Anas a récemment achevé les travaux dans le tunnel de Limina. Non seulement ils ont été achevés, mais ils l’ont été en avance.
Un an et demi de chantier, avec un choix précis : travailler de nuit. Pour quoi faire ? Minimiser l’impact sur le trafic, garantir l’utilisation de l’infrastructure et ne pas paralyser un territoire entier.
Le résultat est évident : pas de fermetures prolongées en journée, pas d’isolement des communautés, pas d’économie locale mise à genoux. Et même la suppression anticipée des feux de signalisation et des rétrécissements, avec une réouverture complète pendant les fêtes de Noël. Pas des promesses : des faits.
La question est alors simple, presque brutale : pourquoi cela n’a-t-il pas été possible en Vallée d’Aoste ?
Pourquoi, dans les tunnels de Sorreley, n’a-t-on pas adopté le même principe opérationnel ? Pourquoi n’a-t-on pas imposé – oui, imposé – une organisation des travaux capable de concilier sécurité et continuité du trafic ?
Qu’on ne vienne pas dire que « ici, c’est différent ». L’Aspromonte aussi est un territoire complexe, avec des contraintes techniques, géologiques et logistiques. Mais la différence, c’est la volonté de gestion, pas la montagne.
Ici, au contraire, on a le sentiment que l’on a choisi la solution la plus simple pour ceux qui gèrent et la plus lourde pour ceux qui subissent : fermer, limiter, dévier. Faire porter le problème aux usagers.
La vérité, c’est qu’il manque un changement de paradigme.
Il faut une direction politique forte, capable de dire à la SAV que l’autoroute n’est pas un enclos privé, mais une infrastructure vitale pour toute une région. Il faut une Région qui ne se contente pas de constater, mais qui exige des solutions opérationnelles à la hauteur.
Car les alternatives existent : travaux de nuit, chantiers modulés, ouvertures programmées, communication transparente et en temps utile.
Ce n’est pas de la science-fiction. C’est ce qui a été fait en Calabre. C’est ce qui se fait en Suisse. C’est ce qui, ici, tout simplement, n’a pas été voulu.
Alors oui, copions. Sans honte.
Copions le Valais, qui sait gérer la montagne.
Copions la Calabre, qui a démontré qu’il est possible de gérer un chantier complexe sans bloquer un territoire.
Car la question n’est pas l’orgueil. La question est d’arrêter de se moquer des Valdôtains.
Et surtout d’arrêter de dire que ce n’est pas possible.





