Mentre in Valle d’Aosta si chiudono gallerie per mesi con pesanti ricadute sul traffico e sull’economia, in Vallese si pianificano interventi analoghi limitando i disagi. Un confronto che solleva più di una domanda sulle scelte della SAV e della Regione.
C’è un confine, poco oltre il Gran San Bernardo, dove le cose – evidentemente – si fanno in modo diverso. E forse, senza troppi giri di parole, anche meglio.
Perché mentre in Valle d’Aosta si discute, tra polemiche e disagi annunciati, della chiusura per mesi delle gallerie di Sorreley decisa dalla SAV – società partecipata anche dalla Regione – in Vallese si prepara un intervento analogo con un approccio completamente diverso. Più pragmatico, più attento, soprattutto meno impattante per cittadini e imprese.
Il caso è quello del tunnel del Mont-Chemin, a Martigny. Un’infrastruttura strategica, lunga 1,8 chilometri, che svolge una funzione molto simile a quella delle nostre gallerie: smaltire il traffico, alleggerire i centri urbani, garantire collegamenti fluidi verso Francia e Italia. Anche lì, come da noi, si tratta di intervenire su sicurezza, impianti e struttura. Nulla di straordinario. Manutenzione necessaria, certo. Ma è il “come” che fa tutta la differenza.
L’Ufficio federale delle strade svizzero ha pianificato i lavori a partire dal 2028, ma soprattutto ha già chiarito un principio fondamentale: il tunnel resterà aperto durante il giorno e sarà chiuso solo di notte. Non solo. Le chiusure complete saranno limitate a pochi giorni e programmate nei periodi di minor traffico.
Tradotto: si interviene senza paralizzare il territorio.
E allora la domanda diventa inevitabile: perché in Valle d’Aosta no?
Perché qui la soluzione sembra sempre essere la più semplice sulla carta e la più pesante nella realtà? Chiudere tutto, per mesi, scaricando il problema su cittadini, pendolari, imprese e turismo. Come se il disagio fosse un effetto collaterale inevitabile, e non un elemento da governare.
Non è solo una questione tecnica. È una questione di approccio, di cultura amministrativa, di rispetto per il territorio.
In Vallese si parte da un presupposto: la strada deve continuare a vivere anche durante i lavori. Da noi, invece, si parte dal contrario: prima si chiude, poi si vedrà.
E qui la responsabilità non è solo della SAV. Perché dentro la SAV c’è anche la Regione. Ci sono rappresentanti pubblici, ci sono scelte politiche. E allora è legittimo chiedersi: qualcuno ha guardato cosa succede oltre confine? Qualcuno ha valutato modelli alternativi? Oppure si è deciso tutto dentro una stanza, con il solito schema già visto?
Perché il punto non è negare la necessità dei lavori. Nessuno lo mette in discussione. La sicurezza viene prima di tutto. Ma proprio per questo, dovrebbe essere affrontata con intelligenza e capacità organizzativa, non con soluzioni drastiche che rischiano di creare più problemi di quanti ne risolvano.
Chiudere per mesi un’infrastruttura strategica significa incidere sull’economia, sul turismo, sulla qualità della vita. Significa deviare traffico, aumentare tempi di percorrenza, creare disagi quotidiani. E tutto questo, nel 2026, senza nemmeno provare seriamente a ridurre l’impatto?
Il confronto con il Vallese è impietoso. Lì si pianifica. Qui si subisce.
E allora forse, prima di difendere a priori decisioni già prese, sarebbe il caso di fermarsi un attimo e guardare cosa fanno gli altri. Non per copiare, ma per imparare. Per capire che esistono alternative, che i lavori si possono fare senza bloccare tutto, che il territorio non è un dettaglio secondario.
“Imparare dal Vallese” non è uno slogan. È una necessità. Perché continuare a fare sempre le stesse scelte, aspettandosi risultati diversi, non è solo inefficiente. È, semplicemente, miope.
Imparare dal Vallese
Alors qu’en Vallée d’Aoste on ferme des tunnels pendant des mois avec de lourdes conséquences sur le trafic et l’économie, en Valais on planifie des interventions similaires en limitant les désagréments. Une comparaison qui soulève plus d’une question sur les choix de la SAV et de la Région.
Il existe une frontière, juste au-delà du Grand-Saint-Bernard, où les choses – manifestement – se font autrement. Et peut-être, sans trop de détours, mieux.
Car pendant qu’en Vallée d’Aoste on débat, entre polémiques et désagréments annoncés, de la fermeture pour plusieurs mois des tunnels de Sorreley décidée par la SAV – société à participation régionale –, en Valais on prépare une intervention analogue avec une approche totalement différente. Plus pragmatique, plus attentive, surtout moins impactante pour les citoyens et les entreprises.
Le cas est celui du tunnel du Mont-Chemin, à Martigny. Une infrastructure stratégique, longue de 1,8 kilomètre, qui remplit une fonction très similaire à celle de nos tunnels: absorber le trafic, soulager les centres urbains, garantir des liaisons fluides vers la France et l’Italie. Là aussi, comme chez nous, il s’agit d’intervenir sur la sécurité, les équipements et la structure. Rien d’exceptionnel. Un entretien nécessaire, certes. Mais c’est le «comment» qui fait toute la différence.
L’Office fédéral des routes a planifié les travaux à partir de 2028 et a surtout posé un principe fondamental: le tunnel restera ouvert pendant la journée et sera fermé uniquement la nuit. Mieux encore, les fermetures complètes seront limitées à quelques jours et programmées durant les périodes de faible trafic.
Traduction: on intervient sans paralyser le territoire.
La question devient alors inévitable: pourquoi pas en Vallée d’Aoste?
Pourquoi ici la solution semble-t-elle toujours être la plus simple sur le papier et la plus lourde dans la réalité? Tout fermer pendant des mois, en faisant peser les conséquences sur les citoyens, les pendulaires, les entreprises et le tourisme. Comme si les désagréments étaient un effet secondaire inévitable, et non un élément à gérer.
Ce n’est pas seulement une question technique. C’est une question d’approche, de culture administrative, de respect du territoire.
En Valais, on part d’un principe: la route doit continuer à vivre pendant les travaux. Chez nous, c’est l’inverse: on ferme d’abord, on verra ensuite.
Et ici, la responsabilité n’incombe pas seulement à la SAV. Car la Région en est aussi actionnaire. Il y a des représentants publics, des choix politiques. Il est donc légitime de se demander: quelqu’un a-t-il regardé ce qui se fait de l’autre côté de la frontière? Quelqu’un a-t-il évalué des modèles alternatifs? Ou bien tout a-t-il été décidé en vase clos, selon un schéma déjà vu?
Car il ne s’agit pas de nier la nécessité des travaux. Personne ne la conteste. La sécurité passe avant tout. Mais justement, elle devrait être abordée avec intelligence et capacité organisationnelle, non avec des solutions drastiques qui risquent de créer plus de problèmes qu’elles n’en résolvent.
Fermer pendant des mois une infrastructure stratégique, c’est impacter l’économie, le tourisme, la qualité de vie. C’est détourner le trafic, allonger les temps de parcours, générer des désagréments quotidiens. Et tout cela, en 2026, sans même tenter sérieusement d’en réduire l’impact?
La comparaison avec le Valais est sans appel. Là-bas, on planifie. Ici, on subit.
Alors, avant de défendre à tout prix des décisions déjà prises, il serait peut-être temps de s’arrêter un instant et de regarder ce que font les autres. Non pas pour copier, mais pour apprendre. Pour comprendre qu’il existe des alternatives, que les travaux peuvent être réalisés sans tout bloquer, que le territoire n’est pas un détail secondaire.
«Apprendre du Valais» n’est pas un slogan. C’est une nécessité.
Car continuer à faire toujours les mêmes choix en espérant des résultats différents n’est pas seulement inefficace. C’est, tout simplement, faire preuve de myopie.





