Chez Nous - 20 aprile 2026, 08:00

Choisir la vie

Scegliere la vita

Choisir la vie

C’è una parola che oggi sembra quasi fuori moda, come se appartenesse a un’altra epoca: vita. Non la vita biologica, non il semplice battito del cuore, ma la vita come scelta, come atto consapevole, come direzione.

Negli stessi giorni in cui si riapre il dibattito sul fine vita, con campagne, raccolte firme e richieste di regolamentazione dell’eutanasia, arrivano notizie che fanno gelare il sangue: neonati abbandonati, a volte uccisi, quando a pochi metri esistono le cosiddette “culle per la vita”. Luoghi discreti, anonimi, pensati proprio per evitare il peggio. Eppure non bastano.

È qui che il tema smette di essere solo giuridico e diventa, inevitabilmente, culturale.

“Scegliere la vita” non è uno slogan da esibire nelle manifestazioni. È una postura, un orientamento profondo. Significa riconoscere che la vita – anche quando fragile, indesiderata, imperfetta, dolorosa – ha un valore che precede ogni decisione individuale. E dirlo oggi richiede quasi coraggio.

Io non nascondo la mia posizione: sono contrario all’eutanasia. Lo sono per formazione, per convinzione, anche per fede. Ma ridurre tutto a una questione religiosa sarebbe un errore. Qui non si tratta solo di credere o non credere. Si tratta di capire che tipo di società vogliamo diventare.

Una società che accompagna o una società che interrompe?
Una società che sostiene o una che, di fronte al dolore, offre come soluzione la fine?

E attenzione: questo non significa criminalizzare chi sceglie l’eutanasia. Sarebbe troppo facile, e anche profondamente ingiusto. Dietro certe scelte ci sono storie di sofferenza estrema, solitudini radicali, paure che chi non le vive fatica perfino a immaginare. Non è con il giudizio che si risponde a queste situazioni.

Ma proprio per questo la risposta non può essere solo tecnica o normativa. Non basta una legge, in un senso o nell’altro. Serve una cultura.

Perché tra il neonato lasciato morire e il malato che chiede di morire c’è un filo sottile, ma reale: è il valore che attribuiamo alla vita quando diventa scomoda, fragile, dipendente dagli altri.

Se la vita vale solo quando è autonoma, efficiente, desiderata, allora quel filo si spezza. E a quel punto tutto diventa negoziabile.

Le “culle per la vita” sono un simbolo potente. Dicono una cosa semplice: anche quando non ce la fai, quando non puoi, quando ti sembra impossibile, esiste un’alternativa alla morte. Qualcuno che accoglie, che si fa carico, che dice: lascia qui, ci penso io.

Forse è proprio questa l’immagine che manca nel dibattito sul fine vita. Non una contrapposizione ideologica, ma la costruzione di alternative reali: cure palliative accessibili, accompagnamento umano, presenza. Non accanimento terapeutico, ma nemmeno scorciatoie definitive.

“Scegliere la vita” allora diventa un titolo di merito, sì. Ma non nel senso moralistico del termine. Non come medaglia da appuntarsi al petto. Piuttosto come responsabilità collettiva.

Perché nessuno sceglie davvero la vita da solo.

La si sceglie quando c’è qualcuno che la rende ancora, in qualche modo, possibile.

Scegliere la vita

Il y a un mot qui, aujourd’hui, semble presque démodé, comme s’il appartenait à une autre époque : la vie. Non pas la vie biologique, ni le simple battement du cœur, mais la vie comme choix, comme acte conscient, comme direction.

Au moment même où le débat sur la fin de vie se rouvre, avec des campagnes, des collectes de signatures et des demandes de réglementation de l’euthanasie, des nouvelles surgissent qui glacent le sang : des nouveau-nés abandonnés, parfois tués, alors qu’à quelques mètres existent les « berceaux pour la vie ». Des lieux discrets, anonymes, pensés précisément pour éviter le pire. Et pourtant, cela ne suffit pas.

C’est ici que la question cesse d’être uniquement juridique pour devenir, inévitablement, culturelle.

« Choisir la vie » n’est pas un slogan à brandir dans les manifestations. C’est une posture, une orientation profonde. Cela signifie reconnaître que la vie – même lorsqu’elle est fragile, non désirée, imparfaite, douloureuse – possède une valeur qui précède toute décision individuelle. Et le dire aujourd’hui demande presque du courage.

Je ne cache pas ma position : je suis opposé à l’euthanasie. Je le suis par formation, par conviction, aussi par foi. Mais réduire tout cela à une question religieuse serait une erreur. Il ne s’agit pas seulement de croire ou de ne pas croire. Il s’agit de comprendre quel type de société nous voulons devenir.

Une société qui accompagne ou une société qui interrompt ?
Une société qui soutient ou une société qui, face à la douleur, propose la fin comme solution ?

Et attention : cela ne signifie pas criminaliser ceux qui choisissent l’euthanasie. Ce serait trop facile, et profondément injuste. Derrière certains choix, il y a des histoires de souffrance extrême, des solitudes radicales, des peurs que ceux qui ne les vivent pas ont même du mal à imaginer. Ce n’est pas par le jugement que l’on répond à ces situations.

Mais justement pour cette raison, la réponse ne peut pas être uniquement technique ou normative. Une loi ne suffit pas, dans un sens ou dans l’autre. Il faut une culture.

Car entre le nouveau-né laissé mourir et le malade qui demande à mourir, il existe un fil ténu mais réel : c’est la valeur que nous attribuons à la vie lorsqu’elle devient inconfortable, fragile, dépendante des autres.

Si la vie ne vaut que lorsqu’elle est autonome, efficace, désirée, alors ce fil se rompt. Et à partir de là, tout devient négociable.

Les « berceaux pour la vie » sont un symbole puissant. Ils disent une chose simple : même lorsque tu n’y arrives pas, lorsque tu ne peux pas, lorsque tout semble impossible, il existe une alternative à la mort. Quelqu’un qui accueille, qui prend en charge, qui dit : laisse-le ici, je m’en occupe.

C’est peut-être précisément cette image qui manque dans le débat sur la fin de vie. Non pas une opposition idéologique, mais la construction d’alternatives réelles : des soins palliatifs accessibles, un accompagnement humain, une présence. Ni acharnement thérapeutique, ni raccourcis définitifs.

« Choisir la vie » devient alors un titre de mérite, oui. Mais pas dans un sens moraliste. Pas comme une médaille à accrocher à sa poitrine. Plutôt comme une responsabilité collective.

Parce que personne ne choisit vraiment la vie tout seul.

On la choisit lorsqu’il y a quelqu’un qui la rend encore, d’une manière ou d’une autre, possible.

piero.minuzzo@gmail.com

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