Chez Nous - 13 aprile 2026, 08:00

…Et deux

...E due

…Et deux

Quando la politica si mette a fare il tifo per i “forti”, poi rischia di restare con il conto in mano. E in questo caso il conto è politico, simbolico e pure piuttosto rumoroso.

Perché nel giro di quindici giorni qualcosa si è incrinato. Prima il passaggio referendario, con letture diverse ma comunque poco incoraggianti per chi pensava di poter cavalcare l’onda del consenso senza scossoni. Poi la partita ungherese, dove il campo politico vicino a Viktor Orbán – sostenuto con una certa simpatia pubblica da figure come Giorgia Meloni e Matteo Salvini – ha mostrato crepe, contraddizioni, e soprattutto una realtà meno compatta di quanto certi racconti sovranisti lascino intendere.

Ed è qui che nasce il sottotesto di questi giorni: due “sberle”, politiche ovviamente, che non sono solo episodi isolati ma segnali. Segnali che il vento non è più così lineare per chi ha costruito una narrazione tutta basata su identità forti, confini rigidi e leadership “muscolari”.

Il punto vero però è più grande della cronaca elettorale. È geopolitico. E riguarda l’asse che per anni ha alimentato una certa narrazione sovranista: da una parte Donald Trump, dall’altra Vladimir Putin, con tutto il portato di conflitti, tensioni e guerre che hanno ridisegnato il mondo.

Perché mentre si discute di slogan, consenso e propaganda, la realtà continua a presentare il conto più pesante: guerre in corso, equilibri internazionali saltati, e soprattutto un bilancio umano che non può essere ridotto a statistica. milioni di morti, bambini, civili, donne vittime di violenze, comunità spezzate. Questo è il prezzo reale che le grandi fratture geopolitiche stanno producendo.

In questo scenario, l’idea che il sovranismo sia una traiettoria in ascesa e inevitabile comincia a scricchiolare. Non perché sparisca domani mattina, ma perché entra in una fase diversa: meno espansiva, più difensiva, più esposta agli urti della realtà.

E allora le difficoltà politiche di leader come Meloni e Salvini, legati – ciascuno a modo suo – a quella galassia di riferimenti internazionali, non sono episodi casuali. Sono campanelli. Piccoli, ma insistenti.

Forse non è ancora una caduta. Ma di certo non è più la salita sicura di qualche anno fa. È una strada in salita sì, ma con il fondo che comincia a cedere sotto i piedi.

E quando la narrazione smette di essere più forte dei fatti, la politica deve fare una scelta: cambiare passo oppure continuare a correre su un terreno che non regge più.

…E due

Quand la politique s’entête à lire le monde uniquement à travers les prismes de l’identité et de la force, elle finit tôt ou tard par se heurter au mur des faits. Et parfois, ce mur surgit d’un seul coup, avec une certaine brutalité.

Hier en Hongrie, un tournant important s’est produit : la défaite électorale du bloc lié à Viktor Orbán, une figure qui, pendant des années, a été présentée comme un modèle politique et un point de référence explicite ou implicite pour une partie du souverainisme européen, y compris des cercles proches de Giorgia Meloni et Matteo Salvini. Ce n’est pas un détail, mais un signal politique qui s’ajoute à un climat déjà tendu.

Ainsi, en peu de temps, le tableau devient moins linéaire que celui décrit dans les discours et les récits politiques : après des difficultés et des lectures peu triomphales au niveau européen, ce passage hongrois apparaît comme un revers pour l’idée d’un “bloc souverainiste” compact et homogène.

Deux coups rapprochés, politiquement parlant. Deux secousses qui ne font pas s’effondrer un édifice à elles seules, mais qui fissurent la surface lisse du récit.

Le point central ne se limite pourtant pas à Orbán. Il concerne tout un système de références qui, ces dernières années, a nourri une certaine vision du monde : d’un côté Donald Trump, de l’autre Vladimir Poutine, avec tout ce que cela a impliqué en termes de polarisation mondiale et de conflits ouverts. Un schéma qui promettait l’ordre par la force, l’identité par la fermeture, la stabilité par la confrontation.

La réalité, elle, a présenté une facture différente. Et surtout bien plus lourde.

Car pendant que la politique débat d’étiquettes, le monde continue de produire des conséquences concrètes : des guerres qui ne s’arrêtent pas, des équilibres internationaux fragilisés, et surtout un coût humain impossible à banaliser. des millions de morts, des enfants, des civils, des femmes victimes de violences, des populations entières broyées par les conflits. C’est la face que rien ne parvient vraiment à adoucir.

Dans ce contexte, les difficultés croissantes de dirigeants comme Meloni et Salvini, souvent associés — de manière directe ou indirecte — à cet univers souverainiste européen, ne relèvent pas du hasard. Elles s’inscrivent dans une évolution plus large : un consensus supposé solide commence à se fissurer, et les alliances symboliques ne produisent plus les mêmes effets d’entraînement.

Ce n’est peut-être pas une chute. Mais c’est clairement une phase différente. Moins expansive, plus défensive, plus exposée au jugement des électeurs et surtout à la réalité des faits.

Et lorsque la réalité cesse de se plier au récit, la politique n’a plus beaucoup d’options : soit elle change de langage, soit elle continue d’avancer sur un terrain qui n’est plus aussi solide qu’avant.

piero.minuzzo@gmail.com

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