Chez Nous - 21 marzo 2026, 08:00

Accises et justice

Accise e giustizia

Accises et justice

Mentre il costo della vita sale e gli italiani fanno i conti con stipendi fermi e bollette in aumento, il dibattito politico si concentra sulla magistratura. Una distanza sempre più evidente tra priorità del Paese reale e agenda del Governo.

C’è una parola che gli italiani conoscono fin troppo bene: accise. Non è solo una voce tecnica nelle tabelle dei carburanti, ma il simbolo di un peso che non diminuisce mai. Anzi, cresce. Silenziosamente, costantemente.

E mentre il pieno costa sempre di più, mentre fare la spesa è diventato un esercizio di rinuncia quotidiana, mentre famiglie e imprese stringono la cinghia, la sensazione è che il baricentro della politica si sia spostato altrove. Lontano.

Il Governo guidato da Giorgia Meloni sembra infatti più concentrato su una partita tutta interna ai palazzi: la riforma della giustizia, il rapporto con la magistratura, gli equilibri tra poteri dello Stato. Temi importanti, certo. Ma la domanda resta sospesa: sono davvero queste, oggi, le urgenze degli italiani?

Nel frattempo, il quadro politico si appesantisce anche sul piano etico. Le vicende che coinvolgono la ministra Daniela Santanchè e il sottosegretario Andrea Delmastro Delle Vedove pongono interrogativi che vanno oltre il merito giudiziario. Tocca la responsabilità politica, il senso delle istituzioni, il rapporto tra incarichi pubblici e opportunità.

In altri momenti della storia repubblicana, situazioni simili avrebbero aperto riflessioni più profonde, forse anche scelte conseguenti. Oggi, invece, sembrano scivolare via dentro una normalizzazione che rischia di diventare abitudine.

Ed è qui che si apre una frattura. Non ideologica, ma concreta. Tra chi governa e chi vive ogni giorno il peso delle decisioni – o delle non decisioni. Perché mentre si discute di assetti istituzionali, fuori dai palazzi si fanno i conti con salari che non tengono il passo, con servizi che arrancano, con un costo della vita che continua a salire.

Le accise, in questo senso, sono molto più di una tassa: sono il termometro di una distanza. Tra promesse e realtà. Tra narrazione e quotidianità.

La politica, quando perde il contatto con le priorità reali, rischia di parlare a sé stessa. E quando succede, il problema non è solo economico o istituzionale: diventa democratico.

Perché una domanda, prima o poi, torna sempre. Ed è la più semplice di tutte: a chi sta davvero parlando il potere?

Accises et justice

Alors que le coût de la vie augmente et que les Italiens doivent faire face à des salaires stagnants et à des factures en hausse, le débat politique se concentre sur la magistrature. Une distance de plus en plus évidente entre les priorités du pays réel et l’agenda du gouvernement.

Il y a un mot que les Italiens connaissent trop bien : les accises. Ce n’est pas seulement une ligne technique dans les tableaux des carburants, mais le symbole d’un poids qui ne diminue jamais. Au contraire, il augmente. Silencieusement, constamment.

Et tandis que faire le plein coûte toujours plus cher, que faire ses courses est devenu un exercice de renoncement quotidien, que les familles et les entreprises se serrent la ceinture, le sentiment est que le centre de gravité de la politique s’est déplacé ailleurs. Loin.

Le gouvernement dirigé par Giorgia Meloni semble en effet davantage concentré sur une partie entièrement interne aux palais : la réforme de la justice, les relations avec la magistrature, les équilibres entre les pouvoirs de l’État. Des thèmes importants, certes. Mais la question reste en suspens : est-ce vraiment cela, aujourd’hui, les urgences des Italiens ?

Entre-temps, le climat politique s’alourdit aussi sur le plan éthique. Les affaires impliquant la ministre Daniela Santanchè et le sous-secrétaire Andrea Delmastro Delle Vedove soulèvent des interrogations qui dépassent le seul cadre judiciaire. Elles touchent à la responsabilité politique, au sens des institutions, au rapport entre fonctions publiques et opportunité.

À d’autres moments de l’histoire républicaine, des situations similaires auraient ouvert des réflexions plus profondes, peut-être même des choix conséquents. Aujourd’hui, au contraire, elles semblent glisser vers une normalisation qui risque de devenir une habitude.

C’est là qu’apparaît une fracture. Non pas idéologique, mais concrète. Entre ceux qui gouvernent et ceux qui vivent chaque jour le poids des décisions – ou des non-décisions. Car pendant que l’on débat d’architectures institutionnelles, hors des palais on fait face à des salaires qui ne suivent pas, à des services qui peinent, à un coût de la vie qui continue d’augmenter.

Les accises, en ce sens, sont bien plus qu’un impôt : elles sont le thermomètre d’une distance. Entre promesses et réalité. Entre narration et quotidien.

La politique, lorsqu’elle perd le contact avec les priorités réelles, risque de parler à elle-même. Et lorsque cela arrive, le problème n’est plus seulement économique ou institutionnel : il devient démocratique.

Car une question, tôt ou tard, revient toujours. Et c’est la plus simple de toutes : à qui le pouvoir parle-t-il vraiment ?

piero.minuzzo@gmail.com

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