Chez Nous - 27 febbraio 2026, 08:00

Promesses recyclées

Solite promesse

Promesses recyclées

Non è un déjà-vu, cari lettori. È la routine italiana: parlano, promettono, annunciano. Poi torna tutto com’era. O peggio. Ieri, al termine della riunione del Consiglio dei ministri, la Presidente Giorgia Meloni è tornata sul palco mediatico a raccontarci che ci sarà diminuzione dei costi dell’energia, taglio dei tassi, misure per il caro-vita e altre formule che, ieri come oggi, suonano più come litanie rituali che come impegni di governo reali.

Dalle stanze del potere escono sempre le stesse dichiarazioni: “stiamo lavorando”, “ci impegniamo”, “stiamo intervenendo”. Ma in tanti anni di parole altisonanti, l’unico calo che abbiamo visto davvero è quello della pazienza degli italiani. Quello dell’inflazione? Macché, quello della fiducia nei confronti di chi governa.

Ieri il CdM ha speso minuti preziosi a parlare di riduzione dei costi energetici senza indicare come si intende farlo né quando l’effetto sarà tangibile per famiglie e imprese. È come annunciare che domani pioverà ma non dire dove, quando né con quanta pioggia. Intanto le bollette continuano a fare danni, e chi ha una partita IVA sogna già il prossimo trimestre con lo stesso timore di sempre.

Poi ci sono i tagli dei tassi. Promesse, promesse e solo promesse. La Banca centrale europea decide i tassi, non Palazzo Chigi. Certo, si possono proporre emendamenti, si può discutere. Ma continuare a venderla come una conquista imminente è prendere in giro chi ogni giorno vede il mutuo sulla casa aumentare e il potere d’acquisto crollare.

E allora cosa ha prodotto veramente il Consiglio dei Ministri oggi? Un comunicato stampa pieno di belle frasi che, lette bene, non dicono niente di concreto. Nessun piano strutturato, nessuna data certa, nessuna risorsa stanziata che non sia un’altra variazione di cifre che verranno riscritte ancora domani.

In un Paese normale, dopo annunci simili ci sarebbe almeno un cronoprogramma: passaggi parlamentari, dettagli attuativi, scadenze. In Italia, no. Abbiamo la solita promessa senza ossatura, il solito sorriso patinato davanti alle telecamere e poi… il vuoto. Una performance ripetuta per anni, così tanto che ormai il cittadino medio ha smesso di guardare oltre il titolo delle conferenze stampa.

Non è critica sterile. È rabbia. Rabbia perché ogni promessa non mantenuta pesa sulla pelle di chi lavora, di chi paga le bollette e i mutui, di chi guarda i figli pensando a cosa resterà loro di questa economia di annunci. È facile scrivere sui comunicati riduzione dei costi, taglio tassi, supporto alle famiglie. È molto più difficile tradurlo in fatti.

E allora sì: questo CdM passerà alla storia non per ciò che ha fatto, ma per ciò che ha detto ancora una volta senza concretezza. La politica si nutre di fiducia, e ogni promessa non mantenuta è un mattone tolto alla costruzione di un rapporto solido tra istituzioni e cittadini.

Appuntamento alla prossima conferenza stampa. E come sempre: parole, promesse… e nulla di più.

Solite promesse

Ce n’est pas un déjà-vu, chers lecteurs. C’est la routine italienne : on parle, on promet, on annonce. Puis tout redevient comme avant. Ou pire. Hier, à la fin de la réunion du Conseil des ministres, la présidente du Conseil Giorgia Meloni est remontée sur la scène médiatique pour nous expliquer, pour la énième fois, qu’il y aura baisse des coûts de l’énergie, réduction des taux, mesures contre la vie chère et autres formules magiques qui sonnent davantage comme des mantras que comme des actes de gouvernement.

Dans les salons feutrés du pouvoir, le disque est rayé : « nous travaillons », « nous nous engageons », « nous intervenons ». À force d’intervenir, on se demande où. Car la seule chose qui ait vraiment baissé ces dernières années, ce n’est ni l’inflation ni les factures : c’est la patience des Italiens. Et, en chute libre, la confiance.

Hier, le Conseil des ministres a consacré de longues minutes à évoquer la « réduction des coûts énergétiques » sans préciser ni le comment ni le quand. C’est un peu comme annoncer qu’il pleuvra demain, sans dire où, ni à quelle heure, ni s’il s’agira d’une bruine ou d’un déluge. Pendant ce temps, les factures continuent de pleuvoir, elles, avec une précision chirurgicale. Et les indépendants, déjà étranglés, regardent le prochain trimestre comme on regarde une lettre recommandée : avec angoisse.

Quant aux fameux « baisses de taux »… Promesses, promesses et encore promesses. Les taux d’intérêt ne se décident pas à Palazzo Chigi mais à la Banque centrale européenne. On peut discuter, suggérer, espérer. Mais vendre cela comme une conquête imminente relève du tour de passe-passe. Dites-le aux familles dont le crédit immobilier gonfle chaque mois pendant que le pouvoir d’achat s’évapore.

Alors, qu’a réellement produit ce Conseil des ministres ? Un communiqué bien repassé, rempli de belles phrases qui, lues attentivement, ne débouchent sur rien de concret. Aucun plan structuré, aucune date ferme, aucune ressource clairement fléchée qui ne puisse être réécrite demain au gré d’un nouveau slogan.

Dans un pays « normal », après des annonces de cette ampleur, on aurait un calendrier, des étapes parlementaires, des décrets d’application, des échéances. Ici, on a le sourire calibré pour la caméra, la formule bien rodée… et le vide derrière le rideau. Un numéro répété tant de fois que le citoyen moyen a cessé d’applaudir. Il ne regarde même plus la scène.

Ce n’est pas une critique pour le plaisir de critiquer. C’est de la colère. La colère de voir que chaque promesse non tenue pèse sur ceux qui travaillent, paient leurs factures, élèvent leurs enfants en se demandant ce que leur laissera cette économie d’annonces permanentes. Écrire « baisse des coûts », « soutien aux familles », « réduction des taux » dans un communiqué est facile. Transformer ces mots en réalité l’est beaucoup moins.

Oui, ce Conseil des ministres restera dans les mémoires. Non pas pour ce qu’il a fait, mais pour ce qu’il a dit — encore une fois sans colonne vertébrale. La politique vit de confiance. Et chaque promesse non tenue enlève une brique au fragile édifice qui relie les institutions aux citoyens.

Rendez-vous à la prochaine conférence de presse. Avec, sans surprise, le même menu : paroles, promesses… et service minimum.

piero.minuzzo@gmail.com

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