Chez Nous - 14 febbraio 2026, 08:00

Autonomie, mémoire et médailles

Autonomia, memoria e medaglie

Autonomie, mémoire et médailles

Nell’80° anniversario dell’Autonomia e nel 78° dello Statuto speciale, la Valle d’Aosta celebra sé stessa. Ma ogni festa è anche un banco di prova: perché ricordare significa scegliere chi onorare e chi non dimenticare.

Domenica 22 febbraio, la Valle d’Aosta celebrerà l’80° anniversario della sua Autonomia e il 78° dello Statuto speciale, nella cornice solenne della Salle Maria Ida Viglino del Palais régional, ad Aosta. I discorsi ufficiali saranno affidati al presidente della Regione Renzo Testolin, al presidente del Consiglio Valle Stefano Aggravi, al presidente del Consiglio permanente degli enti locali Alex Micheletto e all’ospite d’onore, il presidente del Consiglio regionale del Trentino-Alto Adige/Südtirol Roberto Paccher.

Sarà, come sempre, una celebrazione densa di simboli. L’Autonomie valdôtaine n’est pas une simple formule juridique, mais une conquête historique, difficile, défendue et réinterprétée au fil du temps. (L’Autonomia valdostana non è una formula giuridica, ma una conquista storica, faticosa, difesa e reinterpretata nel tempo.) E proprio per questo, ogni anniversario non dovrebbe essere soltanto rituale, ma occasione di verità.

Nel quadro della tradizionale Fête de la Vallée d’Aoste, la cerimonia proseguirà con la consegna delle decorazioni des « Amis de la Vallée d’Aoste » et des « Chevaliers de l’Autonomie ». (degli «Amici della Valle d’Aosta» e dei «Cavalieri dell’Autonomia».) Riconoscimenti importanti, che dovrebbero raccontare il meglio della nostra Petite Patrie.

Eppure, diciamolo senza ipocrisia: non tutti i riconoscimenti risultano sempre pienamente convincenti. Talvolta si ha la sensazione che qualcuno manchi all’appello. Persone che hanno amato questa terra senza proclami, che hanno lavorato per rafforzarne il tessuto culturale, economico e sociale, che hanno investito competenze e visione quando non era né facile né conveniente.

Proprio in questi giorni, mentre si riaccende la polemica sulla gestione della Rai nazionale, sarebbe forse doveroso ricordare chi, negli anni Novanta, ha contribuito in modo determinato a dare alla sede valdostana una prospettiva moderna e autonoma. Penso a Renzo Canciani, allora direttore della sede Rai della Valle d’Aosta, che seppe affrontare con lucidità la trasformazione tecnologica e la digitalizzazione, intuendo in anticipo lo spostamento del baricentro della comunicazione e della televisione.

In quegli anni – tra il decennio finale del secolo scorso e i primi due lustri del Duemila – la sede regionale ebbe uno sviluppo et une attention presque unique dans le panorama des sièges de la Rai. (e un’attenzione quasi unica nel panorama delle sedi Rai.) Investimenti importanti, una visione strutturale, la realizzazione della nuova sede di Saint-Christophe: non fu un caso, ma il risultato di una strategia chiara.

Il merito di quella stagione va attribuito senza esitazioni all’allora presidente della Rai Roberto Zaccaria, al direttore generale Pierluigi Celli e al sostegno determinante du président de la Région Augusto Rollandin, unique parmi les politiques valdôtains à croire réellement en cet objectif et à le soutenir avec conviction. (del presidente della Regione Augusto Rollandin, unico tra i politici valdostani a credere davvero in quell’obiettivo e a sostenerlo con convinzione.) Altri guardavano alla Rai più come a un house organ che come a un presidio culturale e informativo.

Quella stagione dimostra che l’Autonomie ne se limite pas à la célébration, mais implique la capacité de construire des outils, des infrastructures et une vision. (L’Autonomia non è solo celebrazione, ma capacità di costruire strumenti, infrastrutture, visione.) Dimostra che quando istituzioni regionali e vertici nazionali dialogano con rispetto e lungimiranza, i risultati arrivano.

Oggi, mentre la televisione rischia di trasformarsi sempre più in une sorte de « réserve indienne » de ce ou tel chef de tribu, (una sorta di “riserva indiana” di questo o quel capo tribù di turno,) vale la pena ricordare che la credibilità si fonda su indipendenza, professionalità e investimenti strutturali, non su equilibri contingenti.

Le onorificenze degli «Amici della Valle d’Aosta» dovrebbero brillare proprio per questo: pour leur capacité à reconnaître ceux qui ont construit, innové et défendu une idée élevée de communauté. (per la capacità di riconoscere chi ha costruito, innovato, difeso un’idea alta di comunità.) E sono numerosi, per fortuna, coloro che brillano davvero per modestia e competenza.

Ma ogni scelta è un messaggio. In une petite région comme la nôtre, où la mémoire est vivante et les responsabilités facilement reconnaissables, (In una terra piccola come la nostra, dove la memoria è viva e le responsabilità sono facilmente riconoscibili,) attribuire una benemerenza significa scrivere una pagina di storia condivisa.

Celebrare l’Autonomie signifie aussi l’exercer avec rigueur morale. (Celebrare l’Autonomia significa anche esercitarla con rigore morale.) Perché la Petite Patrie non ha bisogno di medaglie facili. Ha bisogno di memoria giusta.

traduci in francese

Autonomia, memoria e medaglie

+ Pour le 80e anniversaire de l’Autonomie et le 78e anniversaire du Statut spécial, la Vallée d’Aoste se célèbre elle-même. Mais chaque fête est aussi une épreuve : se souvenir signifie choisir qui honorer et qui ne pas oublier.

Dimanche 22 février, la Vallée d’Aoste célébrera le 80e anniversaire de son Autonomie et le 78e anniversaire de son Statut spécial, dans le cadre solennel de la Salle Maria Ida Viglino du Palais régional à Aoste. Les discours officiels seront prononcés par le président de la Région, Renzo Testolin, par le président du Conseil de la Vallée, Stefano Aggravi, par le président du Conseil permanent des collectivités locales, Alex Micheletto, et par l’invité d’honneur, le président du Conseil régional du Trentin-Haut-Adige/Südtirol, Roberto Paccher.

Ce sera, comme toujours, une célébration riche en symboles. L’Autonomie valdôtaine n’est pas une simple formule juridique, mais une conquête historique, difficile, défendue et réinterprétée au fil du temps. Et c’est pour cette raison que chaque anniversaire ne devrait pas être seulement rituel, mais une occasion de vérité.

Dans le cadre de la traditionnelle Fête de la Vallée d’Aoste, la cérémonie se poursuivra par la remise des décorations des « Amis de la Vallée d’Aoste » et des « Chevaliers de l’Autonomie ». Ces distinctions importantes devraient raconter le meilleur de notre Petite Patrie.

Pourtant, soyons honnêtes : toutes les distinctions ne sont pas toujours pleinement convaincantes. Parfois, on a l’impression que quelqu’un manque à l’appel. Des personnes qui ont aimé cette terre sans faire de bruit, qui ont travaillé pour renforcer son tissu culturel, économique et social, qui ont investi compétences et vision quand ce n’était ni facile ni pratique.

Ces jours-ci, alors que la polémique sur la gestion de la Rai nationale refait surface, il serait peut-être juste de se souvenir de ceux qui, dans les années 1990, ont contribué de manière déterminée à donner à la station valdôtaine une perspective moderne et autonome. Je pense à Renzo Canciani, alors directeur de la Rai de la Vallée d’Aoste, qui a su affronter avec clairvoyance la transformation technologique et la numérisation, anticipant le déplacement du centre de gravité de la communication et de la télévision.

À cette époque – entre la dernière décennie du siècle dernier et les deux premières décennies du XXIe siècle – la station régionale a connu un développement et une attention presque uniques dans le panorama des stations Rai. Des investissements importants, une vision structurelle, la réalisation du nouveau siège de Saint-Christophe : ce n’était pas un hasard, mais le résultat d’une stratégie claire.

Le mérite de cette période revient sans hésitation à l’ancien président de la Rai, Roberto Zaccaria, au directeur général Pierluigi Celli et au soutien déterminant du président de la Région, Augusto Rollandin, unique parmi les politiques valdôtains à croire réellement en cet objectif et à le soutenir avec conviction, tandis que d’autres considéraient la Rai davantage comme un house organ que comme un centre culturel et informatif.

Cette période montre que l’Autonomie ne se limite pas à la célébration, mais implique la capacité de construire des outils, des infrastructures et une vision. Elle démontre que lorsque les institutions régionales et les directions nationales dialoguent avec respect et clairvoyance, les résultats arrivent.

Aujourd’hui, alors que la télévision risque de se transformer de plus en plus en une sorte de « réserve indienne » pour tel ou tel chef de tribu, il vaut la peine de se rappeler que la crédibilité repose sur l’indépendance, le professionnalisme et les investissements structurels, et non sur des équilibres contingents.

Les distinctions des « Amis de la Vallée d’Aoste » devraient briller pour cette raison : pour leur capacité à reconnaître ceux qui ont construit, innové et défendu une idée élevée de communauté. Et ils sont nombreux, heureusement, ceux qui brillent véritablement par leur modestie et leurs compétences.

Mais chaque choix est un message. Dans une petite région comme la nôtre, où la mémoire est vivante et les responsabilités facilement reconnaissables, attribuer une distinction signifie écrire une page d’histoire partagée.

Célébrer l’Autonomie signifie également l’exercer avec rigueur morale. Parce que la Petite Patrie n’a pas besoin de médailles faciles. Elle a besoin d’une mémoire juste.

piero.minuzzo@gmail.com

SU