Chez Nous - 03 febbraio 2026, 08:00

Avec le Oui, ce sera le chaos

Con il Sì è caos

Avec le Oui, ce sera le chaos

Con il Sì sarà caos

C’è una frase, detta quasi sottovoce ma pesantissima come un macigno, che riassume meglio di mille comizi il senso della riforma costituzionale sottoposta a referendum. Non arriva da un politico di opposizione, né da un costituzionalista militante, ma da un magistrato in servizio, che ogni giorno misura sulla propria pelle il funzionamento – e i malfunzionamenti – della giustizia. “Si modifica la Costituzione, ma non sappiamo come poi le leggi attuative andranno a incidere sul reale funzionamento”. Tradotto: si vota al buio.

A dirlo è il sostituto procuratore di Aosta, Manlio D’Ambrosi, rispondendo ai giornalisti su quali benefici concreti potrebbero derivare dalla riforma voluta dal Governo centrale. Benefici che, a suo dire, semplicemente non si vedono. Per come è formulato il quesito referendario e per come la Costituzione è stata modificata nei quattro passaggi parlamentari, “non c’è nessuna incidenza sul reale funzionamento della giustizia, né tantomeno un vantaggio per i singoli cittadini”. Altro che riforma epocale: qui si rischia un gigantesco salto nel vuoto.

Ed è proprio questo il punto politico più grave. Si chiede agli italiani di mettere mano alla Carta costituzionale senza chiarire cosa succederà dopo. Si promettono efficienza, velocità, modernizzazione, ma si tace sulle conseguenze concrete. Le leggi attuative non ci sono, o comunque non sono note. Il disegno complessivo resta fumoso. Il risultato è una Costituzione riscritta a metà, affidata a decreti e norme future, con un effetto destabilizzante su uno dei pilastri dello Stato di diritto.

Il Governo spinge per il Sì parlando di semplificazione e di svolta storica, ma evita accuratamente di spiegare come cambierà davvero la vita dei cittadini. E quando un magistrato dice chiaramente che non ci sarà alcun vantaggio per chi si rivolge alla giustizia, il castello della propaganda scricchiola. Perché la verità è che questa riforma non accelera i processi, non riduce gli arretrati, non risolve la carenza di personale, non migliora l’accesso alla giustizia. Interviene invece sull’assetto costituzionale senza una visione chiara, generando incertezza.

Il paradosso è evidente: mentre tribunali e procure arrancano tra organici ridotti, digitalizzazioni imposte e applicativi che rallentano il lavoro, si apre un cantiere costituzionale che rischia di complicare ulteriormente il quadro. Non una riforma che nasce dall’ascolto di chi la giustizia la fa funzionare ogni giorno, ma un’operazione politica calata dall’alto, con l’ennesima promessa di efficienza futura.

Con il Sì non arriva chiarezza, arriva caos. Un caos istituzionale mascherato da rinnovamento, che sposta il baricentro delle regole senza rafforzare le tutele. Un caos che non aiuta i cittadini, non tutela le vittime, non rende più efficace lo Stato. Cambiare la Costituzione senza sapere dove si va non è coraggio riformista: è irresponsabilità politica.

E quando persino chi è chiamato ad applicare le leggi ammette che non si intravede alcun beneficio concreto, forse la domanda da porsi è una sola: perché dovremmo dire Sì? Meglio votare NO.

Mai lasciare la strada costituzionale per quella del centro destra sovranista amica di Putin, Orban, Trump e compagnia briscola. Sai quello che lasci ed in questo caso anche quello che trovi: il caos.

Con il Sì è caos

Il y a une phrase, prononcée presque à voix basse mais lourde comme un rocher, qui résume mieux que mille discours le sens réel de la réforme constitutionnelle soumise au référendum. Elle ne vient ni d’un homme politique de l’opposition ni d’un constitutionnaliste engagé, mais d’un magistrat en fonction, qui mesure chaque jour sur le terrain le fonctionnement – et les dysfonctionnements – de la justice. « On modifie la Constitution, mais nous ne savons pas comment les lois d’application influeront ensuite sur le fonctionnement réel ». En clair : on vote à l’aveugle.

Ces mots sont ceux du substitut du procureur d’Aoste, Manlio D’Ambrosi, interrogé par les journalistes sur les avantages concrets que la réforme voulue par le gouvernement central pourrait apporter. Des avantages qui, selon lui, ne sont tout simplement pas perceptibles. Compte tenu de la manière dont la question référendaire est formulée et de la façon dont la Constitution a été modifiée au fil de quatre passages parlementaires, « il n’y a aucune incidence sur le fonctionnement réel de la justice, ni le moindre avantage pour les citoyens ». Loin d’une réforme historique : le risque est celui d’un saut gigantesque dans le vide.

C’est précisément là que réside le point politique le plus grave. On demande aux Italiens de mettre la main sur la Constitution sans expliquer ce qui se passera ensuite. On promet efficacité, rapidité, modernisation, tout en passant sous silence les conséquences concrètes. Les lois d’application n’existent pas encore, ou du moins ne sont pas connues. Le projet d’ensemble reste flou. Le résultat est une Constitution réécrite à moitié, confiée à des décrets et à des normes futures, avec un effet déstabilisant sur l’un des piliers de l’État de droit.

Le gouvernement pousse au Oui en parlant de simplification et de tournant historique, mais évite soigneusement d’expliquer comment la vie des citoyens changera réellement. Et lorsqu’un magistrat affirme clairement qu’il n’y aura aucun bénéfice pour ceux qui s’adressent à la justice, l’édifice de la propagande commence à se fissurer. Car la vérité est que cette réforme n’accélère pas les procédures, ne réduit pas les arriérés, ne résout pas le manque de personnel et n’améliore pas l’accès à la justice. Elle intervient sur l’architecture constitutionnelle sans vision claire, générant incertitude et confusion.

Le paradoxe est évident : alors que tribunaux et parquets peinent avec des effectifs réduits, une numérisation imposée et des applications informatiques qui ralentissent le travail, on ouvre un chantier constitutionnel qui risque de compliquer encore davantage la situation. Ce n’est pas une réforme née de l’écoute de ceux qui font fonctionner la justice au quotidien, mais une opération politique imposée d’en haut, assortie de la sempiternelle promesse d’une efficacité future.

Avec le Oui, il n’y aura pas plus de clarté : il y aura le chaos. Un chaos institutionnel déguisé en renouveau, qui déplace l’équilibre des règles sans renforcer les garanties. Un chaos qui n’aide pas les citoyens, ne protège pas les victimes et ne rend pas l’État plus efficace. Modifier la Constitution sans savoir où l’on va n’est pas du courage réformateur : c’est de l’irresponsabilité politique.

Et lorsque même ceux qui sont chargés d’appliquer les lois admettent qu’aucun bénéfice concret ne se profile à l’horizon, une seule question s’impose : pourquoi voter Oui ? Mieux vaut voter NON.
Ne jamais quitter la voie constitutionnelle pour celle d’une droite souverainiste, alliée de Poutine, Orbán, Trump et consorts. On sait ce que l’on quitte et, cette fois, on sait aussi ce que l’on trouve : le chaos.

piero.minuzzo@gmail.com

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