Chez Nous - 11 gennaio 2026, 08:00

Sgarbo institutionnel

Sgarbo Istituzionale

Sgarbo institutionnel

Alla cerimonia per l’80° anniversario della prima seduta del Consiglio nominato dal CLN non sono stati invitati diversi Presidenti del Consiglio Valle ancora in vita. Mentre in sala trovavano posto capigruppo e figure politiche attuali che poco o nulla hanno condiviso con la storia dell’Autonomia. Un segnale simbolicamente pesante, che trasforma una ricorrenza istituzionale in una caduta di stile.

Ottant’anni dopo la nascita della democrazia autonoma in Valle d’Aosta, ci si sarebbe aspettati rispetto, misura, memoria. Invece no. La cerimonia ufficiale per l’80° anniversario della prima riunione del Consiglio nominato dal CLN si è trasformata in un episodio che ha il sapore amaro dello sgarbo istituzionale. Diversi Presidenti del Consiglio regionale ancora in vita non sono stati invitati: meno di una decina, non cento – quindi non un problema ingestibile, ma una scelta. O, se vogliamo usare un eufemismo, una leggerezza che però brucia.

La giustificazione ufficiosa sarebbe stata quella degli spazi limitati. Argomento fragile, per non dire imbarazzante. Perché quando si celebra la nascita di un’istituzione, la prima cosa che si fa è invitare chi quell’istituzione l’ha rappresentata al massimo livello. Si chiama continuità istituzionale. È la base del rispetto repubblicano. Qui invece si è preferito far posto a capigruppo attuali, alcuni dei quali con l’Autonomia e l’Autonomismo hanno avuto, nella migliore delle ipotesi, rapporti occasionali e, nella peggiore, nessun legame ideale o culturale.

Il risultato è paradossale: fuori i Presidenti che hanno impersonato l’Assemblea del popolo valdostano, dentro chi ha attraversato la politica regionale come passeggero occasionale, talvolta persino in aperta discontinuità con quella stagione fondativa che si voleva celebrare. È difficile non leggere tutto questo come un segnale chiaro: la memoria istituzionale non interessa, conta solo la vetrina del presente.

Eppure proprio quei Presidenti esclusi – con sensibilità diverse, appartenenze diverse, storie diverse – rappresentano la linea ininterrotta che unisce il Consiglio del CLN all’attuale Consiglio Valle. Non sono figurine da album, ma persone che hanno portato sulle spalle la responsabilità di presiedere l’Assemblea regionale, di tenere insieme maggioranze e minoranze, di garantire il funzionamento democratico dell’istituzione. Lasciarli a casa il giorno della memoria è un messaggio preciso: l’Autonomia si celebra, ma non si rispetta.

Si può chiamare in tutti i modi: disattenzione, svista, problema logistico. Ma la sostanza non cambia. Quando in prima fila siedono figure politiche di oggi, alcune delle quali non hanno costruito nulla di quella storia, e contemporaneamente mancano coloro che quella storia l’hanno incarnata, il termine giusto è uno solo: sgarbo istituzionale. Piccolo nei numeri, grande nel significato.

È l’ennesima prova che in Valle d’Aosta siamo bravissimi a evocare autonomia, resistenza, autogoverno nei discorsi ufficiali, ma meno bravi a coltivarli nella pratica. La memoria non vive nelle celebrazioni protocollari, vive nel riconoscimento delle persone che hanno servito le istituzioni. Oggi questo riconoscimento è mancato. E non basteranno le foto di rito a cancellare l’impressione che, ancora una volta, la forma abbia tradito la sostanza.

Sgarbo istituzionale

À la cérémonie du 80ᵉ anniversaire de la première séance du Conseil nommé par le CLN, plusieurs Présidents du Conseil de la Vallée d’Aoste encore en vie n’ont pas été invités. Pendant ce temps, en salle, prenaient place des chefs de groupe et des figures politiques actuelles qui n’ont que peu ou rien partagé avec l’histoire de l’Autonomie. Un signal lourd de sens symbolique, qui transforme une commémoration institutionnelle en une véritable faute de style.

Quatre-vingts ans après la naissance de la démocratie autonome en Vallée d’Aoste, on pouvait s’attendre à respect, mesure et mémoire. Pourtant, non. La cérémonie officielle pour le 80ᵉ anniversaire de la première réunion du Conseil nommé par le CLN s’est transformée en un épisode au goût amer de sgarbo institutionnel. Plusieurs Présidents du Conseil régional encore en vie n’ont pas été invités : moins d’une dizaine, pas une centaine – donc pas un problème ingérable, mais un choix. Ou, pour utiliser un euphémisme, une légèreté qui brûle.

La justification officieuse aurait été celle des espaces limités. Un argument fragile, pour ne pas dire embarrassant. Car lorsque l’on célèbre la naissance d’une institution, la première chose à faire est d’inviter ceux qui ont représenté cette institution au plus haut niveau. Cela s’appelle continuité institutionnelle. C’est le fondement du respect républicain. Ici, on a préféré faire de la place à des chefs de groupe actuels, dont certains n’ont eu, au mieux, que des rapports occasionnels avec l’Autonomie et l’Autonomisme, et au pire, aucun lien idéologique ou culturel.

Le résultat est paradoxal : dehors, les Présidents qui ont incarné l’Assemblée du peuple valdôtain, dedans, ceux qui ont traversé la politique régionale comme passagers occasionnels, parfois même en totale discontinuité avec cette période fondatrice que l’on voulait célébrer. Il est difficile de ne pas lire cela comme un signal clair : la mémoire institutionnelle n’intéresse pas, seule compte la vitrine du présent.

Pourtant, ces Présidents exclus – avec leurs sensibilités différentes, leurs appartenances différentes, leurs histoires différentes – représentent la ligne ininterrompue qui relie le Conseil du CLN au Conseil actuel de la Vallée d’Aoste. Ce ne sont pas des figurines à collectionner, mais des personnes qui ont porté sur leurs épaules la responsabilité de présider l’Assemblée régionale, de maintenir l’unité entre majorités et minorités, de garantir le fonctionnement démocratique de l’institution. Les laisser à la maison le jour de la mémoire est un message clair : l’Autonomie se célèbre, mais ne se respecte pas.

On peut appeler cela comme on veut : distraction, oubli, problème logistique. Mais l’essentiel ne change pas. Quand en première ligne s’installent des figures politiques d’aujourd’hui, certaines n’ayant rien construit de cette histoire, et que parallèlement manquent ceux qui l’ont incarnée, le terme juste est un seul : sgarbo institutionnel. Petit en nombre, grand en signification.

C’est une nouvelle preuve qu’en Vallée d’Aoste, nous sommes très forts pour évoquer autonomie, résistance et autogouvernement dans les discours officiels, mais moins pour les cultiver dans la pratique. La mémoire ne vit pas dans les célébrations protocolaires, elle vit dans la reconnaissance des personnes qui ont servi les institutions. Aujourd’hui, cette reconnaissance a fait défaut. Et les photos officielles ne suffiront pas à effacer l’impression que, une fois de plus, la forme a trahi le fond.

piero.minuzzo@gmail.com

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