FEDE E RELIGIONI - 16 settembre 2025, 08:00

Guerres, prières, tennis et gâteaux

Guerre, preghiere, tennis e torte

Guerres, prières, tennis et gâteaux

C’è un’immagine che mi rimane impressa e che, da credente, mi lascia profondamente turbato. Da una parte lo schermo dei telegiornali che ci mostra la quotidianità della guerra: bambini senza più il sorriso, madri che stringono in braccio solo il ricordo dei loro figli, padri che non tornano e famiglie che non si ritrovano più. Case ridotte in macerie, ospedali trasformati in cumuli di cemento, scuole che diventano tombe di polvere. File di profughi che cercano riparo dove non c’è pace, mani tese che chiedono cibo e che ricevono invece bombe. Queste non sono immagini isolate: sono la cronaca, documentata ogni giorno dai media, con il loro carico di dolore.

Poi, quasi nello stesso istante, gli stessi media si soffermano con leggerezza su immagini che dovrebbero far riflettere ma che, accostate alla tragedia del mondo, assumono un sapore quasi amaro. Il Santo Padre che spegne la candelina sulla torta, sorridente, festeggiato con enfasi come fosse una star. Non metto in discussione l’affetto sincero dei fedeli, né il valore della vita che si rinnova anche negli anni di chi guida la Chiesa. Ma come credente mi domando: davvero, in questi tempi, era questa la narrazione più urgente da proporre?

E che dire della notizia di un campo da tennis a Castel Gandolfo? Una struttura moderna e accogliente, pensata per il Santo Padre. Nulla di male, se non fosse che nello stesso momento interi popoli non hanno più un letto dove dormire, un tetto sotto cui ripararsi, un luogo dove curarsi o studiare.

È questo il paradosso che mi sconvolge: la sproporzione fra le lacrime del mondo e la leggerezza con cui le televisioni scelgono di raccontare altro. E mi sconvolge ancor di più vederlo in riferimento a colui che dovrebbe incarnare, più di chiunque altro, il dolore e la compassione della Chiesa universale.

Forse qualcuno mi dirà che la Chiesa fa molto, e che silenziosamente sostiene opere di carità immense. È vero. Ma la comunicazione è testimonianza, e oggi la testimonianza che passa è quella di una torta, di una candela, di un campo da tennis. Immagini che rischiano di oscurare la Croce.

Io credo che un Papa, soprattutto nei tempi che viviamo, non debba mai dimenticare che il mondo lo guarda. E che i bambini che muoiono di fame non spengono candeline.

E i media? Anch’essi hanno una responsabilità enorme. Non basta documentare il dolore, occorre anche rispettarlo, non metterlo sullo stesso piano di una festa di compleanno. Quando la cronaca della guerra viene seguita dalla cronaca mondana, non resta solo un contrasto: resta uno schiaffo a chi soffre. E la distanza fra le macerie e la torta si fa, in televisione, abisso.

Guerre, preghiere, tennis e torte

Il y a une image qui me reste gravée et qui, en tant que croyant, me laisse profondément troublé. D’un côté, l’écran des journaux télévisés nous montre le quotidien de la guerre : des enfants privés de sourire, des mères tenant dans leurs bras seulement le souvenir de leurs enfants, des pères qui ne reviennent pas et des familles qui ne se retrouvent plus. Des maisons réduites en décombres, des hôpitaux transformés en tas de béton, des écoles devenues des tombes de poussière. Des files de réfugiés cherchant un abri là où il n’y a pas de paix, des mains tendues pour demander de la nourriture et recevant à la place des bombes. Ce ne sont pas des images isolées : c’est la chronique, documentée chaque jour par les médias, avec tout son poids de douleur.

Puis, presque au même instant, ces mêmes médias s’attardent avec légèreté sur des images qui devraient faire réfléchir, mais qui, confrontées à la tragédie du monde, ont un goût presque amer. Le Saint-Père soufflant la bougie sur le gâteau, souriant, célébré avec emphase comme une star. Je ne remets pas en question l’affection sincère des fidèles, ni la valeur de la vie qui se renouvelle même dans les années de celui qui guide l’Église. Mais, en tant que croyant, je me demande : vraiment, en ces temps, était-ce la narration la plus urgente à proposer ?

Et que dire de la nouvelle d’un terrain de tennis à Castel Gandolfo ? Une structure moderne et accueillante, pensée pour le Saint-Père. Il n’y a rien de mal, si ce n’est que, au même moment, des peuples entiers n’ont plus de lit pour dormir, plus de toit pour se protéger, plus de lieu pour se soigner ou étudier.

C’est ce paradoxe qui me bouleverse : la disproportion entre les larmes du monde et la légèreté avec laquelle les télévisions choisissent de raconter autre chose. Et cela me trouble encore davantage lorsqu’il s’agit de celui qui devrait incarner, plus que quiconque, la douleur et la compassion de l’Église universelle.

Certains diront peut-être que l’Église fait beaucoup et soutient silencieusement des œuvres de charité immenses. C’est vrai. Mais la communication est un témoignage, et aujourd’hui le témoignage qui passe est celui d’un gâteau, d’une bougie, d’un terrain de tennis. Des images qui risquent d’occulter la Croix.

Je crois qu’un Pape, surtout à notre époque, ne doit jamais oublier que le monde le regarde. Et que les enfants qui meurent de faim n’éteignent pas de bougies.

Et les médias ? Ils ont eux aussi une responsabilité énorme. Il ne suffit pas de documenter la douleur ; il faut aussi la respecter, ne pas la mettre sur le même plan qu’une fête d’anniversaire. Quand le récit de la guerre est suivi par celui du mondain, il ne s’agit plus seulement d’un contraste : c’est une gifle pour ceux qui souffrent. Et la distance entre les décombres et le gâteau devient, à la télévision, un abîme.

piero.minuzzo@gmail.com

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