Plus d’un siècle et demi après les premiers débats sur la diversité linguistique en Europe, il est inquiétant de constater que des demandes de « loyauté monolingue » réapparaissent encore aujourd’hui. Nicol Delago, victime d’attaques sur les réseaux sociaux simplement parce qu’elle parle le ladin, en fait l’amère expérience.
« Attaquer quelqu’un pour sa langue maternelle, c’est ignorer l’histoire et le rôle des institutions, mais aussi sous-estimer la valeur constitutionnelle des minorités linguistiques », déclare l’Union Valdôtaine dans un communiqué.
Les Ladins, tout comme les Valdôtains, « sont et resteront fiers de la langue qu’ils considèrent comme leur héritage vivant », poursuit le texte. « Cette langue n’est pas un signe de fermeture, mais un élément fondamental d’identité, de cohésion et de richesse culturelle ».
L’Union Valdôtaine souligne que « ceux qui ne vivent pas dans nos montagnes peuvent avoir du mal à saisir ces particularités », mais insiste : « elles méritent respect et protection, pas simplifications ni stigmatisations ».
En conclusion, le parti réaffirme sa solidarité pleine et entière à Nicol Delago et rappelle que « nos montagnes racontent qui nous sommes, notre histoire et nos communautés. Elles parlent de nous. Elles parlent nos langues. »