Chez Nous - 01 novembre 2026, 08:00

DES CARBURANTS HORS DE PRIX, MAIS DES PLAQUES D’IMMATRICULATION PERSONNALISÉES

CARBURANTI ALLE STELLE MA TARGHE PERSONALIZZATE

Evidentemente, mentre gli italiani fanno i conti con il caro vita, la priorità della politica è consentire a chi può permetterselo di scegliere le lettere e i numeri da esibire sulla propria automobile. Perché evidentemente arrivare a fine mese è diventato un problema secondario. L'importante è arrivarci con una targa originale.

C'è qualcosa di profondamente stonato nella politica delle priorità. Gli italiani guardano il prezzo del gasolio con la stessa apprensione con cui guardano la bolletta del riscaldamento. Le famiglie tagliano le spese, rinunciano a qualche acquisto, fanno i conti al centesimo e si chiedono come arrivare alla fine del mese. E dal palazzo della politica che cosa arriva? La grande novità delle targhe personalizzate per automobili e motociclette.

Sì, avete capito bene. Non una soluzione al caro carburanti, non una risposta convincente al costo dell'energia, non un intervento capace di alleggerire il peso delle bollette. Una targa personalizzata!

Per la modica cifra di 600 euro per un'automobile e 360 per una moto, l'automobilista italiano potrà finalmente scegliere la combinazione di lettere e numeri da mettere sul proprio veicolo. Una rivoluzione, evidentemente. C'è chi non riesce più a fare il pieno, chi rinuncia a usare l'automobile per risparmiare e chi deve scegliere se accendere il riscaldamento oppure contenere le spese. Ma almeno, se dispone di qualche centinaio di euro da buttare, potrà distinguersi nel parcheggio del supermercato.

Una vera meraviglia.

Proviamo a immaginare la scena. Un cittadino entra in un distributore, guarda il prezzo del gasolio, sospira, fa un rapido calcolo sul proprio stipendio e decide di mettere venti euro nel serbatoio. Poi, magari, passando davanti alla Motorizzazione, si ricorda che il Paese gli offre una straordinaria opportunità: spendere 600 euro per personalizzare la targa.

Perché non approfittarne? Magari potrebbe scegliere una combinazione che ricordi proprio il prezzo dei carburanti. Oppure una scritta che sintetizzi la situazione economica del momento: «NON ARRIVO».

E qui l'ironia diventa inevitabilmente amara.

Mentre una parte consistente degli italiani combatte con il costo della vita, la politica sembra trovare il tempo per occuparsi di un optional automobilistico destinato, per sua stessa natura, a chi ha disponibilità economiche. Perché 600 euro non sono bruscolini. Per molte famiglie rappresentano una parte importante del bilancio mensile, una spesa paragonabile a quella di settimane di riscaldamento, una cifra che potrebbe servire per la spesa alimentare, una bolletta o il pieno di carburante.

E allora viene spontanea una domanda: ma davvero questa era una delle priorità del momento?

Il ministro Salvini, titolare delle Infrastrutture e dei Trasporti, dovrebbe forse spiegare agli italiani quale beneficio concreto questa novità porterà alla vita quotidiana di chi usa l'automobile per lavorare, accompagnare i figli a scuola o raggiungere un ospedale. Perché la personalizzazione della targa potrà anche divertire qualcuno, ma non riduce di un centesimo il costo del gasolio, non abbassa la bolletta e non mette un euro in più nelle tasche di chi fatica ad arrivare a fine mese.

La questione non è essere contrari alla fantasia degli automobilisti. Se qualcuno ha 600 euro da spendere per scegliere le proprie iniziali sulla targa, è liberissimo di farlo. Il problema è il messaggio politico che accompagna questa iniziativa, soprattutto in un momento in cui tante persone chiedono risposte su questioni decisamente più urgenti.

Perché c'è una differenza enorme tra un Paese che pensa a far viaggiare meglio i propri cittadini e uno che sembra preoccuparsi soprattutto di come identificare con maggiore originalità le loro automobili.

E mentre il gasolio continua a pesare sui bilanci familiari, mentre il riscaldamento rischia di diventare un lusso e mentre pensionati, lavoratori e famiglie fanno i conti con una quotidianità sempre più difficile, ecco la risposta della modernità: la targa personalizzata.

Insomma, magari non avremo i soldi per fare il pieno, ma potremo scegliere una targa esclusiva.

Magari non riusciremo a pagare il riscaldamento, ma almeno avremo un'automobile riconoscibile.

E se proprio dovremo fermarci perché il portafoglio è vuoto, potremo sempre consolarci guardando la targa.

CARBURANTI ALLE STELLE, TARGHE PERSONALIZZATE E PORTAFOGLI VUOTI.

A quanto pare, per qualcuno, questa è l'idea di modernizzazione del Paese.

Agli italiani che chiedono risposte sui problemi quotidiani, invece, resta una domanda molto più semplice: ma il Governo pensa anche a chi non può permettersi nemmeno il lusso di fare il pieno?

CARBURANTI ALLE STELLE MA TARGHE PERSONALIZZATE

DES CARBURANTS HORS DE PRIX, MAIS DES PLAQUES D’IMMATRICULATION PERSONNALISÉES

Manifestement, alors que les Italiens doivent compter chaque euro pour faire face à la hausse du coût de la vie, la priorité politique est de permettre à ceux qui en ont les moyens de choisir les lettres et les chiffres affichés sur leur voiture. Car, visiblement, réussir à boucler les fins de mois est devenu un problème secondaire. L’essentiel, c’est d’avoir une plaque d’immatriculation originale.

Il y a quelque chose de profondément choquant dans la hiérarchie des priorités politiques. Les Italiens regardent le prix du gazole avec la même inquiétude que leurs factures de chauffage. Les familles réduisent leurs dépenses, renoncent à certains achats, comptent chaque centime et se demandent comment elles vont réussir à joindre les deux bouts. Et quelle est la grande nouveauté qui sort des palais du pouvoir ? La possibilité de personnaliser les plaques d’immatriculation des voitures et des motos.

Oui, vous avez bien compris. Pas de solution à la flambée des prix des carburants, pas de réponse convaincante à la hausse du coût de l’énergie, pas de mesure susceptible d’alléger le poids des factures. Non, une plaque d’immatriculation personnalisée !

Pour la modique somme de 600 euros pour une voiture et de 360 euros pour une moto, les automobilistes italiens pourront enfin choisir leur propre combinaison de lettres et de chiffres. Une véritable révolution, à n’en pas douter ! Certains n’arrivent déjà plus à faire le plein, d’autres renoncent à utiliser leur voiture pour économiser, tandis que certains doivent choisir entre allumer le chauffage et limiter leurs dépenses. Mais au moins, s’ils disposent de quelques centaines d’euros à dépenser, ils pourront se distinguer sur le parking du supermarché.

Quelle merveille !

Imaginons la scène. Un automobiliste entre dans une station-service, regarde le prix du gazole, pousse un soupir, fait rapidement ses comptes avec son salaire et décide de mettre vingt euros de carburant dans son réservoir. Puis, en passant devant les services de l’immatriculation, il se souvient qu’une formidable opportunité s’offre à lui : dépenser 600 euros pour personnaliser sa plaque.

Pourquoi s’en priver ? Il pourrait même choisir une combinaison rappelant précisément le prix des carburants. Ou peut-être une inscription résumant parfaitement la situation économique du moment : « JE N’Y ARRIVE PLUS ».

Et c’est là que l’ironie devient inévitablement amère.

Alors qu’une partie importante de la population italienne se débat avec le coût de la vie, la politique semble trouver le temps de s’occuper d’un gadget automobile qui, par définition, s’adresse à ceux qui disposent de moyens financiers suffisants. Car 600 euros, ce n’est pas une petite somme. Pour de nombreuses familles, cela représente une part importante du budget mensuel, l’équivalent de plusieurs semaines de chauffage, une somme qui pourrait servir à acheter des produits alimentaires, à payer une facture ou à faire le plein.

Une question vient donc naturellement à l’esprit : était-ce vraiment l’une des priorités du moment ?

Le ministre Matteo Salvini, responsable des Infrastructures et des Transports, devrait peut-être expliquer aux Italiens quel avantage concret cette nouveauté apportera à la vie quotidienne de ceux qui utilisent leur voiture pour aller travailler, conduire leurs enfants à l’école ou se rendre à l’hôpital. Car la personnalisation des plaques pourra peut-être amuser certains, mais elle ne fera pas baisser d’un centime le prix du gazole, ne réduira pas les factures et ne mettra pas un euro supplémentaire dans les poches de ceux qui peinent à joindre les deux bouts.

Le problème n’est pas d’être opposé à la fantaisie des automobilistes. Si quelqu’un dispose de 600 euros pour choisir ses initiales sur sa plaque d’immatriculation, il est parfaitement libre de le faire. Le problème, c’est le message politique que véhicule cette initiative, surtout à un moment où tant de personnes attendent des réponses sur des questions autrement plus urgentes.

Car il existe une énorme différence entre un pays qui cherche à améliorer les conditions de déplacement de ses citoyens et un pays qui semble surtout se préoccuper de rendre leurs voitures plus originales.

Pendant que le gazole continue de peser lourdement sur les budgets familiaux, que le chauffage risque de devenir un luxe et que les retraités, les travailleurs et les familles doivent faire face à un quotidien toujours plus difficile, voici donc la réponse de la modernité : la plaque d’immatriculation personnalisée.

En somme, nous n’aurons peut-être pas les moyens de faire le plein, mais nous pourrons choisir une plaque exclusive.

Nous n’arriverons peut-être pas à payer le chauffage, mais au moins notre voiture sera reconnaissable.

Et si nous devons finalement nous arrêter parce que notre portefeuille est vide, nous pourrons toujours nous consoler en regardant notre plaque d’immatriculation.

DES CARBURANTS HORS DE PRIX, DES PLAQUES PERSONNALISÉES ET DES PORTEFEUILLES VIDES.

Apparemment, pour certains, voilà à quoi ressemble la modernisation du pays.

Quant aux Italiens qui réclament des réponses à leurs problèmes quotidiens, il ne leur reste qu’une question, beaucoup plus simple :

Mais le gouvernement pense-t-il aussi à ceux qui n’ont même plus les moyens de faire le plein ?

piero.minuzzo@gmail.com