Avete presente il gioco delle tre carte? Quello in cui il prestigiatore muove rapidamente le mani, sposta le carte, confonde lo spettatore e alla fine vince sempre lui? Ecco, un lettore mi scrive che il nostro «potente governo» sembra averne fatto una vera e propria arte di governo. Con una differenza sostanziale: qui a pagare il gioco sono i cittadini.
La sensazione, sempre più forte, è che ci stiano ampiamente sfottendo. E allora guardiamo le carte.
Prima carta: il bollo auto. Una misura presentata come temporanea, con promesse e rassicurazioni.
Seconda carta: il prezzo del carburante. Anche qui interventi provvisori, annunci, soluzioni sbandierate e grande attenzione mediatica.
Poi arriva la terza carta, quella che il prestigiatore cerca accuratamente di non far vedere: gli oneri di sistema. Temporanei? Provvisori? No. Sono lì da anni. Nove anni e dieci mesi, almeno secondo il lettore. Una presenza ormai quasi perenne, ma sulla quale stranamente si sente parlare molto meno.
Ed ecco servito il numero di magia: si agitano davanti agli occhi dei cittadini le prime due carte, si accendono i riflettori, partono i dibattiti televisivi e tutti guardano il prestigiatore.
La terza carta, però, resta sul tavolo. E continua a far pagare.
È questo che dovrebbe preoccuparci. Non soltanto il costo delle bollette, della macchina o del carburante, ma un metodo politico nel quale l'annuncio sembra contare più del risultato e il provvisorio rischia di diventare eterno.
E i canali televisivi? Offrono ai prestigiatori un palcoscenico enorme. Il trucco viene raccontato, commentato, amplificato. I prestigiatori ringraziano.
Ma c'è un dettaglio che forse qualcuno dimentica: dall'altra parte del tavolo non ci sono spettatori.
Ci sono cittadini. E sono anche elettori.
Perché il gioco delle tre carte può funzionare per un po'. Ma quando chi paga si stanca di guardare le mani del prestigiatore e comincia a chiedere conto delle carte, allora lo spettacolo rischia di finire.
E questa volta, forse, la sorpresa potrebbe essere per chi sta dietro al tavolo.
Il gioco delle tre carte
Vous connaissez le jeu des trois cartes ? Celui où le prestidigitateur fait courir ses mains, déplace les cartes, embrouille le spectateur et finit toujours par gagner ? Eh bien, un lecteur m’écrit que notre « puissant gouvernement » semble en avoir fait un véritable art de gouverner. Avec une différence essentielle : ici, ce sont les citoyens qui paient la partie.
Le sentiment, de plus en plus fort, est qu’on est en train de nous prendre ouvertement pour des imbéciles. Alors regardons les cartes.
Première carte : la taxe automobile. Une mesure présentée comme temporaire, accompagnée de promesses et de rassurances.
Deuxième carte : le prix des carburants. Là encore, des mesures provisoires, des annonces, des solutions brandies à grand renfort de communication et une énorme couverture médiatique.
Puis arrive la troisième carte, celle que le prestidigitateur s’efforce soigneusement de ne pas montrer : les charges du système. Temporaires ? Provisoires ? Non. Elles sont là depuis des années. Neuf ans et dix mois, selon notre lecteur. Une présence désormais presque permanente, mais dont, curieusement, on parle beaucoup moins.
Et voilà le tour de magie : on agite sous les yeux des citoyens les deux premières cartes, on allume les projecteurs, les débats télévisés commencent et tout le monde regarde le prestidigitateur.
La troisième carte, elle, reste sur la table. Et elle continue de nous faire payer.
C’est cela qui devrait nous inquiéter. Pas seulement le coût des factures, de la voiture ou du carburant, mais une méthode politique dans laquelle l’annonce semble compter davantage que le résultat et où le provisoire risque de devenir éternel.
Et les chaînes de télévision ? Elles offrent aux prestidigitateurs une immense scène. Le tour est raconté, commenté, amplifié. Les prestidigitateurs les en remercient.
Mais il y a un détail que certains semblent oublier : de l’autre côté de la table, il n’y a pas des spectateurs.
Il y a des citoyens. Et ce sont aussi des électeurs.
Car le jeu des trois cartes peut fonctionner un certain temps. Mais lorsque celui qui paie se lasse de regarder les mains du prestidigitateur et commence à demander des comptes sur les cartes, alors le spectacle risque de prendre fin.
Et cette fois, peut-être, la surprise sera pour ceux qui sont derrière la table.