Chez Nous - 28 settembre 2026, 08:00

L’antisémitisme aujourd’hui : une loi, une mémoire, une liberté

Antisemitismo oggi: una legge, una memoria, una libertà

In Italia stiamo discutendo di una legge sull’antisemitismo. Ed è giusto farlo. Perché l’antisemitismo non è un’opinione, non è una provocazione, non è una legittima forma di dissenso: è un pregiudizio antico, capace di trasformarsi in discriminazione, persecuzione e, come ci insegna la storia europea, in sterminio.

Il Parlamento è dunque chiamato a confrontarsi con una responsabilità enorme. Il cosiddetto “ddl antisemitismo”, nato come disegno di legge 1627 e confluito nel ddl 1004, non può essere affrontato né con superficialità né con la logica delle tifoserie.

Perché una cosa deve essere chiarissima: combattere l’antisemitismo significa difendere gli ebrei dall’odio. Ma non può significare mettere un bavaglio alla critica politica. Condannare l’antisemitismo non obbliga a condividere le scelte di un governo israeliano, così come criticare quelle scelte non autorizza nessuno a trasformare la polemica politica in odio contro gli ebrei.

È proprio su questa linea sottile che si misura la maturità di una democrazia.

Una legge può stabilire principi, introdurre strumenti, finanziare la conoscenza e la prevenzione. Ma non sarà una legge, da sola, a sconfiggere l’antisemitismo. Servono scuola, cultura, memoria. Serve soprattutto la capacità di riconoscere l’odio anche quando si presenta con parole nuove, travestito da slogan o da apparente analisi politica.

E serve un’altra cosa: il coraggio del dissenso.

È una lezione che dovrebbe starci particolarmente a cuore in Valle d’Aosta. La nostra Autonomia non è soltanto un insieme di competenze amministrative o finanziarie. È anche una storia di libertà, di pluralismo, di tutela delle minoranze, di confronto tra identità diverse. È, prima ancora, l’idea che una comunità possa governare una parte significativa del proprio destino senza rinunciare ai principi democratici.

Per questo proprio da una piccola terra di confine dovrebbe arrivare un messaggio semplice: contro l’odio, nessuna indulgenza. Ma contro il pensiero diverso, nessuna censura.

L’antisemitismo va combattuto senza esitazioni. La libertà di pensiero va difesa senza paura.

Perché un’Autonomia forte non ha bisogno di cittadini che pensano tutti allo stesso modo. Ha bisogno di cittadini liberi di pensare.

Antisemitismo oggi: una legge, una memoria, una libertà

En Italie, nous débattons actuellement d’une loi sur l’antisémitisme. Et c’est une bonne chose. Car l’antisémitisme n’est ni une opinion, ni une provocation, ni une forme légitime de dissidence : c’est un préjugé ancien, capable de se transformer en discrimination, en persécution et, comme nous l’enseigne l’histoire européenne, en extermination.

Le Parlement est donc appelé à faire face à une immense responsabilité. Le projet de loi dit « ddl antisemitismo », né sous le numéro 1627 et intégré ensuite au ddl 1004, ne peut être abordé ni avec légèreté ni selon la logique des camps politiques.

Car une chose doit être parfaitement claire : lutter contre l’antisémitisme signifie protéger les Juifs contre la haine. Mais cela ne peut signifier museler la critique politique. Condamner l’antisémitisme n’oblige pas à partager les choix d’un gouvernement israélien, tout comme critiquer ces choix n’autorise personne à transformer le débat politique en haine contre les Juifs.

C’est précisément sur cette ligne délicate que se mesure la maturité d’une démocratie.

Une loi peut fixer des principes, introduire des instruments, soutenir la connaissance et la prévention. Mais une loi, à elle seule, ne vaincra pas l’antisémitisme. Il faut l’école, la culture, la mémoire. Il faut surtout savoir reconnaître la haine même lorsqu’elle se présente sous des formes nouvelles, dissimulée derrière des slogans ou une apparente analyse politique.

Et il faut une autre chose : le courage de la dissidence.

C’est une leçon qui devrait nous être particulièrement chère en Vallée d’Aoste. Notre Autonomie n’est pas seulement un ensemble de compétences administratives ou financières. Elle est aussi une histoire de liberté, de pluralisme, de protection des minorités, de dialogue entre des identités différentes. Elle repose avant tout sur l’idée qu’une communauté puisse décider d’une part importante de son propre destin sans renoncer aux principes démocratiques.

C’est pourquoi, précisément depuis une petite terre de frontière, un message simple devrait pouvoir être lancé : face à la haine, aucune indulgence. Mais face à la pensée différente, aucune censure.

L’antisémitisme doit être combattu sans hésitation. La liberté de pensée doit être défendue sans peur.

Car une Autonomie forte n’a pas besoin de citoyens qui pensent tous de la même manière. Elle a besoin de citoyens libres de penser.

piero.minuzzo.gmail.com