C'è una domanda che più delle altre dovrebbe accompagnare l'annuncio di Eni sul tetto al prezzo dei carburanti: perché solo ora?
Da lunedì 28 settembre Eni fisserà un prezzo massimo di 1,99 euro al litro per la benzina e di 2,19 per il gasolio. Un intervento che, secondo la stessa società, significa circa 17 centesimi in meno rispetto ai livelli medi attuali. Una buona notizia? Certamente. Ma una buona notizia non cancella una domanda scomoda. Anzi, la rende ancora più necessaria.
Per settimane automobilisti, famiglie, lavoratori, autotrasportatori e imprese hanno pagato prezzi sempre più pesanti. Il carburante è diventato una tassa quotidiana sulla mobilità, sul lavoro e perfino sulla spesa. E adesso, improvvisamente, arriva il price cap.
La tempistica è quantomeno curiosa. Il tetto arriva proprio mentre cambia il meccanismo sulle accise e proprio mentre Eni stabilisce una misura iniziale di appena 30 giorni, eventualmente prorogabile fino alla fine dell'anno «in funzione dell'andamento del mercato e degli approvvigionamenti».
Ed è qui che il sospetto diventa legittimo, pur senza trasformarlo in una certezza.
Non sappiamo se Eni abbia semplicemente deciso di assumersi oggi una parte del costo per sostenere consumatori e imprese, come sostiene ufficialmente. Sappiamo però che fino a ieri il mercato consentiva prezzi molto più alti e che oggi, proprio quando il tema è diventato politicamente esplosivo, arriva un tetto.
Perché se tra un mese le quotazioni internazionali dovessero scendere, il tetto diventerebbe quasi irrilevante. Se invece dovessero rimanere alte, bisognerà capire se Eni sarà disposta a continuare ad assorbire il differenziale o se il prezzo tornerà semplicemente a seguire il mercato.
E c'è un'altra domanda ancora più scomoda: quanto hanno incassato, nel frattempo, le compagnie petrolifere mentre gli italiani pagavano il pieno a prezzi record?
Non basta chiamarla solidarietà. La solidarietà è un gesto straordinario. Qui parliamo di un bene essenziale per un'intera economia.
E soprattutto non basta applaudire un tetto di 30 giorni. Bisogna pretendere trasparenza: costi di approvvigionamento, margini industriali, prezzi all'ingrosso e prezzi alla pompa devono essere leggibili.
Perché il problema non è soltanto quanto pagheremo il prossimo pieno.
Il problema è perché siamo arrivati a pagarlo così tanto prima che qualcuno decidesse che era arrivato il momento di mettere un limite.
E se fra un mese il petrolio scenderà, saremo pronti a riconoscere che il mercato si è normalizzato.
Ma se il petrolio resterà alto e il tetto cadrà, allora una domanda resterà lì, pesantissima:
non è che qualcuno aveva semplicemente bisogno di fare cassa prima di concedersi il lusso di diventare solidale?
Perché solo ora?
Il y a une question qui devrait accompagner plus que toute autre l’annonce d’Eni concernant le plafonnement du prix des carburants : pourquoi seulement maintenant ?
À partir du lundi 28 septembre, Eni fixera un prix maximum de 1,99 euro le litre pour l’essence et de 2,19 euros pour le gazole. Selon l’entreprise elle-même, cela représente environ 17 centimes de moins que les niveaux moyens actuels. Une bonne nouvelle ? Certainement. Mais une bonne nouvelle n’efface pas une question. Au contraire, elle la rend encore plus nécessaire.
Pendant des semaines, automobilistes, familles, travailleurs, transporteurs et entreprises ont payé des prix toujours plus lourds. Le carburant est devenu une taxe quotidienne sur la mobilité, sur le travail et même sur les courses. Et maintenant, soudainement, voilà qu’arrive un plafonnement des prix.
Pourquoi maintenant ?
Le calendrier est pour le moins curieux. Le plafonnement intervient précisément au moment où le mécanisme des accises évolue et alors qu’Eni annonce une mesure initialement limitée à trente jours, éventuellement prolongeable jusqu’à la fin de l’année « en fonction de l’évolution du marché et des approvisionnements ».
Et c’est là que le soupçon devient légitime, sans pour autant pouvoir être transformé en certitude.
Nous ne savons pas si Eni a simplement décidé aujourd’hui d’assumer une partie du coût afin de soutenir les consommateurs et les entreprises, comme l’affirme officiellement le groupe. Nous savons en revanche que, jusqu’à hier, le marché permettait des prix beaucoup plus élevés et qu’aujourd’hui, précisément lorsque la question est devenue politiquement explosive, un plafond apparaît.
Alors une question doit être posée : combien de temps cela va-t-il réellement durer ?
Car si, dans un mois, les cours internationaux devaient baisser, le plafond deviendrait presque sans objet. Mais s’ils devaient rester élevés, il faudra comprendre si Eni sera disposée à continuer à absorber la différence ou si les prix repartiront tout simplement à la hausse au gré du marché.
Et il y a une autre question, encore plus dérangeante : combien les compagnies pétrolières ont-elles encaissé entre-temps, pendant que les Italiens payaient leur plein à des prix records ?
Il ne suffit pas de parler de solidarité. La solidarité est un geste exceptionnel. Ici, nous parlons d’un produit essentiel pour toute une économie.
Et surtout, il ne suffit pas d’applaudir un plafond de trente jours. Il faut exiger de la transparence : coûts d’approvisionnement, marges industrielles, prix de gros et prix à la pompe doivent pouvoir être clairement connus.
Car le problème n’est pas seulement de savoir combien nous paierons notre prochain plein.
Le vrai problème est de savoir pourquoi nous avons dû le payer aussi cher avant que quelqu’un ne décide qu’il était enfin temps de mettre une limite.
Et si, dans un mois, le prix du pétrole baisse, nous serons prêts à reconnaître que le marché s’est normalisé.
Mais si le pétrole reste cher et que le plafond disparaît, une question restera, lourde, impossible à éviter :
quelqu’un n’avait-il pas simplement besoin de faire du chiffre avant de s’offrir le luxe de devenir solidaire ?