Non chiamatela distrazione.
Non chiamatela prudenza.
Non chiamatela moderazione.
Chiamatela con il suo vero nome: vigliaccheria politica.
Perché quando degli studenti ebrei vengono aggrediti da militanti riconducibili all'estrema destra e la politica sceglie il silenzio, non siamo davanti a una semplice dimenticanza. Siamo davanti al fallimento morale di una classe dirigente che ha perso il coraggio di difendere i principi fondamentali della Repubblica.
L'antisemitismo non è un'opinione.
Il nazismo non è un'opinione.
Il fascismo non è un'opinione.
Sono il male assoluto della storia europea.
Eppure, mentre ragazzi vengono aggrediti per la loro identità ebraica, troppi esponenti delle istituzioni abbassano gli occhi. Misurano le parole. Pesano ogni dichiarazione. Calcolano il possibile ritorno elettorale. Come se la condanna dell'odio dovesse essere sottoposta ai sondaggi.
È questa la nuova casta.
Una casta che non difende più la democrazia con la schiena dritta, ma con il pallottoliere dei voti.
Una casta che trova sempre il tempo di fare quadrato quando uno dei propri uomini finisce sotto inchiesta. Lo abbiamo visto anche nelle polemiche che hanno accompagnato il caso di Andrea Delmastro Delle Vedove. Invece di lasciare che la magistratura svolgesse serenamente il proprio lavoro, una parte della maggioranza ha preferito trasformare la vicenda in una battaglia politica contro procure e giudici.
Quando invece a essere aggrediti sono ragazzi ebrei, improvvisamente cala il silenzio.
Due pesi.
Due misure.
Due morali.
La legge vale per gli avversari.
La solidarietà vale per gli amici.
Questo non è garantismo.
Questo è corporativismo politico.
È la vecchia logica della casta che si protegge da sola mentre pretende di impartire lezioni di legalità al Paese.
E c'è un'altra assenza che pesa.
Quella della politica valdostana.
La Valle d'Aosta è una terra nata dalla difesa delle libertà, delle minoranze e dell'autonomia. Proprio per questo il silenzio è ancora più incomprensibile. Chi rappresenta un'autonomia speciale dovrebbe sapere meglio di chiunque altro cosa significhi difendere una comunità quando viene colpita dall'intolleranza.
L'autonomia senza valori è soltanto amministrazione.
La politica senza coraggio è soltanto gestione del potere.
La democrazia senza memoria è soltanto una scatola vuota.
La storia non inizia mai con i campi di sterminio.
Inizia con le parole che diventano odio.
Con gli insulti che diventano normalità.
Con le aggressioni che vengono minimizzate.
Con gli estremisti che vengono tollerati.
Con i politici che scelgono di tacere.
Ogni silenzio istituzionale diventa un centimetro di spazio in più concesso all'intolleranza.
Ogni ambiguità diventa un incoraggiamento per chi pensa che l'odio possa tornare a camminare indisturbato.
La Costituzione italiana non è nata per caso.
È stata scritta sulle macerie del fascismo.
È stata pagata con il sangue di donne e uomini che hanno scelto di morire piuttosto che piegarsi alla dittatura.
Tacere davanti all'antisemitismo significa tradire quella storia.
Tacere davanti al neofascismo significa dimenticare perché esiste la nostra democrazia.
Chi governa non può scegliere quando indignarsi.
O si è sempre dalla parte della libertà, oppure non lo si è mai davvero.
Perché la neutralità davanti all'odio non esiste.
Esiste soltanto la responsabilità.
E la storia, prima o poi, presenta sempre il conto ai vigliacchi.
Casta naziskin politica
La caste politique face aux néonazis
N'appelez pas cela une distraction.
N'appelez pas cela de la prudence.
N'appelez pas cela de la modération.
Appelez cela par son vrai nom : la lâcheté politique.
Lorsque des étudiants juifs sont agressés par des militants d'extrême droite et que la classe politique choisit le silence, il ne s'agit pas d'un simple oubli. C'est une faillite morale. C'est le signe qu'une partie des responsables politiques a perdu le courage de défendre les valeurs fondamentales sur lesquelles repose notre démocratie.
L'antisémitisme n'est pas une opinion.
Le nazisme n'est pas une opinion.
Le fascisme n'est pas une opinion.
Ils représentent l'une des pages les plus sombres de l'histoire de l'Europe.
Et pourtant, alors que des jeunes sont pris pour cible parce qu'ils sont juifs, trop de responsables publics baissent les yeux. Ils pèsent leurs mots, calculent leurs déclarations, craignent davantage les conséquences électorales que leur devoir moral.
C'est ainsi qu'apparaît une nouvelle caste politique.
Une caste qui ne défend plus la démocratie avec conviction, mais avec les calculs des sondages et les équilibres du pouvoir.
Une caste qui se mobilise rapidement lorsqu'un des siens est visé par une enquête judiciaire. Les polémiques autour de l'affaire Andrea Delmastro Delle Vedove en sont, pour beaucoup d'observateurs, une illustration : une partie de la majorité a préféré dénoncer le rôle de la magistrature plutôt que laisser la justice suivre sereinement son cours.
Mais lorsque des étudiants juifs sont agressés, le silence devient assourdissant.
Deux poids.
Deux mesures.
Deux morales.
La loi pour les autres.
La solidarité pour les siens.
Ce n'est pas l'État de droit.
C'est le réflexe d'une caste qui protège ses propres intérêts avant de défendre les principes démocratiques.
Même en Vallée d'Aoste, ce silence devrait susciter une profonde réflexion. Une région autonome ne se définit pas seulement par ses compétences institutionnelles. Elle porte aussi une responsabilité historique et morale : celle de défendre les libertés, les minorités et le refus de toute forme de haine.
Une autonomie sans valeurs n'est qu'une administration.
Une politique sans courage n'est qu'une gestion du pouvoir.
Une démocratie sans mémoire devient une démocratie fragile.
L'Histoire ne commence jamais par les camps.
Elle commence par les discours de haine.
Par les insultes banalisées.
Par les agressions minimisées.
Par les extrémistes que l'on tolère.
Par les responsables politiques qui choisissent de se taire.
Chaque silence institutionnel offre un peu plus d'espace à l'intolérance.
Chaque ambiguïté renforce ceux qui rêvent du retour des idéologies les plus funestes.
La Constitution italienne est née des ruines du fascisme.
Elle a été écrite grâce au sacrifice de femmes et d'hommes qui ont choisi la liberté plutôt que la dictature.
Se taire face à l'antisémitisme, c'est trahir cet héritage.
Se taire face au néofascisme, c'est oublier pourquoi nos démocraties existent.
Un responsable politique ne peut pas choisir les injustices qui méritent son indignation.
On défend toujours la liberté, ou on cesse de la défendre.
Car face à la haine, la neutralité n'existe pas.
Il n'y a que la responsabilité.
Et l'Histoire finit toujours par juger ceux qui ont préféré le silence au courage.