L'estate della politica valdostana scorre sotto una cappa di apparente tranquillità. Le sedute del Consiglio regionale sono ormai alle spalle, i toni si sono inevitabilmente abbassati e l'impressione è quella di una pausa destinata a durare fino a settembre. Ma è una calma solo apparente. Sotto il livello dell'acqua, infatti, le correnti continuano a muoversi.
L'antefatto è noto. Davanti al Tribunale di Torino è pendente il procedimento che dovrà stabilire se il presidente della Regione, Renzo Testolin, sia decaduto dall'incarico in conseguenza della vicenda relativa ai mandati ricoperti in Giunta. Una decisione destinata ad avere effetti non soltanto sulla sua posizione personale, ma sull'intero assetto politico della Valle d'Aosta. Anche perché la questione, pur riguardando formalmente il presidente, investe indirettamente anche il vicepresidente Luigi Bertschy, che si trova nella medesima situazione giuridica, pur non essendo stato chiamato direttamente in giudizio.
È questa la ragione per cui, dietro il silenzio estivo, prevale soprattutto l'attesa. E forse anche una certa prudenza. Anzi, sarebbe più corretto parlare di timore.
In queste settimane si è parlato molto di possibili successioni, ma i nomi realmente spendibili sono pochi. O, meglio, quasi nessuno sembra avere una reale voglia di esporsi. La sensazione che circola nei palazzi è che Testolin intenda rimanere al proprio posto almeno fino alla sentenza del Tribunale di Torino. Una scelta favorita anche dal disorientamento che attraversa l'Union Valdôtaine, dove nessuno appare realmente pronto ad assumersi la responsabilità di raccoglierne l'eredità in un momento tanto delicato.
Non è soltanto una questione di leadership. È anche una questione di tempi e di rischio politico. Se il presidente decidesse infatti di dimettersi prima della sentenza, scatterebbero i sessanta giorni entro i quali il Consiglio regionale dovrebbe individuare un nuovo presidente. In mancanza di una maggioranza, la legislatura terminerebbe anticipatamente con il ritorno alle urne.
Ed è proprio qui che emerge il vero dato politico.
Per quanto si rincorrano indiscrezioni, ipotesi e ricostruzioni, oggi una maggioranza alternativa a quella attuale semplicemente non esiste. I numeri possono anche cambiare sulla carta, ma le incompatibilità politiche restano tutte. L'Union Valdôtaine difficilmente potrebbe immaginare un'alleanza con Fratelli d'Italia e con la Lega, così come appare altrettanto improbabile un ripensamento nei confronti del Partito Democratico. Anzi, il rapporto costruito in questi anni con Forza Italia, sia sul piano nazionale sia nella collaborazione quotidiana ad Aosta, rappresenta uno degli elementi di maggiore stabilità dell'attuale coalizione. La lealtà dimostrata finora dagli esponenti azzurri costituisce un patrimonio politico che nessuno sembra intenzionato a disperdere.
Per questo motivo, al di là delle dichiarazioni pubbliche, prevale un atteggiamento attendista. Nessuno ha interesse ad aprire una crisi prima che siano i giudici a chiarire il quadro. Nessuno sembra disposto ad assumersi il peso di una transizione che potrebbe trasformarsi rapidamente in una corsa verso elezioni anticipate.
Settembre, dunque, non rappresenterà semplicemente la ripresa dell'attività politica dopo la pausa estiva. Potrebbe diventare il mese della verità. La sentenza del Tribunale di Torino avrà inevitabilmente conseguenze politiche, qualunque ne sia l'esito. Se Testolin dovesse essere confermato nella piena legittimità del suo incarico, la maggioranza ne uscirebbe probabilmente rafforzata. Se invece dovesse essere dichiarato
In attesa di settembre
L’été de la politique valdôtaine s’écoule sous une apparente tranquillité. Les séances du Conseil régional sont désormais derrière nous, les tensions se sont inévitablement atténuées et l’impression générale est celle d’une pause destinée à durer jusqu’au mois de septembre. Mais il ne s’agit que d’un calme de façade. Sous la surface, en effet, les courants continuent de se déplacer.
Le contexte est connu. Le Tribunal de Turin est saisi d’une procédure qui devra déterminer si le président de la Région, Renzo Testolin, doit être déclaré déchu de ses fonctions en raison de la question liée aux mandats exercés au sein du Gouvernement régional. Une décision qui aura des conséquences non seulement sur sa situation personnelle, mais également sur l’ensemble de l’équilibre politique valdôtain. D’autant que cette affaire, même si elle concerne officiellement le président, touche indirectement aussi le vice-président Luigi Bertschy, qui se trouve dans une situation juridique similaire, bien qu’il n’ait pas été directement cité dans la procédure.
C’est précisément pour cette raison que, derrière le silence de l’été, domine surtout l’attente. Et peut-être aussi une certaine prudence. Ou, plus exactement, une certaine inquiétude.
Ces dernières semaines, beaucoup de noms ont circulé autour d’une éventuelle succession, mais les personnalités réellement susceptibles de prendre la relève sont peu nombreuses. Pour ne pas dire presque inexistantes. Surtout, personne ne semble véritablement désireux de s’exposer. Le sentiment qui circule dans les couloirs du pouvoir régional est que Renzo Testolin entend rester à son poste au moins jusqu’à la décision du Tribunal de Turin. Une position facilitée également par le désarroi qui traverse l’Union Valdôtaine, où personne ne semble réellement prêt à assumer la responsabilité de lui succéder dans une période aussi délicate.
Il ne s’agit pas uniquement d’une question de leadership. C’est aussi une question de calendrier et de risque politique. Si le président décidait en effet de démissionner avant la décision judiciaire, les soixante jours fatidiques commenceraient à courir pour permettre au Conseil régional de trouver un nouveau président. En l’absence d’une majorité capable de soutenir cette solution, la législature prendrait fin prématurément et les électeurs seraient appelés à retourner aux urnes.
C’est justement ici qu’apparaît la véritable donnée politique.
Malgré les rumeurs, les hypothèses et les reconstructions qui circulent, il n’existe aujourd’hui aucune majorité alternative à celle qui gouverne actuellement. Les équilibres peuvent évoluer sur le papier, mais les incompatibilités politiques restent bien présentes. L’Union Valdôtaine ne semble pas prête à envisager une alliance avec Fratelli d’Italia et avec la Ligue d’Andrea Manfrin, pas plus qu’elle ne paraît disposée à revenir en arrière concernant son alliance avec le Parti démocrate. D’autant que, au niveau national, la collaboration avec Forza Italia fonctionne particulièrement bien et que, sur le plan valdôtain, la fidélité démontrée jusqu’à présent par les trois conseillers régionaux du parti constitue un élément de stabilité que personne ne semble vouloir remettre en cause.
C’est pourquoi, au-delà des déclarations publiques, c’est une attitude d’attente qui prévaut. Personne n’a intérêt à provoquer une crise avant que les juges ne clarifient la situation. Personne ne semble vouloir porter le poids d’une transition qui pourrait rapidement se transformer en une course vers des élections anticipées.
Septembre ne sera donc pas simplement le mois de la reprise de l’activité politique après la pause estivale. Il pourrait devenir le mois de vérité. La décision du Tribunal de Turin aura inévitablement des conséquences politiques, quel que soit son contenu. Si Renzo Testolin est confirmé dans la pleine légitimité de ses fonctions, la majorité pourrait en sortir renforcée. Si, au contraire, il devait être déclaré déchu, une phase entièrement nouvelle s’ouvrirait, dans laquelle le temps deviendrait le principal adversaire de la politique.
D’ici là, la Vallée d’Aoste vivra cette longue parenthèse estivale, dans laquelle chacun semble attendre qu’une salle de justice, plus qu’une salle du Conseil régional, écrive le prochain chapitre de la législature valdôtaine.
Et c’est peut-être là l’aspect le plus singulier de cette affaire : l’avenir politique de la Région, pour l’instant, ne semble pas dépendre uniquement des stratégies des partis, mais aussi de la décision d’un tribunal.