Chez Nous - 29 giugno 2026, 08:00

Aoste, capitale qui tourne le dos au football

Aosta Capitale ripudia il calcio

Paradossale, quasi surreale, ma tremendamente reale: il CGC Aosta conquista la Promozione con un punto di vantaggio sul Gaglianico, dopo un percorso sportivo costruito con pazienza, ostinazione e sacrificio, e si ritrova – nel giorno della festa – senza una casa. O meglio: senza un campo vero dove allenarsi e giocare stabilmente.

Una squadra che sale, ma un territorio che non sembra seguirla. E qui il nodo non è sportivo: è politico, urbanistico, culturale.

Il dato è semplice e pesante. Il club guidato da Giulio De Ceglie, allenatore e presidente, si è guadagnato sul campo una categoria che a Aosta mancava da oltre quindici anni. Eppure, mentre il calcio “torna” in Promozione, il capoluogo appare come se avesse deciso, lentamente ma in modo abbastanza chiaro, di voltargli le spalle.

Il vecchio stadio Mario Puchoz, simbolo storico del calcio cittadino, è stato destinato a parco pubblico. Una scelta che qualcuno rivendica come riqualificazione urbana, altri vivono come una rimozione di memoria sportiva. Nel frattempo, per compensare, si è arrivati persino a un gesto simbolico che fa discutere: l’intitolazione del campo da rugby a Giorgio Dalmonte, figura amatissima del calcio valdostano. Un incrocio di codici sportivi che, invece di unire, finisce per alimentare la sensazione di smarrimento.

Il risultato è che il CGC Aosta oggi “vaga” tra impianti diversi in Valle e anche in Piemonte. Una squadra promossa che non ha stabilità logistica. Un paradosso che in altre realtà sarebbe impensabile, ma che qui diventa quasi normalità amministrativa.

Eppure le parole di De Ceglie raccontano una storia diversa, quasi opposta rispetto al disordine istituzionale attorno al club:

“Quello che tengo a fare emergere è un percorso partito 26 anni fa. La nostra idea è sempre stata quella di valorizzare il calcio dilettantistico, quel calcio vero che va oltre i soldi e che si fonda sui valori. Siamo partiti dal nulla, dalla Terza Categoria alla Promozione, l’abbiamo fatto senza un centro sportivo, cercando di arrangiarci”.

Dentro queste parole c’è tutto: il calcio come appartenenza, come continuità, come scelta di vita. Ma fuori da queste parole c’è una realtà molto meno poetica: una società che cresce, ma senza infrastrutture; una città che celebra lo sport a parole, ma lo rende difficile nei fatti.

Il punto non è solo il CGC Aosta. Il punto è Aosta stessa, o meglio la sua idea di sport. Perché qui la domanda non è se il calcio abbia futuro, ma se abbia ancora diritto di spazio. E quando una città rinuncia progressivamente ai suoi luoghi sportivi storici senza costruirne di equivalenti, il rischio non è la modernizzazione: è la desertificazione.

Si può discutere del Puchoz trasformato in parco, si può discutere delle scelte urbanistiche, si può persino discutere della centralità del rugby o di altre discipline. Ma non si può ignorare il dato politico di fondo: il calcio dilettantistico, quello vero, quello che tiene insieme comunità e quartieri, sembra sempre più un ospite scomodo.

E allora il titolo non è provocazione gratuita, ma constatazione amara: Aosta Capitale ripudia il calcio.

Non per dichiarazione ufficiale, ma per somma di scelte, rinvii, assenze. E intanto una squadra sale di categoria e continua a fare quello che dovrebbe fare lo sport: esistere, crescere, rappresentare.

Il problema è che lo fa senza casa. E una squadra senza casa, anche quando vince, resta sospesa.

Aosta Capitale ripudia il calcio

Paradoxal, presque irréel, mais terriblement concret : le CGC Aosta décroche la montée en Promotion avec un point d’avance sur le Gaglianico, au terme d’un parcours bâti sur la patience, l’obstination et le sacrifice, et se retrouve – le jour de la fête – sans véritable foyer. Ou plutôt : sans terrain stable où s’entraîner et jouer.

Une équipe qui monte, mais un territoire qui ne semble pas la suivre. Et ici, le problème n’est pas sportif : il est politique, urbanistique et culturel.

Le constat est simple et lourd. Le club dirigé par Giulio De Ceglie, entraîneur et président, a gagné sur le terrain une catégorie que la ville d’Aoste n’avait plus connue depuis plus de quinze ans. Et pourtant, alors que le football “revient” en Promotion, la capitale régionale donne l’impression d’avoir progressivement, mais assez clairement, tourné le dos à ce sport.

L’ancien stade Mario Puchoz, symbole historique du football local, a été transformé en parc public. Une décision que certains présentent comme une requalification urbaine, tandis que d’autres la vivent comme une perte de mémoire sportive. Dans le même temps, pour compenser, on en arrive à un geste symbolique qui fait débat : la dédicace du terrain de rugby à Giorgio Dalmonte, figure très aimée du football valdôtain. Un croisement de codes sportifs qui, au lieu de rapprocher, renforce une sensation de confusion.

Résultat : le CGC Aosta “erre” aujourd’hui entre différents terrains en Vallée d’Aoste et même au Piémont. Une équipe promue sans stabilité logistique. Un paradoxe qui ailleurs serait difficilement concevable, mais qui ici devient presque une normalité administrative.

Et pourtant, les paroles de De Ceglie racontent une autre histoire, presque opposée au désordre institutionnel qui entoure le club :

« Ce que je veux faire émerger, c’est un parcours commencé il y a 26 ans. Notre idée a toujours été de valoriser le football amateur, ce vrai football qui dépasse l’argent et repose sur les valeurs. Nous sommes partis de rien, de la Troisième catégorie jusqu’à la Promotion, sans centre sportif, en nous débrouillant. »

Ces mots disent tout : le football comme appartenance, continuité et choix de vie. Mais en dehors de ces mots, la réalité est bien moins poétique : une société sportive qui grandit sans infrastructures, une ville qui célèbre le sport dans les discours mais le rend difficile dans les faits.

Le véritable enjeu ne concerne pas seulement le CGC Aosta. Il concerne Aoste elle-même, ou plutôt sa conception du sport. Car la question n’est plus de savoir si le football a un avenir, mais s’il a encore droit à un espace. Et lorsqu’une ville renonce progressivement à ses lieux sportifs historiques sans les remplacer par des structures équivalentes, le risque n’est pas la modernisation : c’est la désertification.

On peut débattre de la transformation du Puchoz en parc, on peut débattre des choix urbanistiques, on peut même discuter de la place du rugby ou d’autres disciplines. Mais on ne peut pas ignorer le fait politique de fond : le football amateur, celui des communautés et des quartiers, semble de plus en plus devenir un invité encombrant.

Et ainsi, le titre n’est pas une provocation gratuite, mais un constat amer :

Aoste, capitale qui tourne le dos au football.

Pas par décision officielle, mais par accumulation de choix, de reports et d’absences. Pendant ce temps, une équipe monte de catégorie et continue à faire ce que le sport devrait toujours faire : exister, grandir, représenter.

Le problème, c’est qu’elle le fait sans maison. Et une équipe sans maison, même lorsqu’elle gagne, reste en suspens.

piero.minuzzo@gmail.com