Ci sono schiaffi che fanno rumore. E poi ci sono quelli che attraversano le Alpi.
L'ultimo è arrivato dalla Svizzera, dove gli elettori hanno bocciato con circa il 55% dei voti il referendum promosso dalla destra nazionalista per imporre un tetto alla popolazione e, di fatto, limitare drasticamente l'immigrazione. Una campagna costruita sulla paura dello straniero, sull'idea che ogni problema – dalla casa alla sicurezza, fino ai trasporti – abbia un solo responsabile: chi arriva da fuori. Gli svizzeri, invece, hanno risposto con un secco no.
È una lezione politica che dovrebbe far riflettere anche chi, in Italia, continua a trasformare i migranti nel bersaglio preferito di ogni campagna elettorale. Il pensiero corre inevitabilmente a Salvini e Meloni, che da anni alimentano una narrazione nella quale l'immigrazione non è una questione complessa da governare, ma un nemico da combattere.
La destra sovranista vive di slogan semplici. Se manca una casa, è colpa degli immigrati. Se c'è criminalità, è colpa degli immigrati. Se gli stipendi sono bassi, è colpa degli immigrati. Se gli ospedali sono in difficoltà, ancora una volta il dito punta verso gli immigrati.
Peccato che la realtà sia infinitamente più complicata.
La Svizzera è uno dei Paesi più pragmatici del mondo. Non è certo un laboratorio di buonismo. Ha regole severe, controlli rigorosi e pretende integrazione. Ma quando è stata chiamata a scegliere tra la propaganda identitaria e gli interessi concreti del Paese, ha deciso che l'economia, il lavoro, i rapporti con l'Europa e il buon senso valevano più degli slogan. Governo, imprese e gran parte delle forze politiche avevano avvertito che quel referendum avrebbe rischiato di isolare il Paese e di compromettere gli accordi con l'Unione europea. Gli elettori li hanno ascoltati.
È curioso osservare come proprio coloro che si definiscono "il popolo" finiscano spesso per non fidarsi del popolo quando questo vota diversamente dalle loro aspettative.
Naturalmente nessuno sostiene che l'immigrazione sia un problema inesistente. Esiste. Va governata. Servono controlli, regole, rimpatri quando necessari e politiche di integrazione efficaci. Ma trasformare milioni di persone in un capro espiatorio permanente è un'altra cosa. È propaganda.
La destra europea ha costruito un'intera stagione politica sulla paura. Una paura spesso alimentata con numeri decontestualizzati, episodi di cronaca trasformati in regola generale e un linguaggio che divide il mondo in "noi" e "loro".
La Svizzera ha dimostrato che si può essere rigorosi senza essere isterici. Che si può discutere di immigrazione senza scivolare nella xenofobia. E soprattutto che non basta evocare invasioni e sostituzioni etniche per convincere una maggioranza di cittadini.
Per questo il voto svizzero rappresenta una sberla politica anche per chi, in Italia, continua a fare della paura il principale programma di governo. Perché quando gli elettori hanno potuto scegliere tra il pragmatismo e la propaganda, hanno preferito il primo.
Forse è questa la vera notizia.
Non che abbia perso un referendum la destra xenofoba svizzera.
Ma che abbia perso il metodo politico che da anni ispira buona parte del sovranismo europeo: urlare più forte dei problemi, anziché provare davvero a risolverli.
La sberla svizzera a Salvini e Meloni
Il y a des gifles qui font du bruit. Et puis il y a celles qui traversent les Alpes.
La dernière est venue de Suisse, où les électeurs ont rejeté à environ 55 % des voix le référendum porté par la droite nationaliste visant à instaurer un plafond de population et, de fait, à limiter drastiquement l’immigration. Une campagne construite sur la peur de l’étranger, sur l’idée que chaque problème – du logement à la sécurité, en passant par les transports – n’aurait qu’un seul responsable : ceux qui viennent d’ailleurs. Les Suisses, eux, ont répondu par un net non.
C’est une leçon politique qui devrait faire réfléchir aussi ceux qui, en Italie, continuent de transformer les migrants en cible privilégiée de chaque campagne électorale. La pensée va inévitablement à Salvini et Meloni, qui depuis des années alimentent un récit dans lequel l’immigration n’est pas une question complexe à gouverner, mais un ennemi à combattre.
La droite souverainiste vit de slogans simples. S’il manque un logement, c’est la faute des immigrés. S’il y a de la criminalité, c’est la faute des immigrés. Si les salaires sont bas, c’est la faute des immigrés. Si les hôpitaux sont en difficulté, encore une fois, le doigt pointe les immigrés.
Sauf que la réalité est infiniment plus complexe.
La Suisse est l’un des pays les plus pragmatiques du monde. Ce n’est certainement pas un laboratoire de naïveté. Elle a des règles strictes, des contrôles rigoureux et exige l’intégration. Mais lorsqu’il a fallu choisir entre la propagande identitaire et les intérêts concrets du pays, elle a décidé que l’économie, le travail, les relations avec l’Europe et le bon sens valaient plus que les slogans. Le gouvernement, les entreprises et une grande partie des forces politiques avaient averti que ce référendum risquait d’isoler le pays et de compromettre les accords avec l’Union européenne. Les électeurs les ont écoutés.
Il est curieux de constater que ceux-là mêmes qui se définissent comme “le peuple” finissent souvent par ne pas faire confiance au peuple lorsque celui-ci vote différemment de leurs attentes.
Bien sûr, personne ne prétend que l’immigration n’est pas un problème. Elle en est un. Elle doit être gérée. Il faut des contrôles, des règles, des retours lorsque cela est nécessaire et des politiques d’intégration efficaces. Mais transformer des millions de personnes en bouc émissaire permanent est autre chose. C’est de la propagande.
La droite européenne a construit toute une époque politique sur la peur. Une peur souvent alimentée par des chiffres décontextualisés, des faits divers transformés en règle générale, et un langage qui divise le monde entre “nous” et “eux”.
La Suisse a montré qu’on peut être rigoureux sans être hystérique. Qu’on peut débattre de l’immigration sans glisser dans la xénophobie. Et surtout qu’il ne suffit pas d’évoquer des invasions ou des substitutions ethniques pour convaincre une majorité de citoyens.
C’est pour cela que le vote suisse représente une gifle politique aussi pour ceux qui, en Italie, continuent de faire de la peur le principal programme de gouvernement. Parce que lorsque les électeurs ont dû choisir entre le pragmatisme et la propagande, ils ont préféré le premier.
Peut-être est-ce là la véritable nouvelle.
Non pas que la droite xénophobe suisse ait perdu un référendum.
Mais que c’est une méthode politique entière qui a perdu, celle qui inspire depuis des années une bonne partie du souverainisme européen : crier plus fort que les problèmes, plutôt que de tenter réellement de les résoudre.