FEDE E RELIGIONI - 13 giugno 2026, 12:29

ÉVANGILE DE DIMANCHE: LA COMPASSION DE JÉSUS SOURCE DE L'ACTION MISSIONNAIRE

XIème D.T.O, A - À partir d’octobre, tous les dimanches et les jours de fête d’obligation, la Sainte Messe sera célébrée à 9 h 30 en l’église Saint-Martin-de-Corléans à Aoste. La Messe sera célébrée en français, animée par des chants en français et en latin interprétés par le chœur dirigé par Iris Boniface Stévenin, avec l’accompagnement musical à l’orgue assuré par le professeur Paolo Torrente, enseignant à la Sfom.

En ce onzième dimanche du temps ordinaire, les textes liturgiques convergent sur le thème de la mission. La raison profonde de la mission est la compassion de Jésus envers les foules désorientées, comme des brebis sans berger.

Dans ce discours de la mission, les disciples, qui doivent être « sel de la terre et lumière du monde » (Mt 5,13-14), sont envoyés d'abord « vers les brebis perdues de la maison d'Israël ». Il ne s'agit pas d'un mépris envers les païens et les Samaritains, mais d'une question de méthodologie progressive. Le contenu de la mission n'est pas abstrait, mais concret et pratique.

1. L'ÉMOTION DU COEUR DE JÉSUS

La raison profonde de la mission est l'amour de Dieu qui ne veut perdre personne. Son cœur plein de tendresse ne délaisse aucun de ses enfants. La première partie de l'oraison de ce dimanche le confirme dans cette formule : « Seigneur Dieu, force de ceux qui espèrent en toi, sois favorable à nos appels : puisque, mortels et fragiles, nous ne pouvons rien sans toi, donne-nous toujours le secours de ta grâce ». Saint Augustin priait dans ce sens en disant : « Donne, Seigneur, ce que tu commandes et commande ce que tu veux ». Il voulait montrer que sans sa grâce, nous ne pouvons rien faire.

La cause fondamentale de la mission évangélique est donc l'amour débordant de Dieu pour son peuple. Dans la première lecture du livre de l'Exode, Dieu lui-même prend l'initiative de transformer un peuple misérable en une nation sainte, royale et sacerdotale. Dieu, qui siège dans les hauteurs, appelle du haut de la montagne Moïse pour lui confier cette mission auprès des fils d'Israël : « Si vous écoutez ma voix et gardez mon alliance, vous serez mon domaine particulier ».

Le missionnaire doit d'abord être au lieu du rendez-vous avec le Seigneur pour se nourrir de sa parole, afin de devenir ensuite parole vivante, libératrice pour les cœurs brisés et broyés. Le missionnaire de la Bonne Nouvelle est le porte-parole de Dieu et agit in persona Christi.

2. DE LA COMPASSION À L'ACTION

L'introduction du discours de la mission reprend l'action évangélisatrice de Jésus en Galilée : « Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple » (Mt 4,23). Ce qui précède l'action missionnaire est l'attention et la compassion de Jésus. Il sort, il voit, il a pitié et agit. Son action comporte deux aspects, à savoir la prédication et la guérison des infirmités qui paralysent l'homme.

Le cœur de Jésus est sensible à nos misères. L'Évangile précise : « À la vue des foules, il en eut pitié (...). Alors il dit à ses disciples : la moisson est abondante, mais les ouvriers peu nombreux ; priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers à sa moisson » (Mt 9,36-37). La mission, pour Jésus, est très urgente pour le salut du monde. Le temps passe et cette urgence presse d'annoncer au monde que le Royaume des cieux est proche.

Le choix de ce petit groupe au chiffre symbolique « 12 » est l'acte de confiance que Jésus place en nous. Le Dieu de Jésus-Christ assume le grand risque de confier cette œuvre divine aux pauvres que nous sommes. Mais « rien n'est impossible à Dieu » (Lc 1,37). Le Fils de Dieu connaît nos misères, il connaît même celui qui va le trahir et le choisit tout de même. Il n'appelle pas des hommes suffisants, privilégiés, intelligents de classe aristocratique. La révolution du Christ réside d'abord dans cet acte de choix. Les simples pêcheurs deviennent des pêcheurs d'hommes. La mission qui naît du cœur de Dieu, riche en miséricorde, est donc le rayonnement de cet amour pour notre salut.

3. LES INDICATIONS POUR LA MISSION

La première tâche du missionnaire doit être la prière. Jésus recommande avant tout la prière. Le premier responsable de la moisson est le Père, qui envoie son Fils pour manifester sa tendresse. L'appelé à être ouvrier dans la moisson du Père doit rester constamment à l'écoute du Verbe dans la prière. Ensuite, le missionnaire, étant instrument de Dieu, ne fait pas de propagande idéologique. Saint Paul avait bien compris sa mission quand il crie : « Malheur à moi si je n'annonçais pas l'Évangile » (1 Co 9,16).

La troisième indication est l'interdiction d'aller n'importe où. Jésus leur dit : « Ne prenez pas le chemin qui mène vers les nations païennes ». Pourquoi cette interdiction ? La mission doit suivre une méthodologie. La vocation d'Israël est d'être lumière des nations.

Le missionnaire de la Bonne Nouvelle doit refléter ce qu'il annonce afin d'être un signe qui interroge et qui interpelle. Il est appelé à prendre soin des brebis perdues d'Israël. Le missionnaire de l'Évangile prolonge les œuvres du Seigneur qui libèrent tout homme et tout l'homme. Le missionnaire du Christ, sans être un homme de science ou de richesse, ne cesse d'étonner les puissants de ce monde. Le Christ annoncé ne tolère pas la neutralité.

4. PRIÈRE POUR LA MISSION

Seigneur Jésus, tu connais nos misères. Notre monde a tant besoin de ta parole et de ton secours. Après deux mille ans d'évangélisation, ta parole reste en surface chez tant de chrétiens. Il y en a d'autres qui n'ont pas encore reçu cette parole de lumière. Envoie tes messagers, Seigneur, dans ta vigne. Suscite tant de jeunes à œuvrer dans ta moisson, afin que tous soient un dans l'unité de la Trinité sainte, le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Amen.

Bon dimanche, frères et sœurs.
Paix et joie dans nos cœurs et dans le monde.

Ton frère,
Abbé Ferdinand Nindorera.

ascova