Chez Nous - 08 giugno 2026, 08:00

Les parapharmacies, un luxe

Parafarmaci, un lusso

Ci sono malattie che si curano con i farmaci e altre che, sempre più spesso, si curano con il portafoglio.

Non è una provocazione, ma una realtà che molti cittadini sperimentano ogni volta che escono da uno studio medico o da una farmacia. La ricetta finisce, ma i consigli continuano: un integratore per favorire il recupero, un probiotico per proteggere l'intestino, una crema specifica, un collirio, un prodotto per alleviare gli effetti collaterali di una terapia, un preparato per sostenere le articolazioni, il sistema immunitario o la circolazione. Prodotti che, in molti casi, vengono suggeriti come parte del percorso di cura.

Il problema non è tanto discutere se siano utili oppure no. Sarà il medico, sulla base delle conoscenze scientifiche e della situazione del paziente, a valutarne l'opportunità. Il vero nodo è un altro: il loro costo grava quasi interamente sulle spalle del cittadino.

Ed è qui che il diritto alla salute comincia a fare i conti con il reddito.

Il Servizio sanitario nazionale rimborsa i farmaci inseriti nei livelli essenziali di assistenza, ma non i parafarmaci. Lo stesso accade, nella maggior parte dei casi, con le assicurazioni sanitarie integrative, che escludono questi prodotti dai rimborsi. Così, se una terapia comprende anche parafarmaci consigliati dal medico, il paziente deve aprire il portafoglio.

Finché si tratta di pochi euro, il problema può sembrare marginale. Ma basta entrare in una farmacia per rendersi conto che molti parafarmaci hanno prezzi che oscillano tra i venti e i cinquanta euro, talvolta anche oltre. E quando le confezioni si moltiplicano, quando le patologie sono croniche o coinvolgono più componenti della famiglia, la spesa mensile diventa pesante.

Per chi percepisce uno stipendio adeguato è un sacrificio. Per un pensionato al minimo, per una famiglia monoreddito, per chi vive una situazione economica fragile, può diventare un ostacolo insormontabile.

A quel punto la domanda non è più quale sia il prodotto migliore.

La domanda diventa: me lo posso permettere?

E quando la risposta è no, accade ciò che nessuna società civile dovrebbe accettare. Si rinuncia. Si dimezzano le dosi. Si allungano i tempi di assunzione. Si spera che basti il farmaco mutuabile, rinunciando a ciò che il medico ha ritenuto utile per completare il percorso terapeutico.

La salute finisce così per essere misurata non soltanto dalla gravità della malattia, ma anche dalla disponibilità del conto corrente.

È una forma silenziosa di disuguaglianza sanitaria, che non riempie le pagine dei giornali come le liste d'attesa o la carenza di medici, ma che coinvolge ogni giorno migliaia di persone. Perché la sanità pubblica può garantire una visita, una diagnosi e una prescrizione, ma se una parte sempre più consistente del trattamento ricade su prodotti non rimborsabili, il principio dell'universalità rischia di perdere forza.

Non si tratta di chiedere che ogni integratore o ogni parafarmaco venga automaticamente pagato dallo Stato. Sarebbe irrealistico e, in alcuni casi, neppure giustificato. Si tratta piuttosto di interrogarsi su un fenomeno che merita attenzione: quando prodotti ritenuti utili dal medico diventano di fatto accessibili solo a chi può permetterseli, il rischio è quello di creare una sanità a due velocità.

Da una parte chi può seguire integralmente il percorso consigliato.

Dall'altra chi deve scegliere ogni mese tra la salute e le altre necessità quotidiane.

La Costituzione italiana afferma che la tutela della salute è un diritto fondamentale dell'individuo e un interesse della collettività. È un principio che dovrebbe valere indipendentemente dal reddito, dall'età o dalla pensione percepita.

E invece cresce la sensazione che, accanto alla medicina delle ricette, si stia sviluppando una medicina dello scontrino. Una medicina nella quale non sempre è la patologia a stabilire la cura completa, ma la capacità economica di chi quella cura dovrebbe seguirla.

È una riflessione che la politica, il mondo sanitario e le stesse compagnie assicurative dovrebbero affrontare con serietà. Perché il rischio non è soltanto quello di aumentare la spesa privata delle famiglie. Il rischio è molto più profondo: trasformare la salute in un privilegio anziché in un diritto.

E una società che considera i parafarmaci un lusso per molti cittadini dovrebbe interrogarsi non sul prezzo esposto sugli scaffali, ma sul valore che attribuisce all'uguaglianza delle cure.

Parafarmaci un lusso

Il existe des maladies que l'on soigne avec des médicaments, et d'autres qui, de plus en plus souvent, se soignent avec son portefeuille.

Ce n'est pas une provocation, mais une réalité que de nombreux citoyens constatent chaque fois qu'ils quittent un cabinet médical ou une pharmacie. L'ordonnance s'arrête, mais les recommandations continuent : un complément alimentaire pour favoriser la récupération, un probiotique pour protéger l'intestin, une crème spécifique, un collyre, un produit destiné à atténuer les effets secondaires d'un traitement, une préparation pour soutenir les articulations, le système immunitaire ou la circulation. Autant de produits qui, dans bien des cas, sont conseillés comme faisant partie intégrante du parcours de soins.

Le problème n'est pas tant de savoir s'ils sont utiles ou non. C'est au médecin, en fonction des connaissances scientifiques et de la situation du patient, d'en apprécier la pertinence. Le véritable problème est ailleurs : leur coût repose presque entièrement sur les épaules du citoyen.

Et c'est précisément là que le droit à la santé commence à dépendre du niveau de revenu.

Le Service national de santé rembourse les médicaments figurant parmi les prestations essentielles, mais pas les produits de parapharmacie. Il en va de même, dans la plupart des cas, des assurances santé complémentaires, qui excluent ces produits de leurs remboursements. Ainsi, lorsqu'un traitement comprend également des produits de parapharmacie recommandés par le médecin, c'est au patient de mettre la main à la poche.

Tant qu'il ne s'agit que de quelques euros, le problème peut paraître marginal. Mais il suffit d'entrer dans une pharmacie pour constater que nombre de produits de parapharmacie coûtent entre vingt et cinquante euros, voire davantage. Et lorsque les boîtes se multiplient, lorsque les pathologies deviennent chroniques ou concernent plusieurs membres d'une même famille, la dépense mensuelle devient lourde.

Pour celui qui bénéficie d'un revenu confortable, il s'agit d'un sacrifice. Pour un retraité percevant une pension minimale, pour une famille vivant avec un seul salaire ou pour toute personne en situation économique précaire, cela peut devenir un obstacle insurmontable.

À partir de ce moment-là, la question n'est plus de savoir quel est le meilleur produit.

La véritable question devient : puis-je me le permettre ?

Et lorsque la réponse est non, il se produit ce qu'aucune société civilisée ne devrait accepter. On renonce. On réduit les doses. On espace les prises. On espère que le médicament remboursé suffira, en renonçant à ce que le médecin avait jugé utile pour compléter le traitement.

La santé finit ainsi par être déterminée non seulement par la gravité de la maladie, mais aussi par l'état du compte bancaire.

Il s'agit d'une forme silencieuse d'inégalité sanitaire, qui ne fait pas les gros titres comme les listes d'attente ou le manque de médecins, mais qui touche chaque jour des milliers de personnes. Car si la santé publique garantit une consultation, un diagnostic et une prescription, dès lors qu'une part de plus en plus importante du traitement repose sur des produits non remboursables, le principe même de l'universalité des soins risque de s'affaiblir.

Il ne s'agit pas de demander que chaque complément alimentaire ou chaque produit de parapharmacie soit automatiquement pris en charge par l'État. Ce serait irréaliste et, dans certains cas, difficilement justifiable. Il s'agit plutôt de s'interroger sur un phénomène qui mérite toute notre attention : lorsque des produits jugés utiles par le médecin deviennent, dans les faits, accessibles uniquement à ceux qui peuvent se les offrir, le risque est celui de créer une médecine à deux vitesses.

D'un côté, ceux qui peuvent suivre intégralement le traitement recommandé.

De l'autre, ceux qui doivent choisir, chaque mois, entre leur santé et les autres besoins essentiels de la vie quotidienne.

La Constitution italienne affirme que la protection de la santé est un droit fondamental de l'individu et un intérêt de la collectivité. Un principe qui devrait s'appliquer indépendamment du revenu, de l'âge ou du montant de la pension.

Pourtant, le sentiment grandit qu'à côté de la médecine de l'ordonnance se développe une médecine du ticket de caisse. Une médecine où ce n'est plus seulement la pathologie qui détermine la qualité du traitement, mais aussi la capacité financière de celui qui devrait le suivre.

Voilà une réflexion que le monde politique, les professionnels de la santé et les compagnies d'assurance devraient aborder avec sérieux. Car le risque ne se limite pas à l'augmentation des dépenses privées des familles. Il est bien plus profond : transformer la santé en un privilège plutôt qu'en un droit.

Et une société qui considère les produits de parapharmacie comme un luxe pour une partie de ses citoyens devrait s'interroger non pas sur le prix affiché en rayon, mais sur la valeur qu'elle accorde à l'égalité d'accès aux soins.

piero.minuzzo@gmail.com