In occasione dell'ottantesimo anniversario della nascita della Repubblica italiana, la presidente del Consiglio Giorgia Meloni ha pronunciato una frase che avrebbe meritato ben altro sviluppo: «Dopo 80 anni dobbiamo chiederci che Repubblica vogliamo essere domani».
Parole importanti. Parole da statista. Parole che avrebbero dovuto aprire una riflessione sul futuro del Paese, sulla società che vogliamo costruire, sui diritti che intendiamo garantire, sulle opportunità da offrire alle nuove generazioni e sulla protezione da assicurare a chi è rimasto indietro.
E invece nulla.
La frase è rimasta sospesa nel vuoto. Nessuna spiegazione. Nessuna visione. Nessun progetto di Repubblica. Nessuna idea concreta di quale Italia dovrebbe emergere nei prossimi decenni.
Forse perché la Repubblica raccontata dai palazzi del potere è molto diversa da quella vissuta ogni giorno dai cittadini.
Per capire quale Repubblica vogliono davvero gli italiani non servono convegni, sondaggi o campagne pubblicitarie. Basterebbe che la presidente del Consiglio trascorresse una settimana in un patronato. Non una visita di cortesia davanti alle telecamere, ma una settimana intera dietro una scrivania ad ascoltare le persone.
Troverebbe pensionati che non riescono più a sostenere le spese quotidiane. Lavoratori precari che alternano occupazione e disoccupazione. Famiglie che rinunciano a cure mediche perché i tempi della sanità pubblica sono incompatibili con le loro necessità. Giovani che non riescono a costruirsi un futuro e anziani che aiutano economicamente figli e nipoti con pensioni sempre più erose dall'inflazione.
Scoprirebbe una verità semplice: agli italiani interessa poco o nulla delle sofisticate discussioni sulla riforma della legge elettorale. Non perché siano disinteressati alla politica, ma perché hanno problemi molto più urgenti da affrontare.
La Repubblica che chiedono non è quella dei giochi di Palazzo.
È quella delle liste d'attesa che si accorciano.
È quella degli stipendi che consentono di arrivare a fine mese.
È quella delle pensioni dignitose.
È quella di un fisco equo, dove chi paga le tasse non si sente ogni anno preso in giro da nuovi condoni, sanatorie e ammiccamenti ai furbetti.
Da anni sentiamo parlare della stabilità garantita dal governo Meloni. La stabilità è certamente un valore. Nessuno auspica l'instabilità politica cronica che ha caratterizzato tante stagioni della nostra Repubblica.
Ma la stabilità, da sola, non riempie il frigorifero.
Non riduce le disuguaglianze.
Non migliora i salari.
Non garantisce il diritto alla salute.
Non rende più giusta la distribuzione del carico fiscale.
La stabilità non può diventare un fine. Deve essere uno strumento per migliorare la vita delle persone. Altrimenti rischia di trasformarsi in una parola vuota, buona per i discorsi ufficiali ma incapace di incidere sulla realtà.
Nel frattempo le accise aumentano, il costo della vita continua a pesare sui bilanci familiari e milioni di italiani fanno sempre più fatica a sostenere le spese essenziali. Le statistiche raccontano una crescita economica che molti cittadini non riescono a vedere nelle proprie tasche.
La distanza tra il Paese reale e il Paese raccontato dalla politica continua ad allargarsi.
Per questo la domanda posta dalla presidente del Consiglio merita una risposta diversa.
Che Repubblica vogliamo essere domani?
Una Repubblica che non premi gli evasori mentre chiede sacrifici ai contribuenti onesti.
Una Repubblica che investa nella sanità pubblica invece di costringere i cittadini a rivolgersi al privato.
Una Repubblica che garantisca lavoro dignitoso e non precarietà permanente.
Una Repubblica che misuri il proprio successo non sulla durata dei governi ma sulla qualità della vita dei suoi cittadini.
La Repubblica del 2 giugno 1946 nacque da una straordinaria speranza collettiva. Uomini e donne usciti dalla guerra scelsero un futuro fondato sulla democrazia, sulla solidarietà e sulla giustizia sociale.
Forse, ottant'anni dopo, il modo migliore per onorare quella scelta non è domandarci quale Repubblica vogliamo essere domani.
È avere il coraggio di guardare negli occhi chi oggi fa la fila in un patronato e chiedergli quale Repubblica non riesce più a vedere.
Meloni, la nostra Repubblica e i Patronati
À l'occasion du quatre-vingtième anniversaire de la naissance de la République italienne, la présidente du Conseil Giorgia Meloni a prononcé une phrase qui aurait mérité un tout autre développement : « Après 80 ans, nous devons nous demander quelle République nous voulons être demain. »
Des paroles importantes. Des paroles d'homme d'État. Des paroles qui auraient dû ouvrir une réflexion sur l'avenir du pays, sur la société que nous voulons construire, sur les droits que nous entendons garantir, sur les opportunités à offrir aux nouvelles générations et sur la protection à assurer à ceux qui sont restés en arrière.
Et pourtant, rien.
La phrase est restée suspendue dans le vide. Aucune explication. Aucune vision. Aucun projet de République. Aucune idée concrète de l'Italie qui devrait émerger dans les prochaines décennies.
Peut-être parce que la République racontée depuis les palais du pouvoir est très différente de celle que vivent quotidiennement les citoyens.
Pour comprendre quelle République les Italiens veulent réellement, il ne faut ni colloques, ni sondages, ni campagnes de communication. Il suffirait que la présidente du Conseil passe une semaine dans un patronat. Non pas une visite de courtoisie devant les caméras, mais une semaine entière derrière un bureau à écouter les personnes.
Elle y rencontrerait des retraités qui ne parviennent plus à faire face aux dépenses quotidiennes. Des travailleurs précaires alternant emploi et chômage. Des familles qui renoncent à se soigner parce que les délais du système de santé public sont incompatibles avec leurs besoins. Des jeunes incapables de construire leur avenir et des personnes âgées qui soutiennent financièrement leurs enfants et petits-enfants grâce à des pensions toujours plus érodées par l'inflation.
Elle découvrirait une vérité simple : les Italiens se soucient peu, voire pas du tout, des discussions sophistiquées sur la réforme de la loi électorale. Non pas parce qu'ils se désintéressent de la politique, mais parce qu'ils ont des problèmes bien plus urgents à affronter.
La République qu'ils réclament n'est pas celle des jeux de palais.
C'est celle où les listes d'attente raccourcissent.
C'est celle où les salaires permettent d'arriver à la fin du mois.
C'est celle des retraites dignes.
C'est celle d'une fiscalité équitable, où ceux qui paient leurs impôts ne se sentent pas chaque année tournés en dérision par de nouveaux pardons fiscaux, régularisations et clins d'œil adressés aux petits malins.
Depuis des années, nous entendons parler de la stabilité garantie par le gouvernement Meloni. La stabilité est certainement une valeur. Personne ne souhaite le retour à l'instabilité politique chronique qui a marqué tant de périodes de notre République.
Mais la stabilité, à elle seule, ne remplit pas le réfrigérateur.
Elle ne réduit pas les inégalités.
Elle n'améliore pas les salaires.
Elle ne garantit pas le droit à la santé.
Elle ne rend pas plus juste la répartition de la charge fiscale.
La stabilité ne peut pas devenir une fin en soi. Elle doit être un instrument au service de l'amélioration de la vie des personnes. Sinon, elle risque de se transformer en un mot vide, utile pour les discours officiels mais incapable d'agir sur la réalité.
Pendant ce temps, les taxes sur les carburants augmentent, le coût de la vie continue de peser sur les budgets des familles et des millions d'Italiens éprouvent de plus en plus de difficultés à couvrir leurs dépenses essentielles. Les statistiques racontent une croissance économique que beaucoup de citoyens ne voient pas dans leur portefeuille.
La distance entre le pays réel et celui raconté par la politique continue de s'élargir.
C'est pourquoi la question posée par la présidente du Conseil mérite une réponse différente.
Quelle République voulons-nous être demain ?
Une République qui ne récompense pas les fraudeurs fiscaux tout en demandant des sacrifices aux contribuables honnêtes.
Une République qui investit dans la santé publique au lieu de contraindre les citoyens à se tourner vers le secteur privé.
Une République qui garantit un travail digne plutôt qu'une précarité permanente.
Une République qui mesure son succès non pas à la durée des gouvernements mais à la qualité de vie de ses citoyens.
La République du 2 juin 1946 est née d'un extraordinaire espoir collectif. Des hommes et des femmes sortis de la guerre ont choisi un avenir fondé sur la démocratie, la solidarité et la justice sociale.
Peut-être que, quatre-vingts ans plus tard, la meilleure manière d'honorer ce choix n'est pas de se demander quelle République nous voulons être demain.
C'est d'avoir le courage de regarder dans les yeux ceux qui font aujourd'hui la queue dans un patronat et de leur demander quelle République ils ne parviennent plus à voir.