Chez Nous - 23 maggio 2026, 08:00

Entre barricades et médiation

Tra barricate e mediazione

Per anni, nella politica valdostana, si è alimentata una narrazione tanto semplice quanto utile a qualcuno: senza il coinvolgimento diretto di Lega e Fratelli d’Italia, a Roma la Valle d’Aosta non avrebbe ottenuto nulla. Una sorta di monopolio politico della relazione con il Governo nazionale, raccontato quasi come una verità assoluta. Eppure la politica, quella concreta, spesso si diverte a smentire gli slogan.

I fatti delle ultime settimane raccontano infatti una realtà diversa. Più sobria, più istituzionale e soprattutto più utile alla Valle d’Aosta.

Dall’insediamento della nuova maggioranza regionale, in appena pochi mesi, il lavoro portato avanti tra Regione, Commissione Paritetica e Governo nazionale ha già prodotto risultati tangibili e tutt’altro che marginali. Non parole, non fotografie romane, non conferenze stampa muscolari. Atti concreti.

Il Consiglio dei Ministri ha approvato il decreto legislativo relativo alla norma di attuazione in materia di alta formazione artistica e musicale, dando finalmente forma e riconoscimento al Conservatoire de la Vallée d’Aoste. Parallelamente, il Consiglio Valle ha espresso parere favorevole all’unanimità sugli altri due schemi di norma di attuazione riguardanti il coordinamento della finanza pubblica, il sistema territoriale integrato e soprattutto la delicatissima materia delle grandi derivazioni d’acqua.

Ed è proprio qui che emerge un dato politico interessante. Il dossier sulle concessioni idroelettriche era rimasto bloccato per mesi tra osservazioni tecniche, riserve giuridiche e verifiche presso il Dipartimento per gli Affari giuridici e legislativi della Presidenza del Consiglio dei Ministri. Un terreno complesso, dove servivano credibilità istituzionale, capacità di mediazione e pazienza politica. Non slogan identitari.

Quel provvedimento è stato finalmente sbloccato. E sarebbe intellettualmente disonesto non riconoscere che il lavoro portato avanti a Roma da Emily Rini e da Forza Italia, insieme ovviamente al Presidente della Regione e all’intera Commissione Paritetica — sia di nomina statale sia regionale — abbia avuto un peso reale nel raggiungimento del risultato.

Qui emerge una differenza politica importante tra due modi opposti di intendere il centrodestra in Valle d’Aosta.

Da una parte vi è una destra valdostana spesso impostata sulla contrapposizione permanente, sul “noi contro tutti”, sulla ricerca continua dello scontro politico anche quando servirebbe costruire relazioni istituzionali stabili. Lega e Fratelli d’Italia locali hanno per lungo tempo sostenuto che senza il loro coinvolgimento diretto “a Roma non si sarebbe mosso nulla”. Una linea comunicativa aggressiva, utile forse a consolidare consenso identitario, ma che oggi viene clamorosamente ridimensionata dalla realtà.

Perché la realtà dice che i dossier valdostani hanno continuato a camminare. E in alcuni casi hanno persino accelerato.

Dall’altra parte emerge invece una postura più centrista, moderata e istituzionale, incarnata da Forza Italia e dalla sua segretaria regionale Emily Rini. Una linea meno rumorosa ma evidentemente più efficace nei rapporti romani. Non è un mistero che oggi le relazioni tra Forza Italia e gli alleati di governo nazionale siano solide e collaborative anche sui temi valdostani. E proprio questa capacità di interlocuzione trasversale sembra aver prodotto risultati concreti per l’Autonomia.

Certo, nessuno può pensare che il lavoro sulle norme di attuazione dipenda da una sola forza politica. Sarebbe falso e persino ridicolo. La macchina autonomistica valdostana funziona quando istituzioni regionali, Commissione Paritetica e Governo nazionale riescono a dialogare seriamente. Ma proprio per questo appare ancora più evidente come certe narrazioni muscolari della destra valdostana siano state smentite dai fatti.

La politica dell’Autonomia non può vivere soltanto di slogan sovranisti adattati alle montagne valdostane. Servono competenza tecnica, credibilità istituzionale e capacità diplomatica. Servono persone che conoscano i meccanismi romani senza trasformare ogni trattativa in una campagna elettorale permanente.

In questo senso Forza Italia sembra avere compreso meglio di altri un principio fondamentale della specialità valdostana: l’Autonomia si difende costruendo ponti, non scavando trincee.

Ed è forse proprio questo il punto politico più interessante della fase attuale. In Valle d’Aosta il centrodestra non è più un blocco omogeneo. Esistono ormai due anime molto diverse: una destra identitaria, urlata e spesso barricadera; e un’area moderata che punta invece sulla responsabilità istituzionale e sul dialogo romano; quella di Emily Rini.

I risultati ottenuti negli ultimi mesi sembrano premiare soprattutto la seconda.

Tra barricate e mediazione

Pendant des années, dans la vie politique valdôtaine, on a entretenu un récit aussi simple qu’utile pour certains : sans l’implication directe de la Ligue et de Fratelli d’Italia, à Rome, la Vallée d’Aoste n’aurait rien obtenu. Une sorte de monopole politique de la relation avec le Gouvernement national, présenté presque comme une vérité absolue. Pourtant, la politique concrète aime souvent démentir les slogans.

Les faits des dernières semaines racontent en effet une réalité différente. Plus sobre, plus institutionnelle et surtout plus utile pour la Vallée d’Aoste.

Depuis l’installation de la nouvelle majorité régionale, en seulement quelques mois, le travail mené entre la Région, la Commission paritaire et le Gouvernement national a déjà produit des résultats tangibles et loin d’être marginaux. Pas de paroles, pas de photos romaines, pas de conférences de presse musclées. Des actes concrets.

Le Conseil des ministres a approuvé le décret législatif relatif à la norme d’application en matière de formation artistique et musicale supérieure, donnant enfin forme et reconnaissance au Conservatoire de la Vallée d’Aoste. Parallèlement, le Conseil de la Vallée a exprimé à l’unanimité un avis favorable sur deux autres projets de normes d’application concernant la coordination des finances publiques, le système territorial intégré et surtout la question délicate des grandes concessions hydroélectriques.

C’est précisément ici qu’émerge un élément politique intéressant. Le dossier des concessions hydroélectriques était resté bloqué pendant des mois entre observations techniques, réserves juridiques et vérifications auprès du Département des affaires juridiques et législatives de la Présidence du Conseil des ministres. Un terrain complexe, où il fallait de la crédibilité institutionnelle, de la capacité de médiation et de la patience politique. Pas des slogans identitaires.

Ce dossier a finalement été débloqué. Et il serait intellectuellement malhonnête de ne pas reconnaître que le travail mené à Rome par Emily Rini et Forza Italia, avec le Président de la Région et l’ensemble de la Commission paritaire — tant du côté de l’État que de la Région — a eu un poids réel dans l’obtention du résultat.

Ici apparaît une différence politique importante entre deux façons opposées de concevoir le centre-droit en Vallée d’Aoste.

D’un côté, une droite valdôtaine souvent fondée sur la confrontation permanente, sur le « nous contre tous », sur la recherche constante du conflit politique même lorsque ce qui serait nécessaire, c’est de construire des relations institutionnelles stables. La Ligue et Fratelli d’Italia locaux ont longtemps soutenu que sans leur implication directe, « à Rome rien ne bougerait ». Une ligne de communication agressive, utile peut-être pour consolider un consensus identitaire, mais aujourd’hui largement démentie par les faits.

Car la réalité montre que les dossiers valdôtains ont continué à avancer. Et dans certains cas, ils ont même accéléré.

De l’autre côté, apparaît une posture plus centriste, modérée et institutionnelle, incarnée par Forza Italia et sa secrétaire régionale Emily Rini. Une ligne moins bruyante mais manifestement plus efficace dans les relations avec Rome. Il n’est pas secret qu’aujourd’hui les relations entre Forza Italia et ses alliés du gouvernement national sont solides et collaboratives, y compris sur les dossiers valdôtains. Et cette capacité d’interlocution transversale semble avoir produit des résultats concrets pour l’autonomie.

Bien sûr, personne ne peut penser que le travail sur les normes d’application dépend d’une seule force politique. Ce serait faux, voire ridicule. Le système autonomiste valdôtain fonctionne lorsque les institutions régionales, la Commission paritaire et le Gouvernement national parviennent à dialoguer sérieusement. Mais précisément pour cette raison, il apparaît encore plus évident que certaines narrations musclées de la droite valdôtaine ont été démenties par les faits.

La politique de l’autonomie ne peut pas vivre uniquement de slogans souverainistes adaptés aux montagnes valdôtaines. Elle exige compétence technique, crédibilité institutionnelle et capacité diplomatique. Elle exige des acteurs qui connaissent les mécanismes romains sans transformer chaque négociation en campagne électorale permanente.

En ce sens, Forza Italia semble avoir mieux compris que d’autres un principe fondamental de la spécificité valdôtaine : l’autonomie se défend en construisant des ponts, pas en creusant des tranchées.

Et c’est peut-être là le point politique le plus intéressant de la phase actuelle. En Vallée d’Aoste, le centre-droit n’est plus un bloc homogène. Il existe désormais deux âmes très différentes : une droite identitaire, bruyante et souvent barricadière ; et une composante plus modérée qui mise sur la responsabilité institutionnelle et le dialogue avec Rome, celle d’Emily Rini.

Les résultats obtenus ces derniers mois semblent surtout récompenser cette seconde approche.

piero.minuzzo@gmail.com