Chez Nous - 06 maggio 2026, 08:00

Occasion manquée

Occasione persa

C’è un momento, nella vita delle istituzioni, in cui la politica è chiamata a dimostrare se stessa. Non con le parole, non con le dichiarazioni, ma con il senso del limite, della responsabilità, perfino della dignità. La decadenza di Renzo Testolin dalla carica di presidente della Regione è uno di quei momenti. E la sensazione, netta, è che sia stata un’occasione persa. L’ennesima.

Non perché manchino le ragioni giuridiche, i cavilli, le interpretazioni. Quelle si trovano sempre, soprattutto quando servono a giustificare l’ingiustificabile. Qui il nodo è politico, prima ancora che legale. E ancora più in profondità, è un nodo morale.

Si è scelto di imboccare la strada del ricorso contro una legge approvata dallo stesso Consiglio regionale. Una scelta che, già di per sé, racconta una schizofrenia istituzionale preoccupante: da una parte si vota, dall’altra si impugna. Da una parte si costruisce, dall’altra si smonta. È il cortocircuito perfetto di una politica che ha perso il senso della coerenza e, soprattutto, del rispetto verso se stessa.

Ma ciò che più colpisce non è tanto la scelta in sé, quanto il modo in cui ci si è arrivati e le energie che vi sono state investite. Non per difendere l’autonomia, non per rafforzare le istituzioni, non per dare stabilità a una Regione già fragile. No. Tutto sembra essersi concentrato in uno sforzo spasmodico per salvare una poltrona. Per rimandare l’inevitabile. Per guadagnare tempo. Tempo per cosa, poi, non è dato sapere.

E in questa corsa affannosa, si è finito per fare qualcosa di ben più grave: esporre la Valle d’Aosta al pubblico ludibrio, indebolirne l’immagine, offrire su un piatto d’argento argomenti a chi, da sempre, guarda all’autonomia speciale come a un’anomalia da correggere, se non da cancellare.

Gli avvoltoi non aspettano altro. Girano in tondo da anni, pazienti. Aspettano errori, crepe, incoerenze. E quando la politica locale decide di litigare con se stessa, di delegittimarsi da sola, di trasformare le proprie istituzioni in un campo di battaglia personale, il loro lavoro diventa fin troppo facile.

Perché qui non si tratta più di maggioranza o opposizione. Non è una questione di schieramenti. È qualcosa di più basso, più meschino: l’incapacità di distinguere tra interesse pubblico e interesse personale. Tra ruolo istituzionale e ambizione individuale. Tra responsabilità e opportunismo.

Ci si è svenati — letteralmente — per restare aggrappati a una posizione, mentre attorno crollava la credibilità dell’intero sistema. Si è preferito trascinare la Regione in una vicenda opaca, divisiva, potenzialmente devastante, pur di non fare un passo indietro. Pur di non assumersi fino in fondo le conseguenze delle proprie scelte.

E allora sì, questa è un’occasione persa. Persa per dimostrare maturità politica. Persa per dare un segnale di compattezza istituzionale. Persa per difendere davvero l’autonomia, quella vera, fatta di autorevolezza e non di arroccamento.

Perché l’autonomia non si difende con i ricorsi contro se stessi. Non si difende con i giochi di palazzo. Non si difende nemmeno con le alchimie giuridiche. Si difende con la serietà, con la coerenza, con la capacità di mettere la Regione davanti a tutto, anche davanti alla propria carriera.

Oggi, invece, resta l’immagine di una politica che ha preferito guardarsi allo specchio piuttosto che guardare avanti. Che ha scelto la sopravvivenza invece della responsabilità. Che ha confuso il potere con il servizio.

E quando accade questo, il problema non è più una decadenza. Il problema è tutto ciò che viene prima.

Occasione persa

Il est des moments, dans la vie des institutions, où la politique est appelée à faire ses preuves. Non pas par des mots, ni par des déclarations, mais par le sens de la mesure, de la responsabilité, et même de la dignité. La déchéance de Renzo Testolin de la fonction de président de la Région est l’un de ces moments. Et le sentiment, net, est qu’il s’agit d’une occasion manquée. Une de plus.

Non pas faute de raisons juridiques, de subtilités ou d’interprétations. Celles-ci ne manquent jamais, surtout lorsqu’il s’agit de justifier l’injustifiable. Ici, le nœud est politique avant d’être juridique. Et plus profondément encore, il est moral.

Le choix a été fait d’engager un recours contre une loi adoptée par le Conseil régional lui-même. Une décision qui, en soi, révèle une schizophrénie institutionnelle inquiétante : d’un côté on vote, de l’autre on conteste. D’un côté on construit, de l’autre on démolit. C’est le court-circuit parfait d’une politique qui a perdu le sens de la cohérence et, surtout, le respect d’elle-même.

Mais ce qui frappe le plus n’est pas tant le choix en lui-même que la manière dont il a été posé et les énergies qui y ont été consacrées. Non pas pour défendre l’autonomie, ni pour renforcer les institutions, ni pour garantir la stabilité d’une Région déjà fragile. Non. Tout semble s’être concentré dans un effort spasmodique pour sauver un siège. Pour repousser l’inévitable. Pour gagner du temps. Du temps pour quoi, au juste, nul ne le sait.

Et dans cette fuite en avant, on en est venu à commettre quelque chose de bien plus grave : exposer la Vallée d’Aoste au ridicule public, en affaiblir l’image, offrir sur un plateau des arguments à ceux qui, depuis toujours, considèrent l’autonomie spéciale comme une anomalie à corriger, voire à supprimer.

Les vautours n’attendent que cela. Ils tournent en rond depuis des années, patients. Ils guettent les erreurs, les fissures, les incohérences. Et lorsque la politique locale choisit de se quereller avec elle-même, de se délégitimer seule, de transformer ses institutions en champ de bataille personnel, leur tâche devient terriblement simple.

Car il ne s’agit plus ici de majorité ou d’opposition. Ce n’est pas une question de camps. C’est quelque chose de plus bas, de plus mesquin : l’incapacité à distinguer l’intérêt public de l’intérêt personnel. Le rôle institutionnel de l’ambition individuelle. La responsabilité de l’opportunisme.

On s’est épuisé — littéralement — pour rester accroché à une position, tandis que s’effondrait autour la crédibilité de tout un système. On a préféré entraîner la Région dans une affaire opaque, clivante, potentiellement dévastatrice, plutôt que de faire un pas en arrière. Plutôt que d’assumer pleinement les conséquences de ses choix.

Alors oui, c’est une occasion manquée. Manquée pour démontrer une maturité politique. Manquée pour envoyer un signal de cohésion institutionnelle. Manquée pour défendre réellement l’autonomie, la vraie, faite d’autorité et non de repli.

Car l’autonomie ne se défend pas par des recours contre soi-même. Elle ne se défend pas par des jeux de palais. Elle ne se défend pas davantage par des alchimies juridiques. Elle se défend par le sérieux, par la cohérence, par la capacité à placer la Région au-dessus de tout, y compris de sa propre carrière.

Aujourd’hui, il reste l’image d’une politique qui a préféré se regarder dans le miroir plutôt que de regarder vers l’avenir. Qui a choisi la survie plutôt que la responsabilité. Qui a confondu le pouvoir avec le service.

Et lorsque cela arrive, le problème n’est plus une déchéance. Le problème, c’est tout ce qui la précède.

piero.minuzzo@gmail.com