Chez Nous - 03 maggio 2026, 08:00

Lavevaz, Testolin, Lavevaz?

Lavevaz, Testolin, Lavevaz?

C’è qualcosa di profondamente grottesco — e insieme terribilmente valdostano — nella vicenda politica che in queste ore scuote la Regione. Il giudice di Aosta ha dichiarato la decadenza di Renzo Testolin dalla carica di Presidente della Regione. Non un fulmine a ciel sereno, ma l’esito di una questione giuridica ben precisa: secondo il tribunale, Testolin non poteva essere eletto alla guida della Giunta. Punto. Non un giudizio politico, ma un fatto di diritto.

Eppure, nella reazione politica, il diritto sembra essere diventato un dettaglio secondario.

Subito dopo la sentenza, i vertici dell’Union Valdôtaine si sono riuniti. Ci si poteva aspettare una presa d’atto chiara, una linea netta, una scelta politica all’altezza della situazione. Invece, come spesso accade, dalla montagna è uscito il topolino. Un comunicato in francese — perché la forma, si sa, conta sempre più della sostanza — che invoca stabilità, responsabilità, senso delle istituzioni:
«Assurer la stabilité… Aucun vide administratif…»

Belle parole. Ma svuotate di significato nel momento in cui si evita accuratamente il nodo centrale: la legge.

Perché parlare oggi di “coerenza” suona stonato. La prima coerenza, quella fondamentale, è rispettare le regole. E qui una regola è stata violata, tanto che un giudice è dovuto intervenire per ristabilire l’ordine. Non è un dettaglio tecnico: è il cuore della questione istituzionale.

Ancora più stonate appaiono le richieste — più o meno esplicite — di elezioni regionali. Perché? Testolin non è decaduto da consigliere. La maggioranza in Consiglio esiste ancora. Non c’è alcun vuoto democratico da colmare. C’è solo un problema politico interno all’Union Valdôtaine.

E allora diciamolo chiaramente: questa non è una crisi della Regione. È una crisi di potere dentro l’Uv.

Testolin non poteva fare il Presidente, ma il sistema che lo ha portato lì è ancora tutto in piedi. E con lui, per inciso, anche il suo vice Luigi Bertschy, nella stessa identica posizione giuridica. Due nomi, un problema. E una responsabilità tutta politica.

A questo punto la soluzione è sotto gli occhi di tutti, ma evidentemente fa paura: cambiare i cavalli, non ribaltare il tavolo.

E qui entra in scena Erik Lavevaz.

Oggi assessore all’Istruzione, ieri Presidente della Regione. Un Presidente “disarcionato” proprio da Testolin, che all’epoca si era fatto da parte per un avviso di garanzia poi finito nel nulla. Ironia della sorte: chi lasciò il posto per senso di opportunità oggi potrebbe riprenderlo per senso di coerenza. Una parola che l’Union Valdôtaine usa nei comunicati, ma fatica a praticare nei fatti.

Perché la verità è semplice: se davvero si vuole garantire stabilità, basta nominare un nuovo Presidente all’interno della maggioranza esistente. E Lavevaz è l’unico nome che tiene insieme esperienza, continuità e — soprattutto — una certa linearità politica.

Ma farlo significherebbe ammettere un errore. E l’Uv, storicamente, ha più difficoltà ad ammettere i propri errori che a gestire le crisi.

Così si resta sospesi, tra comunicati altisonanti e decisioni mancate, mentre la realtà — quella giuridica e politica — bussa con insistenza.

Alla fine, la domanda è tutta lì, semplice e brutale:
l’Union Valdôtaine vuole davvero essere coerente con se stessa, oppure continuerà a inseguire il potere anche quando questo contraddice le regole che dovrebbe rispettare?

Lavevaz, Testolin, Lavevaz?
Non è solo un gioco di nomi. È il termometro di una politica che, ancora una volta, deve scegliere se stare dentro le istituzioni o sopra di esse.

Lavevaz, Testolin, Lavevaz?

Il y a quelque chose de profondément grotesque — et en même temps terriblement valdôtain — dans l’épisode politique qui secoue la Région ces jours-ci. Le tribunal d’Aoste a déclaré la déchéance de Renzo Testolin de ses fonctions de président de la Région. Ce n’est pas un coup de tonnerre dans un ciel serein, mais l’issue d’une question juridique très précise : selon le tribunal, Testolin ne pouvait pas être élu à la tête de la Junte. Point. Pas un jugement politique, mais un fait de droit.

Et pourtant, dans la réaction politique, le droit semble être devenu un détail secondaire.

Juste après la décision, les dirigeants de l’Union Valdôtaine se sont réunis. On pouvait s’attendre à une prise de position claire, à une ligne nette, à un choix politique à la hauteur de la situation. Mais, comme souvent, de la montagne est sorti une souris. Un communiqué en français — parce que la forme, on le sait, compte désormais plus que le fond — invoquant stabilité, responsabilité et sens des institutions :
« Assurer la stabilité… Aucun vide administratif… »

De belles paroles. Mais vidées de leur sens dès lors qu’on évite soigneusement le nœud central : la loi.

Car parler aujourd’hui de « cohérence » sonne faux. La première cohérence, la plus fondamentale, consiste à respecter les règles. Or ici, une règle a été violée, au point qu’un juge a dû intervenir pour rétablir l’ordre. Ce n’est pas un détail technique : c’est le cœur même de la question institutionnelle.

Encore plus décalées apparaissent les demandes — plus ou moins explicites — de nouvelles élections régionales. Pourquoi ? Testolin n’a pas été déchu de son mandat de conseiller. La majorité au Conseil existe toujours. Aucun vide démocratique à combler. Il s’agit uniquement d’un problème politique interne à l’Union Valdôtaine.

Disons-le clairement : il ne s’agit pas d’une crise de la Région. C’est une crise de pouvoir au sein de l’UV.

Testolin ne pouvait pas être président, mais le système qui l’a porté à cette fonction est toujours intact. Et avec lui, d’ailleurs, son vice-président Luigi Bertschy, dans la même situation juridique. Deux noms, un problème. Et une responsabilité entièrement politique.

À ce stade, la solution est évidente, mais semble faire peur : changer les chevaux, pas renverser la table.

Et c’est là qu’entre en scène Erik Lavevaz.

Aujourd’hui conseiller à l’Instruction publique, hier président de la Région. Un président « désarçonné » justement par Testolin, qui à l’époque s’était retiré pour un avis de garantie finalement classé sans suite. Ironie de l’histoire : celui qui avait laissé sa place par opportunité politique pourrait aujourd’hui la retrouver par cohérence institutionnelle. Un mot que l’Union Valdôtaine aime dans ses communiqués mais peine à appliquer dans les faits.

Car la vérité est simple : si l’on veut réellement garantir la stabilité, il suffit de désigner un nouveau président au sein de la majorité existante. Et Lavevaz est le seul nom qui combine expérience, continuité et — surtout — une certaine cohérence politique.

Mais le faire signifierait reconnaître une erreur. Et l’UV, historiquement, a plus de difficulté à reconnaître ses erreurs qu’à gérer les crises.

On reste donc suspendus entre des communiqués solennels et des décisions manquées, tandis que la réalité — juridique et politique — frappe à la porte.

Au fond, la question est simple et brutale :
l’Union Valdôtaine veut-elle vraiment être cohérente avec elle-même, ou continuera-t-elle à poursuivre le pouvoir même lorsque celui-ci contredit les règles qu’elle est censée respecter ?

Lavevaz, Testolin, Lavevaz ?
Ce n’est pas seulement un jeu de noms. C’est le thermomètre d’une politique qui, une fois de plus, doit choisir entre être dans les institutions ou au-dessus d’elles.

piero.minuzzo@gmail.com