Chez Nous - 18 marzo 2026, 08:00

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Se davvero il problema fosse aiutare le famiglie valdostane, allora la proposta della Lega avrebbe avuto un altro respiro. E forse anche un altro coraggio.

Perché qui sta il punto: si può anche discutere dei “buoni benzina”, evocare nostalgicamente un passato in cui fare il pieno costava meno e la Regione interveniva direttamente. Si può perfino sostenere – come ha fatto il capogruppo Andrea Manfrin – che non si tratti di un privilegio ma di un sostegno necessario. Ma se si scava appena sotto la superficie, quella proposta rivela tutta la sua debolezza. E, soprattutto, la sua profonda iniquità.

Se infatti l’obiettivo è aiutare chi è in difficoltà, allora perché legare il sostegno al consumo di carburante? È una domanda banale, ma decisiva. Perché così facendo si premia chi consuma di più, non chi ha più bisogno. Si aiuta chi percorre più chilometri, chi possiede più veicoli, chi ha maggiore capacità di spesa. E si lascia indietro chi magari usa poco l’auto, chi vive vicino ai servizi, chi ha già fatto uno sforzo per ridurre i consumi o semplicemente non può permettersi di usarla di più.

È una misura regressiva, nel senso più classico del termine: distribuisce risorse pubbliche senza tener conto del reddito, delle condizioni sociali, delle reali fragilità. Altro che equità. Altro che giustizia sociale.

Se poi allarghiamo lo sguardo, il paradosso diventa ancora più evidente. Perché mentre in Consiglio Valle si discute di contributi da 16 o 22 centesimi al litro, a Roma – dove la Lega governa – delle accise promesse in campagna elettorale si è persa ogni traccia. Silenzio. Immobilismo. O, peggio, rimozione.

E allora viene da chiedersi: perché rifugiarsi in una misura locale costosa (9 milioni di euro l’anno) e discutibile, quando la leva vera – quella fiscale – è nelle mani del governo nazionale di cui la Lega è protagonista?

Se davvero si volesse incidere, si partirebbe da lì. Da una riduzione strutturale delle accise, magari differenziata per le aree montane, come chiedeva – non a caso – l’ordine del giorno bocciato insieme alla proposta di legge. Quella sì sarebbe una battaglia politica coerente, non una scorciatoia.

Invece no. Si preferisce la via più facile: intestarsi una misura popolare a livello locale, sapendo che difficilmente passerà, e scaricare la responsabilità sugli altri. In questo caso sulla maggioranza regionale, accusata di essere troppo “green”. Un bersaglio comodo, ma parziale.

Perché la verità è che questa partita si gioca su due livelli. E se a livello regionale si può discutere della coerenza con le politiche di decarbonizzazione – tema serio, non liquidabile con uno slogan – a livello nazionale il vuoto resta assordante.

Se la Lega fosse davvero coerente, userebbe il suo peso a Roma per mantenere le promesse fatte agli elettori. Se credesse fino in fondo nella necessità di abbassare il costo dei carburanti, lo farebbe dove può davvero decidere. Se volesse aiutare le famiglie, costruirebbe misure eque, selettive, mirate.

Invece resta questo cortocircuito politico: chiedere in Valle d’Aosta ciò che non si realizza in Italia. Proporre sussidi che premiano i consumi, mentre si ignorano le leve strutturali. Parlare di sostegno ai cittadini senza distinguere tra chi ha bisogno e chi no.

E allora sì, la domanda finale è inevitabile.

Se questa è la proposta, a chi serve davvero? Ai valdostani o alla narrazione politica di chi, ancora una volta, preferisce il facile consenso alla coerenza?

Se

Si le problème était vraiment d’aider les familles valdôtaines, alors la proposition de la Lega aurait eu un tout autre souffle. Et peut-être aussi un tout autre courage.

Car c’est bien là le cœur de la question : on peut discuter des « bons carburant », évoquer avec nostalgie une époque où faire le plein coûtait moins cher et où la Région intervenait directement. On peut même soutenir – comme l’a fait le chef de groupe Andrea Manfrin – qu’il ne s’agit pas d’un privilège mais d’un soutien nécessaire. Mais dès qu’on gratte un peu sous la surface, cette proposition révèle toute sa faiblesse. Et surtout, sa profonde iniquité.

Si en effet l’objectif est d’aider ceux qui sont en difficulté, pourquoi alors lier ce soutien à la consommation de carburant ? La question est simple, mais décisive. Car de cette manière, on récompense ceux qui consomment le plus, et non ceux qui en ont le plus besoin. On aide ceux qui parcourent davantage de kilomètres, ceux qui possèdent plusieurs véhicules, ceux qui disposent d’une plus grande capacité de dépense. Et l’on laisse de côté ceux qui utilisent peu leur voiture, ceux qui vivent à proximité des services, ceux qui ont déjà fait l’effort de réduire leur consommation ou, tout simplement, ceux qui ne peuvent pas se permettre d’en faire davantage.

Il s’agit d’une mesure régressive, au sens le plus classique du terme : elle distribue des ressources publiques sans tenir compte des revenus, des conditions sociales, des fragilités réelles. Tout sauf de l’équité. Tout sauf de la justice sociale.

Si l’on élargit ensuite le regard, le paradoxe devient encore plus évident. Car pendant qu’au Conseil de la Vallée on débat de contributions de 16 ou 22 centimes par litre, à Rome – où la Lega gouverne – des accises promises en campagne électorale, il ne reste plus aucune trace. Silence. Immobilisme. Ou pire, effacement.

Dès lors, une question s’impose : pourquoi se réfugier dans une mesure locale coûteuse (9 millions d’euros par an) et discutable, alors que le véritable levier – fiscal – se trouve entre les mains du gouvernement national dont la Lega est un acteur central ?

Si l’on voulait vraiment agir, il faudrait commencer par là. Par une réduction structurelle des accises, éventuellement différenciée pour les zones de montagne, comme le demandait – et ce n’est pas un hasard – la motion rejetée en même temps que la proposition de loi. Voilà ce qu’aurait été une bataille politique cohérente, et non un simple raccourci.

Mais non. On préfère la voie la plus facile : s’approprier une mesure populaire au niveau local, en sachant qu’elle a peu de chances d’aboutir, et rejeter la responsabilité sur les autres. En l’occurrence sur la majorité régionale, accusée d’être trop « verte ». Une cible commode, mais partielle.

Car la vérité est que cette question se joue à deux niveaux. Et si, au niveau régional, on peut débattre de la cohérence avec les politiques de décarbonation – un sujet sérieux, qui ne se résume pas à un slogan – au niveau national, le vide reste assourdissant.

Si la Lega était vraiment cohérente, elle utiliserait son poids à Rome pour tenir les promesses faites aux électeurs. Si elle croyait jusqu’au bout à la nécessité de réduire le coût des carburants, elle agirait là où elle peut réellement décider. Si elle voulait aider les familles, elle construirait des mesures équitables, ciblées, sélectives.

Au lieu de cela, demeure ce court-circuit politique : demander en Vallée d’Aoste ce qui n’est pas réalisé en Italie. Proposer des aides qui récompensent la consommation, tout en ignorant les leviers structurels. Parler de soutien aux citoyens sans distinguer entre ceux qui en ont besoin et ceux qui n’en ont pas.

Et alors oui, la question finale devient inévitable.

Si telle est la proposition, à qui profite-t-elle réellement ? Aux Valdôtains ou au récit politique de ceux qui, une fois de plus, préfèrent le consensus facile à la cohérence ?

piero.minuzzo@gmail.com