C’è un silenzio che pesa più delle bombe. Non è quello delle città rase al suolo dopo un bombardamento, né quello delle macerie quando le sirene smettono di urlare. È il silenzio di chi vive accanto al potere e sceglie di non vedere.
È il silenzio delle mogli, delle compagne, delle amanti dei potenti della terra. Donne che condividono tavole imbandite, residenze protette, jet privati, cerimonie ufficiali e sorrisi di circostanza con uomini che firmano decisioni da cui sgorga sangue. Sangue vero. Sangue di civili, di donne, di bambini. Uomini che ordinano bombardamenti, invasioni, rappresaglie, assedi. Uomini che trasformano quartieri in cimiteri e ospedali pediatrici in obiettivi militari.
E loro tacciono.
Tacciono mentre i droni sorvolano le case. Tacciono mentre i corpi dei bambini vengono estratti dalle macerie avvolti in lenzuola bianche. Tacciono davanti a fotografie che nessuna madre dovrebbe essere costretta a guardare: piccoli volti coperti di polvere, mani minuscole che non stringeranno più nulla, corpi troppo leggeri per una bara.
Possibile che il cuore di una madre non si ribelli? Possibile che nessuna trovi il coraggio di dire basta, di alzarsi dal tavolo del potere, di dire al proprio uomo: non nel mio nome, non con il sangue dei bambini?
Il silenzio delle mogli dei potenti è un silenzio complice. È il silenzio di chi vede e preferisce non disturbare la carriera, il potere, la gloria, la propaganda.
Ma non è solo il mondo a tacere. Fa altrettanto ribrezzo il silenzio dei politici di casa nostra. Dai consigli comunali fino ai consigli regionali, raramente si alza una voce per denunciare gli stermini. Si discute di tutto: bilanci, rotonde, piste ciclabili, inaugurazioni e tagli di nastro. Ma quasi mai si trova il coraggio di pronunciare parole chiare contro i contrabbandieri di sangue innocente.
Perché questi sono: contrabbandieri di sangue. Mercanti di morte travestiti da statisti. Leader che parlano di sicurezza, stabilità, equilibri geopolitici mentre il prezzo reale delle loro decisioni sono i corpi dei bambini sotto le macerie.
E mentre il mondo conta i morti, molti amministratori locali continuano a far finta di nulla. Non disturbano gli equilibri, non prendono posizione, non alzano la voce. Il silenzio, anche qui, è più comodo. Più prudente. Più utile.
Ma la storia non dimentica. Prima o poi resta solo una domanda semplice e terribile: dov’eravate mentre venivano uccisi dei bambini?
Perché qui non si tratta di strategie militari o di diplomazia internazionale. Qui si tratta di assassinii. Di bambini e bambine cancellati dalla faccia della terra prima ancora di poter diventare adulti. Di madri che stringono corpi senza vita mentre qualcuno, in un palazzo lontano, parla di operazioni necessarie.
E allora resta una domanda finale, brutale e impossibile da aggirare.
Se un drone, domani mattina, uccidesse i figli dei nostri decisori politici, cosa accadrebbe?
Continuerebbero a sostenere Trump, Netanyahu, Putin e tutti gli altri signori della guerra? Aspettiamo risposte dal governo Meloni
Il silenzio delle mogli dei potenti
Il existe un silence plus lourd que les bombes. Ce n’est pas celui des villes rasées après un bombardement, ni celui des décombres lorsque les sirènes cessent de hurler. C’est le silence de ceux qui vivent à côté du pouvoir et choisissent de ne pas voir.
C’est le silence des épouses, des compagnes, des amantes des puissants de ce monde. Des femmes qui partagent tables somptueuses, résidences protégées, jets privés, cérémonies officielles et sourires de circonstance avec des hommes qui signent des décisions d’où jaillit le sang. Du vrai sang. Le sang de civils, de femmes, d’enfants. Des hommes qui ordonnent bombardements, invasions, représailles, sièges. Des hommes qui transforment des quartiers en cimetières et des hôpitaux pédiatriques en cibles militaires.
Et elles se taisent.
Elles se taisent pendant que les drones survolent les maisons. Elles se taisent pendant que les corps des enfants sont extraits des décombres, enveloppés dans des draps blancs. Elles se taisent devant des photographies qu’aucune mère ne devrait être forcée de regarder : de petits visages couverts de poussière, des mains minuscules qui ne serreront plus rien, des corps trop légers pour un cercueil.
Est-il possible que le cœur d’une mère ne se révolte pas ? Est-il possible qu’aucune ne trouve le courage de dire stop, de se lever de la table du pouvoir, de dire à son homme : pas en mon nom, pas avec le sang des enfants ?
Le silence des épouses des puissants est un silence complice. C’est le silence de ceux qui voient et préfèrent ne pas déranger la carrière, le pouvoir, la gloire, la propagande.
Mais le monde n’est pas le seul à se taire. Le silence de nos propres responsables politiques est tout aussi écœurant. Des conseils communaux jusqu’aux conseils régionaux, on entend rarement une voix s’élever pour dénoncer les massacres. On débat de tout : budgets, ronds-points, pistes cyclables, inaugurations et rubans coupés. Mais presque jamais on ne trouve le courage de prononcer des paroles claires contre les contrebandiers du sang innocent.
Car c’est bien ce qu’ils sont : des contrebandiers de sang. Des marchands de mort déguisés en hommes d’État. Des dirigeants qui parlent de sécurité, de stabilité, d’équilibres géopolitiques alors que le prix réel de leurs décisions, ce sont les corps d’enfants sous les décombres.
Et tandis que le monde compte les morts, beaucoup d’administrateurs locaux continuent de faire semblant de rien. Ils ne veulent pas troubler les équilibres, ils ne prennent pas position, ils n’élèvent pas la voix. Le silence, ici aussi, est plus commode. Plus prudent. Plus utile.
Mais l’histoire n’oublie pas. Et tôt ou tard il ne restera qu’une question simple et terrible : où étiez-vous pendant qu’on tuait des enfants ?
Car il ne s’agit pas ici de stratégies militaires ni de diplomatie internationale. Il s’agit d’assassinats. D’enfants, garçons et filles, effacés de la surface de la terre avant même d’avoir pu devenir adultes. De mères serrant des corps sans vie pendant que quelqu’un, dans un palais lointain, parle d’opérations nécessaires.
Et alors demeure une dernière question, brutale et impossible à éviter.
Si un drone, demain matin, tuait les enfants de nos décideurs politiques, que se passerait-il ?
Continueraient-ils à soutenir Trump, Netanyahu, Poutine et tous les autres seigneurs de la guerre ?
Nous attendons toujours des réponses du gouvernement Meloni.