Chez Nous - 11 marzo 2026, 08:00

Enlèvement d’État

Rapimento di Stato

È difficile trovare parole che descrivano con lucidità l’assurdità di quanto sta accadendo intorno alla cosiddetta “famiglia della Casa nel bosco”. Una madre e i suoi bambini, che vivevano una vita serena e felice, si sono ritrovati improvvisamente al centro di un accanimento istituzionale che sfugge a ogni logica. I bambini sono stati sottratti dai genitori senza che nessuno, all’apparenza, riesca a spiegare le ragioni concrete di questa decisione.

Ciò che colpisce è il contrasto con la realtà che ci circonda. Migliaia di bambini vivono quotidianamente in condizioni di povertà, tra baraccopoli, degrado urbano e famiglie senza sostegno. Di loro, quasi nessuno si occupa. Eppure, per questa famiglia, lo Stato ha deciso di intervenire con misure drastiche, permanenti, dolorose. È un accanimento che non appare giustificato e che genera più sofferenza di quanta ne possa alleviare.

La sensazione è che giudici e assistenti sociali stiano proseguendo in un percorso doloroso più per orgoglio e rigidità burocratica che per reale interesse dei bambini. Nessuno sembra disposto a chiedere scusa, a spiegare le proprie scelte, a fare un passo indietro di fronte all’evidente disparità di trattamento. È come se la macchina dello Stato, una volta messa in moto, non potesse fermarsi, anche quando l’ingiustizia appare evidente agli occhi di chi guarda dall’esterno.

E qui entra in gioco la dimensione politica. Alcune destre tentano di strumentalizzare questa vicenda, collegandola al referendum sulla magistratura come se lo scandalo in corso potesse legittimare un voto o influenzarne il risultato. Ma il referendum, qualunque sia l’esito, nulla cambierebbe di fronte a un procedimento già avviato e a decisioni prese da chi ha responsabilità dirette. L’uso politico di una tragedia privata non fa altro che aggiungere indignazione all’indignazione, strumentalizzando il dolore di una madre e dei suoi figli.

Questa vicenda non è solo una storia privata: è un monito per tutti noi. Lo Stato non può arrogarsi il diritto di sottrarre bambini senza fornire spiegazioni chiare e trasparenti. Non possiamo accettare che la burocrazia, il timore di ammettere errori o la rigidità dei protocolli diventino strumenti di persecuzione. La vera giustizia sociale richiede coraggio: quello di proteggere chi ha bisogno senza calpestare chi vive serenamente, quello di guardare in faccia i propri errori e ammetterli, quello di porre al centro la dignità delle persone, prima ancora delle regole.

In un Paese che si dichiara civile, il silenzio e l’indifferenza di fronte a una tale ingiustizia pesano quanto le azioni stesse. E in questo caso, pesano moltissimo.

Rapimento di Stato

Il est difficile de trouver des mots capables de décrire avec clarté l’absurdité de ce qui se passe autour de la soi-disant « famille de la Maison dans les bois ». Une mère et ses enfants, qui vivaient une vie sereine et heureuse, se retrouvent soudain au centre d’un acharnement institutionnel qui échappe à toute logique. Les enfants ont été retirés à leurs parents sans que personne, apparemment, ne puisse expliquer les raisons concrètes de cette décision.

Ce qui frappe, c’est le contraste avec la réalité qui nous entoure. Des milliers d’enfants vivent quotidiennement dans la pauvreté, entre bidonvilles, dégradation urbaine et familles sans soutien. Presque personne ne s’en occupe. Et pourtant, pour cette famille, l’État a décidé d’intervenir avec des mesures drastiques, permanentes et douloureuses. C’est un acharnement qui ne semble pas justifié et qui génère plus de souffrance qu’il n’en soulage.

La sensation est que juges et travailleurs sociaux poursuivent un chemin douloureux plus par fierté et rigidité bureaucratique que par réel intérêt pour les enfants. Personne ne semble disposé à s’excuser, à expliquer ses choix, à faire un pas en arrière face à l’évidente disparité de traitement. C’est comme si la machine de l’État, une fois lancée, ne pouvait s’arrêter, même lorsque l’injustice apparaît évidente aux yeux de ceux qui regardent de l’extérieur.

Et ici, la dimension politique entre en jeu. Certaines droites tentent d’instrumentaliser cette affaire, la reliant au référendum sur la magistrature, comme si le scandale en cours pouvait légitimer un vote ou en influencer le résultat. Mais le référendum, quel que soit le résultat, ne changerait rien face à une procédure déjà engagée et à des décisions prises par ceux qui ont des responsabilités directes. L’usage politique d’une tragédie privée ne fait qu’ajouter de l’indignation à l’indignation, en instrumentalisant la douleur d’une mère et de ses enfants.

Cette affaire n’est pas seulement une histoire privée : c’est un avertissement pour nous tous. L’État ne peut s’arroger le droit de retirer des enfants sans fournir d’explications claires et transparentes. Nous ne pouvons accepter que la bureaucratie, la peur d’admettre des erreurs ou la rigidité des protocoles deviennent des instruments de persécution. La véritable justice sociale exige du courage : celui de protéger ceux qui en ont besoin sans écraser ceux qui vivent sereinement, celui de regarder ses propres erreurs en face et de les reconnaître, celui de placer la dignité des personnes au centre, avant même les règles.

Dans un pays qui se prétend civilisé, le silence et l’indifférence face à une telle injustice pèsent autant que les actes eux-mêmes. Et dans ce cas, ils pèsent énormément.

piero.minuzzo@gmail.com