Chez Nous - 09 marzo 2026, 08:00

Masculinité toxique

Mascolinità tossica

Le violenze contro le donne continuano a riempire le cronache. Non basta indignarsi dopo ogni tragedia: serve un cambiamento culturale profondo che parta dall’educazione. Proteggere figlie e nipoti significa prima di tutto insegnare a figli e nipoti il rispetto, il consenso e la responsabilità.

Ci sono parole che fino a qualche anno fa sembravano appartenere ai dibattiti accademici e che invece oggi entrano con forza nella realtà quotidiana. Una di queste è mascolinità tossica. Non è un’accusa rivolta agli uomini in quanto tali, né un’etichetta ideologica da agitare nei talk show. È, più semplicemente, la descrizione di un modello culturale malato che continua a produrre violenza, sopraffazione e incapacità di accettare il rifiuto.

Basta aprire i giornali quasi ogni settimana. Cambiano le città, cambiano le età, cambiano le storie personali. Ma il copione è tragicamente simile: una donna uccisa, aggredita, perseguitata perché ha deciso di dire no, perché ha scelto di lasciare una relazione, perché ha provato a vivere liberamente.

E allora viene spontaneo chiedersi dove stia il problema. Non solo nelle singole responsabilità penali, che devono essere perseguite con fermezza. Il problema sta anche — e forse soprattutto — in una cultura che fatica ancora a insegnare una cosa semplice: le donne non sono proprietà di nessuno.

Per anni si è pensato che bastasse parlare di autodifesa femminile, di centri antiviolenza, di pene più severe. Tutto necessario, certo. Ma non sufficiente. Perché la prevenzione vera non nasce dopo la violenza. Nasce molto prima, quando i ragazzi crescono e imparano che cosa significhi essere uomini.

Ed è qui che entra in gioco la grande assente del dibattito pubblico: l’educazione.

Nelle scuole italiane si parla ancora troppo poco di educazione civica vissuta, di relazioni, di rispetto reciproco, di educazione affettiva. Si discute per anni se sia opportuno o meno affrontare questi temi nelle classi, come se insegnare il rispetto e il consenso fosse un lusso ideologico e non una necessità sociale.

Eppure il punto è proprio questo.

Proteggere le nostre figlie e le nostre nipoti non significa solo insegnare loro a difendersi. Significa soprattutto educare i nostri figli e i nostri nipoti. Insegnare loro che la forza non è dominio, che il desiderio non è un diritto, che la virilità non si misura nella capacità di imporsi.

Serve una rivoluzione culturale che inizi dalle famiglie e continui nelle scuole. Una rivoluzione fatta di parole semplici, ma fondamentali.

Il rispetto.
Il limite.
Il consenso.

Perché c’è una regola che dovrebbe essere insegnata a ogni bambino, fin da piccolo, con la stessa chiarezza con cui si insegnano le buone maniere o il codice della strada: senza un sì chiaro, libero e convinto, una donna non si tocca. Nemmeno con un fiore.

Può sembrare banale dirlo. Ma se le cronache continuano a raccontare storie di violenza, significa che quella lezione non è ancora stata imparata abbastanza.

La mascolinità non è tossica di per sé. Diventa tossica quando si nutre di possesso, di controllo, di incapacità di accettare la libertà dell’altra persona. Diventa tossica quando un uomo cresce pensando che un rifiuto sia un affronto e non una scelta legittima.

Educare a relazioni sane non significa indebolire i ragazzi. Significa renderli più consapevoli, più maturi, più liberi. Uomini capaci di vivere l’affetto senza trasformarlo in dominio.

E forse la vera sfida culturale del nostro tempo sta proprio qui: crescere una generazione di uomini che non abbiano bisogno di dimostrare la propria forza attraverso la violenza.

Se vogliamo davvero proteggere le donne di domani, dobbiamo iniziare da qui. Oggi. Con i nostri figli. Con i nostri nipoti. Con le parole che scegliamo e con l’esempio che diamo ogni giorno.

Mascolinità tossica

Les violences contre les femmes continuent de remplir les chroniques. S’indigner après chaque tragédie ne suffit pas : il faut un changement culturel profond qui commence par l’éducation. Protéger nos filles et nos petites-filles signifie avant tout apprendre à nos fils et à nos petits-fils le respect, le consentement et la responsabilité.

Il y a des mots qui, il y a quelques années encore, semblaient appartenir aux débats académiques et qui aujourd’hui s’imposent dans la réalité quotidienne. L’un d’eux est la masculinité toxique. Ce n’est pas une accusation dirigée contre les hommes en tant que tels, ni une étiquette idéologique à agiter dans les débats médiatiques. C’est, plus simplement, la description d’un modèle culturel malade qui continue de produire violence, domination et incapacité d’accepter le refus.

Il suffit d’ouvrir les journaux presque chaque semaine. Les villes changent, les âges changent, les histoires personnelles changent. Mais le scénario est tragiquement similaire : une femme tuée, agressée, harcelée parce qu’elle a décidé de dire non, parce qu’elle a choisi de mettre fin à une relation, parce qu’elle a simplement voulu vivre librement.

On en vient alors à se demander où se situe le problème. Il ne réside pas seulement dans les responsabilités pénales individuelles, qui doivent évidemment être poursuivies avec fermeté. Le problème se trouve aussi — et peut-être surtout — dans une culture qui peine encore à enseigner une chose simple : les femmes n’appartiennent à personne.

Pendant des années, on a pensé qu’il suffisait de parler d’autodéfense féminine, de centres d’aide aux victimes, de peines plus sévères. Tout cela est nécessaire, bien sûr. Mais ce n’est pas suffisant. Car la véritable prévention ne commence pas après la violence. Elle commence bien plus tôt, lorsque les garçons grandissent et apprennent ce que signifie être des hommes.

Et c’est là qu’apparaît la grande absente du débat public : l’éducation.

Dans les écoles italiennes, on parle encore trop peu d’éducation civique vécue, de relations, de respect mutuel, d’éducation affective. On discute pendant des années pour savoir s’il est opportun ou non d’aborder ces thèmes en classe, comme si enseigner le respect et le consentement était un luxe idéologique et non une nécessité sociale.

Et pourtant, c’est précisément là que se trouve la clé.

Protéger nos filles et nos petites-filles ne signifie pas seulement leur apprendre à se défendre. Cela signifie surtout éduquer nos fils et nos petits-fils. Leur apprendre que la force n’est pas la domination, que le désir n’est pas un droit, que la virilité ne se mesure pas à la capacité de s’imposer.

Il faut une révolution culturelle qui commence dans les familles et qui se poursuive à l’école. Une révolution faite de mots simples mais fondamentaux.

Le respect.
La limite.
Le consentement.

Car il existe une règle qui devrait être enseignée à chaque enfant, dès le plus jeune âge, avec la même clarté que les bonnes manières ou le code de la route : sans un oui clair, libre et convaincu, une femme ne se touche pas. Même pas avec une fleur.

Cela peut sembler banal de le dire. Mais si les chroniques continuent de raconter des histoires de violence, c’est que cette leçon n’a pas encore été suffisamment apprise.

La masculinité n’est pas toxique en soi. Elle le devient lorsqu’elle se nourrit de possession, de contrôle et de l’incapacité d’accepter la liberté de l’autre. Elle devient toxique lorsqu’un homme grandit en pensant qu’un refus est une offense et non un choix légitime.

Éduquer à des relations saines ne signifie pas affaiblir les garçons. Cela signifie les rendre plus conscients, plus mûrs, plus libres : des hommes capables de vivre l’affection sans la transformer en domination.

Et peut-être que le véritable défi culturel de notre temps se trouve précisément là : faire grandir une génération d’hommes qui n’auront pas besoin de prouver leur force par la violence.

Si nous voulons vraiment protéger les femmes de demain, nous devons commencer ici. Aujourd’hui. Avec nos fils. Avec nos petits-fils. Avec les mots que nous choisissons et avec l’exemple que nous donnons chaque jour.

piero.minuzzo@gmail.com