Chez Nous - 17 febbraio 2026, 08:00

… et les “charges de système” ?

… e gli oneri di sistema?

… e gli oneri di sistema?

Il governo annuncia piccoli contributi per alleggerire i costi energetici e li presenta come un segnale di attenzione verso famiglie e imprese. Ma a ben guardare, più che di aiuti strutturali si tratta di elemosine temporanee, mentre il problema resta intatto. E il problema ha un nome preciso: oneri di sistema.

Dal 1° gennaio 2017 quella voce è diventata una componente stabile delle bollette. Una formula tecnica che nasconde, nei fatti, un prelievo deciso per legge, imposto in modo generalizzato, senza alcun criterio di progressività reale. Non un’emergenza, non un intervento temporaneo: una tassa camuffata, strutturale, infilata nelle bollette di tutti.

Oggi si annunciano mini-rimborsi e interventi tampone, con il rischio persino di richiami da Bruxelles per l’ennesima operazione costruita in fretta. Ma la domanda resta: perché prima si preleva e poi si restituisce una parte, spacciandola per aiuto? Non è sostegno: è una restituzione parziale di quanto già incassato.

Matteo Salvini, oggi vice presidente del Consiglio, si presenta come il difensore dei cittadini contro il caro-energia. Eppure l’anomalia degli oneri di sistema non è certo una scoperta dell’ultima settimana. Era nota da anni. Allora non era un problema? O semplicemente non era conveniente parlarne?

Allo stesso modo Giorgia Meloni, quando sedeva all’opposizione, definiva le accise un “pizzo di Stato”. Parole nette, condivise da molti. Oggi però le accise sul gasolio aumentano, mentre sugli oneri di sistema si procede a piccoli passi, tra bonus una tantum e misure temporanee. Il principio sembra essere cambiato: non più abolire il prelievo, ma renderlo più sopportabile.

La verità è che gli oneri di sistema sono un prelievo legalizzato. Hanno una base normativa, certo, ma ciò non li rende automaticamente equi. Vengono applicati in modo uniforme, senza distinguere territori, condizioni, capacità contributiva. E questo, per la Valle d’Aosta, assume un significato ancora più grave.

La nostra è una regione che produce energia idroelettrica, che sopporta vincoli ambientali, infrastrutture, servitù, che contribuisce in modo concreto al sistema energetico nazionale. Eppure paga le bollette come e più di altri territori. Per i valdostani gli oneri di sistema rappresentano un prelievo che appare politicamente e moralmente illegittimo: una sottrazione che non tiene conto della specificità e del contributo della regione.

Ed è qui che il silenzio pesa.

Dove sono i nostri rappresentanti regionali? Dove sono le prese di posizione forti, nette, non rituali? Le associazioni dei consumatori denunciano, ma raramente si arriva a una battaglia strutturale. E la politica valdostana, troppo spesso, si limita a commentare decisioni romane senza trasformare l’indignazione in azione concreta.

Non si tratta di chiedere sconti o bonus temporanei. Si tratta di rivendicare un principio: chi produce energia, chi contribuisce in modo determinante al sistema, non può essere trattato come un qualsiasi territorio privo di risorse. Continuare ad accettare gli oneri di sistema senza mettere in discussione il loro impianto significa accettare un prelievo che per la Valle d’Aosta ha il sapore di un’ingiustizia strutturale.

Gli oneri di sistema non sono una fatalità tecnica. Sono una scelta politica. E le scelte politiche si possono cambiare, se c’è la volontà di farlo.

Il resto sono annunci. E bollette che continuano ad arrivare.

… e gli oneri di sistema?

Le gouvernement annonce de modestes contributions pour alléger les coûts de l’énergie et les présente comme un signe d’attention envers les familles et les entreprises. Mais à y regarder de plus près, il s’agit davantage d’aumônes temporaires que de véritables aides structurelles, tandis que le problème, lui, demeure intact. Et ce problème a un nom précis : les charges de système.

Depuis le 1er janvier 2017, cette ligne est devenue une composante stable des factures. Une formule technique qui dissimule en réalité un prélèvement décidé par la loi, appliqué de manière généralisée, sans aucun véritable critère de progressivité. Ce n’est ni une urgence, ni une mesure provisoire : c’est un impôt déguisé, structurel, glissé dans les factures de tous.

Aujourd’hui, on annonce des mini-remboursements et des mesures de colmatage, avec même le risque de rappels à l’ordre de Bruxelles pour une nouvelle opération improvisée. Mais la question demeure : pourquoi prélever d’abord, puis restituer une partie en la présentant comme une aide ? Ce n’est pas un soutien, c’est une restitution partielle de ce qui a déjà été encaissé.

Matteo Salvini, aujourd’hui vice-président du Conseil, se pose en défenseur des citoyens face à la flambée des coûts de l’énergie. Pourtant, l’anomalie des charges de système n’a rien d’une découverte récente. Elle est connue depuis des années. Était-ce donc sans importance ? Ou simplement peu opportun d’en parler ?

De la même manière, Giorgia Meloni, lorsqu’elle était dans l’opposition, qualifiait les accises de « racket d’État ». Des mots forts, partagés par beaucoup. Aujourd’hui pourtant, les accises sur le gazole augmentent, tandis que sur les charges de système on avance à petits pas, entre bonus ponctuels et mesures temporaires. Le principe semble avoir changé : il ne s’agit plus de supprimer le prélèvement, mais de le rendre plus supportable.

La vérité est que les charges de système constituent un prélèvement légalisé. Elles reposent sur une base normative, certes, mais cela ne les rend pas automatiquement équitables. Elles sont appliquées de manière uniforme, sans distinguer les territoires, les situations ou la capacité contributive. Et cela prend, pour la Vallée d’Aoste, une signification encore plus grave.

Notre région produit de l’énergie hydroélectrique, supporte des contraintes environnementales, des infrastructures, des servitudes, et contribue concrètement au système énergétique national. Et pourtant, elle paie ses factures comme — et parfois plus que — d’autres territoires. Pour les Valdôtains, les charges de système représentent un prélèvement politiquement et moralement illégitime : une ponction qui ne tient aucun compte de la spécificité et de la contribution de la région.

Et c’est là que le silence devient pesant.

Où sont nos représentants régionaux ? Où sont les prises de position fortes, claires, non rituelles ? Les associations de consommateurs dénoncent, mais on arrive rarement à une véritable bataille structurelle. Et la politique valdôtaine, trop souvent, se limite à commenter les décisions prises à Rome, sans transformer l’indignation en action concrète.

Il ne s’agit pas de réclamer des rabais ou des bonus temporaires. Il s’agit d’affirmer un principe : ceux qui produisent de l’énergie, ceux qui contribuent de manière déterminante au système, ne peuvent pas être traités comme de simples territoires dépourvus de ressources. Continuer à accepter les charges de système sans remettre en cause leur architecture revient à accepter un prélèvement qui, pour la Vallée d’Aoste, a le goût d’une injustice structurelle.

Les charges de système ne sont pas une fatalité technique.
Elles sont un choix politique.
Et les choix politiques peuvent être changés, à condition d’en avoir la volonté.

Le reste, ce sont des annonces.
Et des factures qui continuent d’arriver.

piero.minuzzo@gmail.com