C’è un grande assente, in questa prima fase della campagna referendaria valdostana. Non è il tema, non è il dibattito, non è neppure l’interesse dei cittadini. È il “Sì”. O meglio: sono i Comitati per il Sì, formalmente costituiti, annunciati con tanto di comunicati stampa, ma nei fatti evaporati.
In Valle d’Aosta, almeno per ora, la fotografia è impietosa. Due Comitati per il Sì già ufficializzati. Due note stampa per dire “ci siamo”. E poi? Nulla. Zero iniziative pubbliche svolte. Zero eventi calendarizzati. Zero occasioni di confronto aperto. Il silenzio più assoluto.
Nel frattempo, il Comitato per il No si muove. Ha già lanciato un evento pubblico per sabato. Ha iniziato a organizzare, a presidiare il territorio, a mettere in agenda momenti di discussione. Si può essere d’accordo o meno con le sue posizioni, ma almeno una cosa è chiara: c’è. Si vede. Si espone.
Il Sì invece no. Non pervenuto.
E allora le domande diventano inevitabili. È poca voglia di organizzare? È scarsa capacità di coordinamento? È l’illusione di avere già vinto, magari contando su equilibri politici ritenuti favorevoli? Oppure è semplicemente l’idea che basti il marchio, il simbolo, l’etichetta “Sì” per trascinare l’elettorato senza dover spiegare, argomentare, convincere?
Perché un referendum non si vince con i comunicati stampa di costituzione dei comitati. Non si vince con l’inerzia. Non si vince confidando nel disinteresse generale. Si vince – o si perde – nel confronto pubblico, nelle assemblee, nelle serate nei paesi, nei dibattiti anche scomodi.
Se davvero si crede nelle ragioni del Sì, allora bisognerebbe avere il coraggio di metterle sul tavolo, di sostenerle faccia a faccia, di accettare il contraddittorio. Il silenzio, invece, comunica un’altra cosa: insicurezza, superficialità o, peggio, supponenza.
In una regione piccola come la nostra, dove tutto si sa e tutto si vede, l’assenza pesa. E pesa ancora di più quando riguarda chi dovrebbe animare la discussione democratica. Perché il referendum non è una formalità tecnica: è un momento alto di partecipazione popolare. O almeno dovrebbe esserlo.
Se i Comitati per il Sì pensano di poter attraversare questa fase in modalità “pilota automatico”, stanno sottovalutando i valdostani. Che magari non affollano le piazze, ma sanno distinguere tra chi ci mette la faccia e chi resta dietro un comunicato.
Per ora, lo spazio pubblico è occupato dal No. Il Sì, semplicemente, non si vede. E in politica – come nella vita – chi non c’è, non conta.
Il tempo per svegliarsi c’è ancora. Ma la sensazione, oggi, è che qualcuno abbia scambiato una campagna referendaria per una pratica d’ufficio. E questo, francamente, sarebbe il segnale peggiore.
Sì non pervenuto
Il y a un grand absent, dans cette première phase de la campagne référendaire valdôtaine. Ce n’est ni le thème, ni le débat, ni même l’intérêt des citoyens. C’est le « Oui ». Ou plutôt : ce sont les Comités pour le Oui, officiellement constitués, annoncés à coups de communiqués de presse… puis littéralement évaporés.
En Vallée d’Aoste, pour l’instant du moins, le constat est sans appel. Deux Comités pour le Oui dûment officialisés. Deux notes de presse pour dire « nous sommes là ». Et après ? Rien. Zéro initiative publique réalisée. Zéro événement programmé. Zéro occasion de débat ouvert. Le silence le plus total.
Pendant ce temps, le Comité pour le Non, lui, bouge. Il a déjà annoncé un événement public pour samedi. Il a commencé à s’organiser, à occuper le terrain, à mettre à l’agenda des moments de discussion. On peut partager ou non ses positions, mais une chose est claire : il est là. Visible. Exposé.
Le Oui, en revanche, non. Non parvenu.
Les questions deviennent alors inévitables. Manque d’envie d’organiser ? Faible capacité de coordination ? Illusion d’avoir déjà gagné, en comptant sur des équilibres politiques jugés favorables ? Ou bien la conviction qu’il suffirait d’un label, d’un symbole, de l’étiquette « Oui » pour entraîner l’électorat sans devoir expliquer, argumenter, convaincre ?
Car un référendum ne se gagne pas avec des communiqués annonçant la création de comités. Il ne se gagne pas par l’inertie. Il ne se gagne pas en misant sur le désintérêt général. Il se gagne – ou se perd – dans le débat public, dans les assemblées, dans les soirées de village, dans les confrontations parfois inconfortables.
Si l’on croit vraiment aux raisons du Oui, alors il faudrait avoir le courage de les mettre sur la table, de les défendre en face à face, d’accepter la contradiction. Le silence, en revanche, envoie un autre message : insécurité, superficialité ou, pire encore, suffisance.
Dans une petite région comme la nôtre, où tout se sait et tout se voit, l’absence pèse. Et elle pèse encore davantage lorsqu’elle concerne ceux qui devraient animer la discussion démocratique. Car un référendum n’est pas une formalité technique : c’est un moment fort de participation populaire. Ou du moins, cela devrait l’être.
Si les Comités pour le Oui pensent pouvoir traverser cette phase en mode « pilote automatique », ils sous-estiment les Valdôtains. Qui ne remplissent peut-être pas toujours les places, mais savent faire la différence entre ceux qui s’exposent et ceux qui se cachent derrière un communiqué.
Pour l’instant, l’espace public est occupé par le Non. Le Oui, tout simplement, ne se voit pas. Et en politique – comme dans la vie – qui n’est pas là ne compte pas.
Il reste encore du temps pour se réveiller. Mais l’impression, aujourd’hui, est que quelqu’un a pris une campagne référendaire pour une simple procédure administrative. Et franchement, ce serait le pire des signaux.