Chez Nous - 05 febbraio 2026, 08:00

Du faisceau aux SS

Dal fascio alle SS

Vannacci esce dalla Lega e dà vita a un nuovo partito di destra. Fratelli d’Italia è costretta a spingersi ancora più a destra, in una danza pericolosa che fa intravedere all’orizzonte il ritorno di toni e simboli estremi. Anche in Valle d’Aosta, tra autonomie e montagne, si percepisce il tremolio di questa nuova destra radicale.

E così Vannacci se ne va, lasciando la Lega a raccogliere i cocci e a chiedersi come inseguire Fratelli d’Italia senza inciampare. Ma attenzione: il piccolo terremoto politico non resta confinato a Roma. Anche qui, tra le nostre valli, si percepisce un fruscio, un leggero tremore che arriva dalle parole e dai toni della politica nazionale.

Il nuovo partito di Vannacci è una specie di “lampo” a destra: chiaro, deciso, rumoroso. E questo costringe Giorgia Meloni a spingersi ancora più oltre, in un braccio di ferro ideologico che ricorda i tempi in cui la politica italiana sembrava giocare a chi gridava più forte. In pratica: più Vannacci radicalizza, più Fratelli d’Italia si sposta a destra, più l’aria nazionale si riempie di nostalgie per simboli e parole che pensavamo rimosse dai libri di storia.

Ma qui, tra Aosta e Quart, tra Gressan e Saint-Christophe,  tra Courmayeur e Gressoney, da Saint-Remy a Cogne e La Thuille non tutto è un riflesso automatico. La Valle d’Aosta ha la sua autonomia, il suo senso civico, la sua memoria storica che non lascia passare inosservati i toni esasperati. Eppure, anche noi siamo parte dello stesso spettacolo: campagne elettorali che mostrano una destra che non nasconde la propria voglia di alzare la voce, e cittadinanza che a volte si trova a dover osservare e capire se queste urla sono davvero rivolte a problemi concreti o solo a spaventare.

Da cronista del territorio, non posso fare finta di niente. Vannacci e le sue SS ideologiche sono il faro che illumina un’Italia pronta a misurarsi con la paura del diverso, con l’estremismo che si veste di modernità solo per sembrare più aggressivo. E mentre la Meloni gioca a rincorrere i suoi voti, qui da noi resta il compito di raccontare: di chi vive davvero nelle nostre valli valli, di chi fa politica con concretezza, e di chi cerca di spiegare che l’autonomia, in fondo, serve anche a non lasciarsi trascinare da correnti pericolose.

Insomma, in Valle d’Aosta possiamo ancora osservare, commentare e ridere (a volte amaramente) delle follie del piano nazionale. Ma ricordiamo: il fascio non è mai lontano dal passo delle SS, se lasciato camminare indisturbato. E noi, tra montagne e castelli, abbiamo il privilegio – e la responsabilità – di raccontare questa danza senza farci travolgere.

Dal fascio alle SS

Vannacci quitte la Ligue et crée un nouveau parti d’extrême droite. Fratelli d’Italia est contraint de se déplacer encore plus à droite, dans une danse dangereuse qui laisse entrevoir le retour de tons et de symboles extrêmes. Même en Vallée d’Aoste, entre autonomie et montagnes, on perçoit le frémissement de cette nouvelle droite radicale.

Et donc Vannacci s’en va, laissant la Ligue ramasser les morceaux et se demander comment rattraper Fratelli d’Italia sans trébucher. Mais attention : le petit séisme politique ne reste pas confiné à Rome. Ici aussi, entre nos vallées, on entend un bruissement, un léger tremblement qui provient des mots et des tons de la politique nationale.

Le nouveau parti de Vannacci est une sorte d’“éclair” à droite : clair, décidé, bruyant. Et cela oblige Giorgia Meloni à pousser encore plus loin, dans un bras de fer idéologique qui rappelle les temps où la politique italienne semblait jouer à qui criait le plus fort. En pratique : plus Vannacci radicalise, plus Fratelli d’Italia se déplace à droite, plus l’air national se remplit de nostalgie pour des symboles et des mots que l’on croyait relégués dans les livres d’histoire.

Mais ici, entre Aoste et Quart, entre Gressan et Saint-Christophe, entre Courmayeur et Gressoney, de Saint-Rémy à Cogne et La Thuile, tout n’est pas un reflet automatique. La Vallée d’Aoste a son autonomie, son sens civique, sa mémoire historique qui ne laisse pas passer inaperçus les tons exagérés. Et pourtant, nous faisons aussi partie du même spectacle : des campagnes électorales qui montrent une droite qui ne cache pas son envie de hausser la voix, et des citoyens qui parfois doivent observer et comprendre si ces cris sont réellement dirigés vers des problèmes concrets ou seulement pour effrayer.

En tant que chroniqueur du territoire, je ne peux rien faire semblant. Vannacci et ses SS idéologiques sont le phare qui éclaire une Italie prête à se mesurer à la peur de l’autre, à l’extrémisme qui se pare de modernité juste pour paraître plus agressif. Et pendant que Meloni joue à courir après ses votes, ici, chez nous, reste le devoir de raconter : de ceux qui vivent réellement dans nos vallées, de ceux qui font de la politique avec concrétude, et de ceux qui cherchent à expliquer que l’autonomie, en fin de compte, sert aussi à ne pas se laisser emporter par des courants dangereux.

En somme, en Vallée d’Aoste, nous pouvons encore observer, commenter et rire (parfois amèrement) des folies du plan national. Mais rappelons-le : le faisceau n’est jamais loin du pas des SS, si on le laisse marcher sans contrôle. Et nous, entre montagnes et châteaux, avons le privilège – et la responsabilité – de raconter cette danse sans nous laisser emporter.

piero.minuzzo@gmail.com