Chez Nous - 30 gennaio 2026, 08:00

Dignité piétinée

Dignià capestata

Ci sono momenti in cui il silenzio pesa più delle parole. E poi ci sono momenti in cui il ritardo nel parlare diventa complicità. Quello che è successo dopo le dichiarazioni di Donald Trump sui militari dei Paesi alleati – Italia compresa – rientra a pieno titolo in questa seconda categoria.

Il Presidente degli Stati Uniti ha detto, con la consueta arroganza da bullo globale, che gli Stati Uniti non hanno mai chiesto nulla agli altri Paesi della NATO, lasciando intendere che gli eserciti alleati siano poco più che comparse, utili al massimo per le fotografie ufficiali. Ha ironizzato sulle forze armate europee, riducendole a una caricatura, come se settant’anni di alleanza, missioni comuni, bare avvolte nel tricolore e famiglie spezzate fossero un dettaglio trascurabile.

L’Italia, invece, ha pagato eccome. Ha pagato in Afghanistan, in Iraq, nei Balcani. Ha pagato con soldati mandati in missione “di pace” che pace non erano, con militari caduti in operazioni decise anche – e spesso soprattutto – a Washington. Ha pagato con scelte politiche prese per fedeltà atlantica, non sempre nell’interesse diretto del Paese. Dire oggi che “gli USA non hanno mai chiesto niente” è una falsità storica e un insulto alla memoria di chi non è tornato a casa.

Di fronte a tutto questo, Giorgia Meloni ci ha messo quasi due giorni per prendere le distanze. Due giorni di silenzio imbarazzato, mentre il capo del governo italiano doveva una risposta immediata ai nostri militari, alle loro famiglie, alla Nazione. E quando finalmente parla, lo fa con il freno a mano tirato, cercando l’equilibrismo impossibile tra la difesa della dignità nazionale e il timore di non dispiacere all’amico Trump.

Ma il punto più basso arriva subito dopo. Lo stesso giorno in cui Trump irride i nostri soldati, Giorgia Meloni lo candida al Nobel per la Pace. Sì, hai letto bene. Nobel per la Pace. Un paradosso grottesco, una genuflessione politica che sa di sudditanza, uno schiaffo inaccettabile alla Patria e alla Nazione. Altro che sovranismo: qui siamo alla sovranità a corrente alternata, valida solo quando fa comodo.

E come se non bastasse, c’è il capitolo ICE. Per molti di noi in Italia, l’ICE – l’agenzia statunitense per il controllo dell’immigrazione – è ormai sinonimo di paura. Immagini di agenti armati, spesso a volto coperto, che trascinano cittadini inermi fuori dalle case o dalle auto, davanti a figli terrorizzati, persone detenute senza umanità né proporzione. Trump vorrebbe persino inviare agenti dell’ICE in Italia in occasione delle Olimpiadi. Una prospettiva inquietante, che dovrebbe far scattare un immediato no da parte di qualsiasi governo degno di questo nome.

E invece? Ancora una volta imbarazzo. Ancora una volta silenzio. Ancora una volta la sensazione che Palazzo Chigi non sappia – o non voglia – scegliere tra la tutela della dignità italiana e la fedeltà personale a Trump.

In tutto questo, Matteo Salvini resta coerente nella sua incoerenza: pronto a sventolare bandiere e a parlare di orgoglio nazionale, ma muto quando quell’orgoglio viene calpestato dal suo idolo americano. La Patria va bene come slogan, molto meno quando richiede schiena dritta e parole chiare.

La verità è semplice e amara: la dignità dell’Italia, in questa vicenda, è stata calpestata due volte. Da chi ci ha insultati dall’estero. E da chi, dall’interno, ha preferito abbassare lo sguardo. E uno Stato che non difende i suoi soldati, la sua storia e la sua autonomia politica non è forte. È solo subordinato.

Dignità calpestata

Il est des moments où le silence pèse plus lourd que les mots. Et puis il y a ceux où le retard à parler devient une forme de complicité. Ce qui s’est produit après les déclarations de Donald Trump sur les militaires des pays alliés – Italie comprise – relève pleinement de cette seconde catégorie.

Le président des États-Unis a affirmé, avec l’arrogance habituelle d’un caïd mondial, que les États-Unis n’ont jamais rien demandé aux autres pays de l’OTAN, laissant entendre que les armées alliées ne seraient guère plus que des figurants, utiles tout au plus pour les photos officielles. Il a ironisé sur les forces armées européennes, les réduisant à une caricature, comme si soixante-dix ans d’alliance, de missions communes, de cercueils enveloppés dans le drapeau tricolore et de familles brisées n’étaient qu’un détail négligeable.

L’Italie, en revanche, a payé un prix très lourd. Elle a payé en Afghanistan, en Irak, dans les Balkans. Elle a payé avec des soldats envoyés dans des missions dites « de paix » qui n’avaient rien de pacifique, avec des militaires tombés dans des opérations décidées aussi – et souvent surtout – à Washington. Elle a payé par des choix politiques dictés par la fidélité atlantique, pas toujours dans l’intérêt direct du pays. Affirmer aujourd’hui que « les États-Unis n’ont jamais rien demandé » est une falsification historique et une insulte à la mémoire de ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux.

Face à tout cela, Giorgia Meloni a mis près de deux jours pour prendre ses distances. Deux jours de silence embarrassé, alors que la cheffe du gouvernement italien devait une réponse immédiate à nos militaires, à leurs familles, à la Nation. Et lorsqu’elle finit par parler, elle le fait le frein à main serré, tentant un exercice d’équilibrisme impossible entre la défense de la dignité nationale et la crainte de déplaire à son ami Trump.

Mais le point le plus bas est atteint juste après. Le jour même où Trump se moque de nos soldats, Giorgia Meloni le propose pour le prix Nobel de la paix. Oui, vous avez bien lu. Le Nobel de la paix. Un paradoxe grotesque, une génuflexion politique qui sent la soumission, une gifle inacceptable infligée à la Patrie et à la Nation. Voilà donc le souverainisme version alternée : valable uniquement quand cela arrange.

Et comme si cela ne suffisait pas, il y a le chapitre ICE. Pour beaucoup d’entre nous en Italie, l’ICE – l’agence américaine chargée du contrôle de l’immigration – est désormais synonyme de peur. Des images d’agents armés, souvent cagoulés, traînant des citoyens sans défense hors de leurs maisons ou de leurs voitures, sous les yeux d’enfants terrorisés, des personnes détenues sans humanité ni proportion. Trump souhaiterait même envoyer des agents de l’ICE en Italie à l’occasion des Jeux olympiques. Une perspective inquiétante, qui devrait susciter un refus immédiat de la part de tout gouvernement digne de ce nom.

Et pourtant ? Une fois de plus, l’embarras. Une fois de plus, le silence. Une fois de plus, l’impression que le Palais Chigi ne sait pas – ou ne veut pas – choisir entre la défense de la dignité italienne et la loyauté personnelle envers Trump.

Dans tout cela, Matteo Salvini reste cohérent dans son incohérence : prompt à agiter des drapeaux et à invoquer la fierté nationale, mais muet lorsque cette fierté est piétinée par son idole américaine. La Patrie fonctionne très bien comme slogan, beaucoup moins lorsqu’elle exige une colonne vertébrale et des paroles claires.

La vérité est simple et amère : dans cette affaire, la dignité de l’Italie a été piétinée deux fois. Par ceux qui nous ont insultés de l’extérieur. Et par ceux qui, de l’intérieur, ont préféré baisser les yeux. Et un État qui ne défend ni ses soldats, ni son histoire, ni son autonomie politique n’est pas fort. Il est simplement subordonné.

piero.minuzzo@gmail.com