C’è un momento, nella vita politica di un Paese, in cui non è più possibile galleggiare, prendere tempo, parlare a tutti e il contrario di tutto. Quel momento è arrivato. Per Giorgia Meloni, per Matteo Salvini e per un governo che da mesi prova a stare su più tavoli contemporaneamente, i nodi sono finalmente giunti al pettine.
La situazione internazionale, con le guerre in corso e un ordine mondiale sempre più fragile, non consente più ambiguità. Non si può continuare a giocare di sponda, a strizzare l’occhio all’Europa e alla NATO mentre si ammicca a Donald Trump, a Vladimir Putin e a Benjamin Netanyahu. Non si può invocare l’Occidente quando fa comodo e poi metterlo in discussione quando richiede coerenza, responsabilità e scelte scomode.
Meloni deve dire, chiaramente, da che parte sta. Se con l’Italia, con l’Europa e con l’Ucraina aggredita, oppure con chi teorizza un mondo fondato sulla legge del più forte, sulla sopraffazione militare e sulla cancellazione del diritto internazionale. Non esistono terze vie credibili. Non esistono neutralismi furbi quando sono in gioco la pace, la vita delle persone e la dignità umana.
La disponibilità, neppure troppo velata, a entrare in un gruppo di lavoro voluto da Trump per “gestire” Gaza – che nella realtà rischia di tradursi in una spoliazione e in un dissanguamento di un popolo già martoriato – è in aperta contraddizione con i principi fondanti della nostra Costituzione. L’articolo 11 non è un orpello retorico: l’Italia ripudia la guerra, non la amministra, non la legittima, non la monetizza. Chi agisce contro la Costituzione non può pretendere di guidare il Paese come se nulla fosse.
Qui il tema non è ideologico, ma storico e morale. Il Novecento italiano dovrebbe averci insegnato qualcosa. Il ventennio fascista e gli errori di Mussolini li abbiamo pagati a caro prezzo: vite spezzate, libertà cancellate, un Paese umiliato, una dignità nazionale ricostruita con fatica dopo macerie morali e materiali. Pensare di poter flirtare ancora con logiche autoritarie, nazionaliste e belliciste è non solo irresponsabile, ma pericolosamente miope.
I nodi, però, non riguardano solo Meloni. Riguardano anche Salvini, che continua a oscillare tra dichiarazioni filoputiniane mai davvero rinnegate, attacchi all’Europa e improvvisi slanci atlantisti di facciata. Una doppiezza che indebolisce il governo e rende l’Italia un partner poco affidabile agli occhi degli alleati.
C’è poi un altro elemento che pesa: la credibilità internazionale. Un Paese che cambia linea a seconda dell’interlocutore, che parla di pace ma legittima chi la viola, che invoca sovranità ma accetta supinamente le agende altrui, è un Paese che conta meno. E l’Italia, oggi più che mai, non può permettersi di contare meno.
Infine, c’è la questione interna. Usare i conflitti internazionali come terreno di propaganda, come arma di distrazione di massa rispetto ai problemi economici, sociali e democratici del Paese, è un gioco scoperto. La politica estera non può essere un rifugio retorico quando mancano risposte su sanità, lavoro, diritti e coesione sociale.
Le maschere devono cadere. Non domani, non dopo le elezioni, non quando il vento sarà più favorevole. Ora. Perché la storia non aspetta, e quando presenta il conto lo fa sempre con interessi altissimi.
I nodi al pettine di Meloni
Il arrive un moment, dans la vie politique d’un pays, où il n’est plus possible de flotter, de gagner du temps, de parler à tout le monde et de soutenir en même temps son contraire. Ce moment est arrivé. Pour Giorgia Meloni, pour Matteo Salvini et pour un gouvernement qui, depuis des mois, tente de rester assis sur plusieurs chaises à la fois, les nœuds arrivent enfin au peigne.
La situation internationale, marquée par des guerres en cours et par un ordre mondial de plus en plus fragile, ne permet plus aucune ambiguïté. On ne peut pas continuer à jouer sur plusieurs tableaux, à faire des clins d’œil à l’Europe et à l’OTAN tout en s’ouvrant à Donald Trump, à Vladimir Poutine et à Benjamin Netanyahu. On ne peut pas invoquer l’Occident quand cela arrange, puis le remettre en cause dès qu’il exige cohérence, responsabilité et choix difficiles.
Meloni doit dire clairement de quel côté elle se situe. Soit avec l’Italie, avec l’Europe et avec l’Ukraine agressée, soit avec ceux qui théorisent un monde fondé sur la loi du plus fort, sur la domination militaire et sur la négation du droit international. Il n’existe pas de troisième voie crédible. Il n’existe pas de neutralisme opportuniste lorsque la paix, la vie des personnes et la dignité humaine sont en jeu.
La disponibilité, à peine dissimulée, à participer à un groupe de travail voulu par Trump pour « gérer » Gaza – ce qui risque en réalité de se traduire par le dépouillement et l’exsanguination d’un peuple déjà martyrisé – est en nette contradiction avec les principes fondateurs de notre Constitution. L’article 11 n’est pas un simple ornement rhétorique : l’Italie répudie la guerre, elle ne l’administre pas, ne la légitime pas et ne la monétise pas. Celui qui agit contre la Constitution ne peut pas prétendre diriger le pays comme si de rien n’était.
Ici, la question n’est pas idéologique, mais historique et morale. Le XXe siècle italien aurait dû nous apprendre quelque chose. Le régime fasciste et les erreurs de Mussolini ont été payés au prix fort : des vies brisées, des libertés supprimées, un pays humilié, une dignité nationale reconstruite avec peine au milieu des ruines morales et matérielles. Penser pouvoir encore flirter avec des logiques autoritaires, nationalistes et bellicistes n’est pas seulement irresponsable, c’est dangereusement myope.
Les nœuds, toutefois, ne concernent pas seulement Meloni. Ils concernent aussi Salvini, qui continue d’osciller entre des déclarations pro-Poutine jamais réellement reniées, des attaques contre l’Europe et de soudains élans atlantistes de façade. Une duplicité qui affaiblit le gouvernement et rend l’Italie peu fiable aux yeux de ses alliés.
Un autre élément pèse lourd : la crédibilité internationale. Un pays qui change de ligne selon son interlocuteur, qui parle de paix mais légitime ceux qui la violent, qui invoque la souveraineté tout en acceptant docilement les agendas des autres, est un pays qui compte moins. Et l’Italie, aujourd’hui plus que jamais, ne peut pas se permettre de compter moins.
Enfin, il y a la question interne. Utiliser les conflits internationaux comme terrain de propagande, comme arme de diversion massive face aux problèmes économiques, sociaux et démocratiques du pays, est un jeu désormais évident. La politique étrangère ne peut pas devenir un refuge rhétorique lorsque manquent des réponses sur la santé, le travail, les droits et la cohésion sociale.
Les masques doivent tomber. Pas demain, pas après les élections, pas lorsque le vent sera plus favorable. Maintenant. Car l’histoire n’attend pas et, lorsqu’elle présente l’addition, elle le fait toujours avec des intérêts très élevés.