Ieri mattina il presidente del Consiglio Valle, Stefano Aggravi, ha fatto ciò che spesso la politica evita: ha detto una verità scomoda, ma necessaria. Rivolgendosi ai consiglieri regionali, ha ricordato che «essere consiglieri regionali è una responsabilità continua, che non conosce pause né “fuori servizio”, nemmeno (e forse soprattutto) nello spazio dei social network». Non è una frase di circostanza: è una tirata d’orecchie vera e propria, e non capita spesso che venga pronunciata in apertura di seduta.
Aggravi ha aggiunto un passaggio altrettanto centrale: «il ruolo di consigliere regionale non si esaurisce nel tempo dell’aula. La credibilità del Consiglio regionale non è astratta né delegabile: è una responsabilità condivisa, costruita anche attraverso le azioni, i comportamenti e le immagini pubbliche di ciascuno di noi, dentro e fuori quest’aula». Tradotto: non basta alzare la mano al momento del voto, non basta leggere un comunicato, non basta fare presenza in aula. Il resto – quello che succede fuori – pesa allo stesso modo, se non di più.
Quella di ieri è stata una giusta reprimenda. Non solo perché richiama a un’etica istituzionale spesso dimenticata, ma perché arriva in un momento in cui la politica locale – come quella nazionale – vive sempre di più sui social, tra post impulsivi, battute al vetriolo, like cercati come ossigeno. Lì, dove l’idea di “fuori servizio” sembra la scusa perfetta per dire tutto e il contrario di tutto, si gioca una parte decisiva della credibilità delle istituzioni.
Il punto, in fondo, è semplice: chi siede in Consiglio regionale non rappresenta solo se stesso, ma un’istituzione. E l’istituzione non va in vacanza, non si spegne la sera, non si disattiva con un clic. Ogni uscita pubblica, ogni foto, ogni commento, ogni scivolone linguistico contribuisce – nel bene e nel male – a costruire l’immagine del Consiglio. Aggravi lo ha messo sul tavolo senza giri di parole: la credibilità non è “astratta”, non è uno slogan, non è un dovere di qualcuno altro. È un lavoro quotidiano di ciascuno.
Certo, qualcuno avrà pensato: messaggio generale, ma destinatari precisi. E forse è vero. Non servono nomi: basta scorrere certe bacheche social per capire che il confine tra satira, rancore e irresponsabilità è diventato sottile. Ma proprio per questo il richiamo è salutare. Non moralismo, bensì igiene istituzionale.
In un’epoca in cui la politica parla tanto e ascolta poco, questo richiamo alla sobrietà e alla responsabilità personale ha un valore particolare. Non cambia da solo il livello del dibattito, non trasforma i consiglieri in statisti, non cancella gaffe e risse digitali. Però segna un punto: il Consiglio, come istituzione, rivendica il diritto di essere credibile. E chiede ai suoi membri di comportarsi di conseguenza.
Ora la palla passa ai destinatari delle parole di Aggravi. Applaudire in aula è facile; più difficile è frenare il post impulsivo, rinunciare alla battuta velenosa, pensare che dietro a un profilo social ci sta la carica che si ricopre. Se da oggi anche solo qualcuno, prima di cliccare “pubblica”, conterà fino a dieci, la reprimenda sarà stata non solo giusta, ma anche utile.
Giusta reprimenda
Hier matin, le président du Conseil de la Vallée, Stefano Aggravi, a fait ce que la politique évite souvent: il a dit une vérité dérangeante, mais nécessaire. S’adressant aux conseillers régionaux, il a rappelé que «être conseiller régional est une responsabilité continue, qui ne connaît ni pauses ni “hors service”, pas même (et peut-être surtout) dans l’espace des réseaux sociaux». Ce n’est pas une formule de circonstance: c’est une véritable remontrance, et il n’est pas fréquent qu’elle soit prononcée en ouverture de séance.
Aggravi a ajouté un passage tout aussi central: «le rôle de conseiller régional ne se limite pas au temps passé en salle. La crédibilité du Conseil régional n’est ni abstraite ni délégable: c’est une responsabilité partagée, construite également à travers les actions, les comportements et les images publiques de chacun d’entre nous, à l’intérieur et à l’extérieur de cette salle». En clair: lever la main au moment du vote ne suffit pas, lire un communiqué ne suffit pas, être physiquement présent en séance ne suffit pas. Tout le reste – ce qui se passe en dehors – pèse autant, sinon davantage.
Celle d’hier a été une juste remontrance. Non seulement parce qu’elle renvoie à une éthique institutionnelle souvent oubliée, mais aussi parce qu’elle arrive à un moment où la politique locale – comme la nationale – vit de plus en plus sur les réseaux sociaux, entre posts impulsifs, traits au vitriol et quêtes frénétiques de “likes”. Là où l’idée de «hors service» semble l’excuse parfaite pour dire tout et son contraire, se joue une part décisive de la crédibilité des institutions.
Au fond, le point est simple: qui siège au Conseil régional ne représente pas seulement sa propre personne, mais une institution. Et l’institution ne part pas en vacances, ne s’éteint pas le soir, ne se désactive pas d’un clic. Chaque prise de parole publique, chaque photo, chaque commentaire, chaque dérapage linguistique contribue – pour le meilleur et pour le pire – à construire l’image du Conseil. Aggravi l’a posé sur la table sans détours: la crédibilité n’est pas “abstraite”, ce n’est pas un slogan, ce n’est pas le devoir de quelqu’un d’autre. C’est un travail quotidien de chacun.
Certains auront pensé: message général, mais destinataires précis. Et peut-être que c’est vrai. Pas besoin de noms: il suffit de parcourir certaines pages de réseaux sociaux pour comprendre que la frontière entre satire, ressentiment et irresponsabilité est devenue mince. C’est précisément pour cela que ce rappel est salutaire. Pas du moralisme, mais une hygiène institutionnelle.
À une époque où la politique parle beaucoup et écoute peu, cet appel à la sobriété et à la responsabilité personnelle a une valeur particulière. Il ne change pas à lui seul le niveau du débat, ne transforme pas les conseillers en hommes d’État, n’efface pas les gaffes et les bagarres numériques. Mais il marque un point: le Conseil, en tant qu’institution, revendique le droit d’être crédible. Et il demande à ses membres d’agir en conséquence.
La balle est maintenant dans le camp des destinataires des paroles d’Aggravi. Applaudir en séance est facile; il est plus difficile de freiner le post impulsif, de renoncer à la pique venimeuse, de se rappeler que derrière un profil social se trouve la fonction que l’on exerce. Si, dès aujourd’hui, ne serait-ce qu’une personne compte jusqu’à dix avant de cliquer sur “publier”, cette remontrance aura été non seulement juste, mais aussi utile.