Chez Nous - 06 gennaio 2026, 20:44

Bon travail, Nicolò

Buon lavoro Nicolò

Buon lavoro, davvero. Perché quando un ragazzo giovane entra in una giunta comunale, l’augurio non è una formalità: è quasi un dovere civile. Nicolò Munier, nominato dal sindaco Raffaele Rocco Assessore alla Gentilezza del Comune di Aosta, si trova addosso una delega bella, evocativa, persino necessaria in tempi di urla, rancori e muri alzati a voce alta.

L’idea, in sé, non è discutibile. Anzi. Educazione civica, rispetto verso il prossimo, attenzione alle persone fragili: chi potrebbe dire di no? La gentilezza, se praticata e non solo dichiarata, è una forma alta di politica. È cultura pubblica, è stile amministrativo, è cura della comunità. Nulla da eccepire, dunque, sul piano dei valori.

Qualche domanda, però, sul piano politico e amministrativo è legittima. E non riguarda Nicolò, ma il contesto in cui questa nomina arriva. Perché una delega “fuori sacco”, dopo pochi mesi dalla nascita della nuova giunta? Perché aumentare il numero degli assessori in una fase in cui si predica sobrietà, razionalizzazione, attenzione alle risorse? E soprattutto: perché ora?

Il dubbio – legittimo, non maligno – è che questa gentilezza istituzionale abbia anche una funzione di equilibrio politico. Una carezza data non solo alla città, ma a partiti e movimenti che compongono la maggioranza. Una gentilezza, appunto, nel senso più tattico del termine. Nulla di scandaloso, per carità: la politica è anche questo. Ma è giusto dirlo.

C’è poi la questione più concreta, quella che distingue le deleghe simboliche dalle politiche pubbliche vere. L’Assessore alla Gentilezza ha strumenti municipali a disposizione? Ha un ufficio? Personale? Un budget, anche minimo, per progettare, coordinare, incidere? Oppure rischia di essere una figura più narrativa che operativa, più da comunicato stampa che da delibera?

Perché la gentilezza non si amministra con le buone intenzioni. Si costruisce con programmi nelle scuole, con azioni nei quartieri, con politiche inclusive, con formazione, con presenza costante. Altrimenti diventa una parola gentile, appunto, ma vuota.

Colpisce, non a caso, che la comunicazione abbia insistito molto sul primato: Aosta primo capoluogo regionale in Italia ad aver conferito ufficialmente la delega alla Gentilezza. Un titolo che fa scena, che funziona mediaticamente, ma che dice poco sul “come” e sul “con che cosa”. Meno enfasi sul programma, sull’organizzazione del nuovo assessorato, sugli obiettivi misurabili. E questo, per un incarico che dovrebbe educare anche alla trasparenza e alla responsabilità, è un limite.

La nomina non profuma – almeno per ora – di una scelta che aiuta davvero a formare i giovani alla politica. Rischia piuttosto di metterli in vetrina, esponendoli a critiche che non meritano personalmente. Nicolò ha l’età e il diritto di imparare. Sarebbe ingiusto caricarlo di aspettative simboliche senza dargli strumenti reali.

Per questo l’augurio resta sincero: buon lavoro, Nicolò. Ma con una speranza in più. Che la gentilezza non diventi una cartina di tornasole degli equilibri politici, né una moneta di scambio tra correnti. Che sia, invece, una pratica quotidiana, concreta, verificabile. Perché la gentilezza, quando è vera, non ha bisogno di primati. Ha bisogno di sostanza. Buon lavoro Nicolò.

Buon lavoro Nicolò

Bon travail, vraiment. Car lorsqu’un jeune entre dans un exécutif communal, le souhait n’est pas une formalité : c’est presque un devoir civique. Nicolò Munier, nommé par le maire Raffaele Rocco Assesseur à la Gentillesse de la Ville d’Aoste, se voit confier une délégation belle, évocatrice, voire nécessaire en des temps faits de cris, de rancœurs et de murs dressés à voix haute.

L’idée, en soi, n’est pas contestable. Bien au contraire. Éducation civique, respect d’autrui, attention portée aux personnes fragiles : qui pourrait s’y opposer ? La gentillesse, lorsqu’elle est pratiquée et pas seulement proclamée, est une forme élevée de politique. C’est une culture publique, un style administratif, un soin apporté à la communauté. Rien à redire, donc, sur le plan des valeurs.

Quelques questions, toutefois, sur le plan politique et administratif, sont légitimes. Et elles ne concernent pas Nicolò, mais le contexte dans lequel cette nomination intervient. Pourquoi une délégation « hors sac » quelques mois seulement après la formation de la nouvelle équipe municipale ? Pourquoi augmenter le nombre d’assesseurs à un moment où l’on prêche la sobriété, la rationalisation et l’attention aux ressources ? Et surtout : pourquoi maintenant ?

Le doute – légitime, non malveillant – est que cette gentillesse institutionnelle remplisse aussi une fonction d’équilibre politique. Une caresse adressée non seulement à la ville, mais aussi aux partis et aux mouvements qui composent la majorité. Une gentillesse, justement, au sens le plus tactique du terme. Rien de scandaleux, bien sûr : la politique est aussi cela. Mais il est juste de le dire.

Se pose ensuite la question la plus concrète, celle qui distingue les délégations symboliques des véritables politiques publiques. L’Assesseur à la Gentillesse dispose-t-il d’outils municipaux ? D’un bureau ? De personnel ? D’un budget, même minimal, pour concevoir, coordonner et agir ? Ou risque-t-il d’être une figure davantage narrative qu’opérationnelle, plus proche du communiqué de presse que de la délibération ?

Car la gentillesse ne se gouverne pas avec de bonnes intentions. Elle se construit par des programmes dans les écoles, des actions dans les quartiers, des politiques inclusives, de la formation, une présence constante. Sinon, elle devient un mot aimable, certes, mais vide.

Il est d’ailleurs frappant que la communication officielle ait surtout insisté sur le primat : Aoste premier chef-lieu régional d’Italie à avoir officiellement confié la délégation à la Gentillesse. Un titre qui fait son effet, qui fonctionne médiatiquement, mais qui dit peu sur le « comment » et le « avec quels moyens ». Moins d’accent sur le programme, sur l’organisation du nouvel assessorato, sur des objectifs mesurables. Et cela constitue une limite pour une fonction qui devrait aussi éduquer à la transparence et à la responsabilité.

La nomination ne donne pas encore – du moins pour l’instant – le sentiment d’un choix réellement formateur pour les jeunes en politique. Elle risque plutôt de les exposer, de les placer en vitrine, en les soumettant à des critiques qu’ils ne méritent pas personnellement. Nicolò a l’âge et le droit d’apprendre. Il serait injuste de lui imposer des attentes symboliques sans lui fournir des outils réels.

C’est pourquoi le souhait reste sincère : bon travail, Nicolò. Mais avec un espoir supplémentaire. Que la gentillesse ne devienne ni un révélateur des équilibres politiques ni une monnaie d’échange entre courants. Qu’elle soit, au contraire, une pratique quotidienne, concrète, vérifiable. Car la gentillesse, lorsqu’elle est authentique, n’a pas besoin de primats. Elle a besoin de substance.

Bon travail, Nicolò.

piero.minuzzo@gmail.com