Apri il giornale o scorri le notizie sul telefono e leggi: gli Stati Uniti hanno attaccato il Venezuela. Obiettivo dichiarato: catturare Nicolás Maduro e sua moglie Cilia Flores, accusati di narcotraffico internazionale. Missione compiuta, dicono da Washington. Giusto? In teoria sì: un boss del narcotraffico fermato fa sempre notizia, fa dire “finalmente”, come quando alla festa del paese annunciano che i lavori sul ponte sono finiti dopo mesi di ritardi.
Ma se provi a guardare oltre i titoli, la storia diventa più concreta e amara. Morti civili, feriti, famiglie distrutte. Persone che non hanno scelto nulla, che vivono in quartieri bombardati, come se il caos fosse normale. È come se a Villeneuve o Sarre qualcuno decidesse, per ragioni lontane e incomprensibili alla gente comune, di far saltare una casa intera: vorresti gridare, “ma perché?”.
Da noi, tra una passeggiata nei boschi e un caffè al bar della piazza, facciamo fatica a immaginare cosa significhi svegliarsi con le bombe fuori dalla finestra. Eppure è lì che il mondo, oggi, gronda sangue, mentre qui commentiamo distrattamente sul clima o sul traffico.
Capisco chi — come Trump e i suoi sostenitori — vede in questo un atto di giustizia: fermare Maduro significa fermare un traffico che ha riempito di morte tante comunità. Ma noi, che viviamo in una valle dove i problemi li risolviamo parlando attorno a un tavolo comunale, sappiamo bene che i problemi morali e materiali non si risolvono con le armi. E la storia recente lo conferma: Iraq, Afghanistan, Libia… ogni volta le bombe hanno creato più lutti che soluzioni.
E poi c’è il quadro più grande, quello che ti fa girare la testa come se fossi in cima al Col de la Roussa guardando l’orizzonte: il mondo non è più un mosaico di crisi isolate, ma un unico grande conflitto che si intreccia da più parti. Iran, Medio Oriente, Europa dell’Est… è quello che Papa Francesco aveva descritto come una “terza guerra mondiale a pezzi”, un’espressione che significa proprio questo: non più un grande fronte unico, ma tanti fronti sparsi ovunque, che finiscono per coinvolgere tutti noi, anche qui in Valle d’Aosta, quando pensiamo alla sicurezza dei nostri figli e alla stabilità del futuro.
E allora, mentre a Caracas qualcuno conta i caduti e a Teheran si guardano nervosamente i movimenti delle potenze globali, noi ci ritroviamo a chiedere con una punta di inquietudine: ma dov’è finita la ragione? Qui, tra le montagne, discutiamo di quanti giovani lasciano i paesi per lavoro, di quanta sanità pubblica regge o cede, di quante scuole servono ai nostri figli. A Washington o a Mosca, invece, c’è chi decide di rispondere a un problema con le stesse armi che generano altri problemi.
E così, tra una sagra del bollito e una festa patronale, il pensiero torna sempre alle persone vere — quelle che soffrono, quelle che vedono la vita stravolta da decisioni prese lontano da loro. È difficile restare neutrali quando pensi alle famiglie di Caracas come potresti pensare a quelle di Aosta o di Pont-Saint-Martin, se un giorno anche qui qualcuno decidesse che la guerra è la soluzione.
Alla fine, quello che resta è una domanda semplice ma terribile: se la giustizia richiede il sangue dei civili, che senso ha chiamarla giustizia? E non c’è slogan politico o discorso da bar che tenga davanti a una madre che piange il figlio sotto le macerie.
Ecco, questo è il mondo che dobbiamo raccontare oggi: violento, contraddittorio, doloroso. Con un solo compito per noi che scriviamo: non dimenticare chi soffre, anche se siamo a migliaia di chilometri di distanza, e ricordare che la pace non si costruisce con le armi, ma con quel dialogo che spesso manca tra chi ha il potere e chi vive tra le nostre valli.
Sangue che gronda
Tu ouvres le journal ou fais défiler les nouvelles sur ton téléphone et tu lis : les États-Unis ont attaqué le Venezuela. Objectif déclaré : capturer Nicolás Maduro et son épouse Cilia Flores, accusés de narcotrafic international. Mission accomplie, disent-ils à Washington. Juste ? En théorie, oui : arrêter un chef du narcotrafic fait toujours la une, fait dire “enfin”, comme quand, dans notre village, on annonce que les travaux sur le pont sont terminés après des mois de retard.
Mais si l’on regarde au-delà des titres, l’histoire devient plus concrète et amère. Des morts civiles, des blessés, des familles détruites. Des personnes qui n’ont rien choisi, qui vivent dans des quartiers bombardés, comme si le chaos était normal. C’est un peu comme si, à Villeneuve ou Sarre, quelqu’un décidait, pour des raisons lointaines et incompréhensibles pour les gens ordinaires, de faire sauter une maison entière : on voudrait crier, “mais pourquoi ?”.
Ici, entre une balade dans les bois et un café sur la place du village, il est difficile d’imaginer ce que cela signifie de se réveiller avec des bombes à sa fenêtre. Et pourtant, c’est là que le monde saigne, alors que nous commentons distraitement le climat ou le trafic sur notre téléphone.
Je comprends ceux — comme Trump et ses partisans — qui voient dans cette action un acte de justice : arrêter Maduro signifie stopper un trafic qui a rempli de morts tant de communautés. Mais nous, qui vivons dans une vallée où les problèmes se règlent autour d’une table municipale, savons bien que les problèmes moraux et matériels ne se résolvent pas avec les armes. Et l’histoire récente le confirme : Irak, Afghanistan, Libye… à chaque fois, les bombes ont créé plus de drames que de solutions.
Et puis il y a le tableau plus large, celui qui te fait tourner la tête comme si tu étais au Col de la Roussa à regarder l’horizon : le monde n’est plus un mosaïque de crises isolées, mais un unique grand conflit qui se croise partout. Iran, Moyen-Orient, Europe de l’Est… c’est ce que le Pape François a décrit comme une “troisième guerre mondiale par morceaux”, une expression qui signifie exactement cela : plus de grand front unique, mais de nombreux fronts dispersés, qui finissent par nous concerner tous, même ici en Vallée d’Aoste, quand nous pensons à la sécurité de nos enfants et à la stabilité de l’avenir. (ansa.it)
Alors, pendant qu’à Caracas certains comptent les victimes et qu’à Téhéran on observe nerveusement les mouvements des grandes puissances, nous nous retrouvons à nous demander avec une pointe d’inquiétude : mais où est la raison ? Ici, entre les montagnes, nous discutons de combien de jeunes quittent les villages pour travailler, combien de services publics tiennent ou craquent, combien d’écoles sont nécessaires pour nos enfants. À Washington ou à Moscou, en revanche, certains décident de répondre à un problème avec les mêmes armes qui créent d’autres problèmes.
Ainsi, entre une foire de village et une fête patronale, la pensée revient toujours aux personnes réelles — celles qui souffrent, celles qui voient leur vie bouleversée par des décisions prises loin d’elles. Il est difficile de rester neutre quand on pense aux familles de Caracas comme on pourrait penser à celles d’Aoste ou de Pont-Saint-Martin, si un jour quelqu’un décidait ici aussi que la guerre est la solution.
Au final, ce qui reste est une question simple mais terrible : si la justice exige le sang des civils, quel sens y a-t-il à l’appeler justice ? Et aucun slogan politique ou discours de café ne peut remplacer le regard d’une mère qui pleure son enfant sous les décombres.
Voici le monde que nous devons raconter aujourd’hui : violent, contradictoire, douloureux. Avec une seule tâche pour nous qui écrivons : ne pas oublier ceux qui souffrent, même si nous sommes à des milliers de kilomètres de distance, et rappeler que la paix ne se construit pas avec les armes, mais avec ce dialogue qui manque trop souvent entre ceux qui ont le pouvoir et ceux qui vivent dans nos vallées.