Dès février prochain, le Commissaire européen pour les politiques régionales Hahn rencontrera les ministres des affaires étrangères des États alpins afin de discuter des thèmes prioritaires pour chaque État et pour chaque Région concernée, thèmes qui feront l’objet d’un travail de "concentration thématique", dans le but d’élaborer une stratégie, ciblée et efficace à la fois, permettant de mieux utiliser les fonds européens liés à la nouvelle programmation.
«L’approbation de cette stratégie est le résultat final d’un processus qui, cas unique en Europe, est parti du bas, grâce à la volonté des Présidents des Régions alpines – souligne le Président de la Région Augusto Rollandin. - En juin 2012, en effet, nous nous étions réunis à Bad Ragaz, en Suisse, pour signer un document d’« initiative des régions » en vue de la construction d’une stratégie macro-régionale européenne pour les Alpes partageant un parcours de coordination des politiques européennes. Pour le futur, il est prévu que non seulement la définition, mais aussi l’application de la stratégie suivront un modèle de gestion à plusieurs niveaux, dont les Régions seront à nouveau les protagonistes lors de la définition des parcours à suivre pour contrebalancer les problèmes géographiques et structurels de la montagne, tout en valorisant les possibilités de celle-ci, dans le but d’un développement efficace et durable.» «Il est significatif que cette date si importante pour la reconnaissance des Alpes par l’Union européenne soit presque contemporaine de la célébration, le 19 décembre de cette année, du 70e anniversaire de la Déclaration de Chivasso – conclut le Président. - Et nous éprouvons un certain orgueil à l’idée que, en 1943 déjà, Chanoux, Page et Chabod – qui avait rédigé ce texte - avaient envisagé comme stratégie de développement pour les régions alpines, avec une approche totalement nouvelle et révolutionnaire pour l’époque, un rapport fondé sur les caractéristiques similaires des populations de montagne, et proposé des formes de subsidiarité organisées à partir d’en bas, d’autonomie et de soutien, pour répondre aux attentes de ces zones si importantes».