La risoluzione dell’Emilia-Romagna sulle “zone sicure” non tutela nessuno: restringe libertà civili, cancella la solidarietà e trasforma l’aiuto in sospetto. Difendere la vita – sempre – è un dovere morale, umano e democratico.
Ci sono momenti in cui non si può restare sul vago, né annacquare il giudizio per paura di sembrare troppo netti. La Risoluzione 184/2025 dell’Emilia-Romagna è uno di quei passaggi che chiedono chiarezza, schiena dritta e un “no” limpido.
Un provvedimento che punta a impedire veglie di preghiera, momenti di ascolto e iniziative pro vita nei pressi di ospedali e consultori viene venduto come tutela delle donne, ma di fatto crea zone di sospetto in cui la libertà di espressione e di religione viene compressa fino quasi a sparire.
Non si tratta di politica. Non si tratta neppure – soltanto – di fede. Qui si parla di civiltà democratica.
La risoluzione immagina “zone sicure”, ma sicure da chi? Da cittadini che pregano? Da volontari che offrono supporto psicologico, materiale o umano a donne che stanno affrontando un dramma enorme?
Le donne che decidono di abortire non sono statue: sono persone immerse in un vortice di paure, pressioni, solitudini. Dire che nessuno possa parlare con loro, ascoltarle, offrire un’alternativa, è una forma surrettizia di paternalismo.
È come dire: “Meglio che tu non senta altre campane, potresti turbarti”.
Ma la libertà di una donna non si difende silenziando chi propone vie diverse. La si difende garantendo pluralità, non recinti.
Il passaggio più inquietante? La richiesta di una legge nazionale che estenda questo modello in tutta Italia.
Significa normalizzare la repressione dell’espressione pubblica su un tema che interroga la coscienza di un intero Paese. E lo fa discriminando le persone non per ciò che fanno, ma per ciò che credono.
Una china che in democrazia va respinta senza tentennare.
Dal punto di vista religioso, la posizione è limpida: ogni vita è dono, mistero, promessa. Difendere la vita nascente significa difendere l’essere umano quando è più fragile e indifeso.
Pregare non è un atto di aggressione: è un’offerta spirituale, silenziosa, non violenta.
Ma anche chi non muove un passo dalla dottrina cattolica dovrebbe preoccuparsi. Perché sul piano laico, la questione è semplice: lo Stato non può impedire a un gruppo di cittadini di ritrovarsi, manifestare, offrire aiuto, esprimere il proprio pensiero.
Non può trasformare la polizia in un arbitro delle intenzioni morali. Non può scegliere quali valori possono essere presentati alle persone in difficoltà e quali no.
Essere pro vita non significa giudicare. Significa non rassegnarsi all’idea che l’aborto sia l’unica via possibile quando mancano soldi, sostegno, relazioni, protezione.
Le veglie di preghiera, le associazioni, le reti di volontariato non spingono con la forza verso una scelta: aprono possibilità che altrimenti non esisterebbero.
E provare a spegnere queste possibilità è un atto di potere che fa male alla democrazia, non solo a chi crede.
Se qualcuno pensa che questo tema possa essere liquidato con due paroline sulla “tutela della sensibilità”, sbaglia di grosso. Qui siamo davanti a una scelta di civiltà: libertà o controllo, pluralismo o pensiero unico.
È per questo che dico e ribadisco: Sì alla vita. Sempre. Sì alla libertà di esprimere, di aiutare, di pregare, di offrire una mano. No a zone speciali che trasformano la solidarietà in reato.
E allora, Presidente de Pascale, diciamocelo senza fare finta di niente: non c’è nulla di “sicuro” in una zona dove le idee vengono filtrate, dove la preghiera è trattata come un disturbo, dove l’aiuto è visto come una minaccia. La sicurezza vera nasce dal dialogo, non dal silenzio imposto.
Se davvero volete difendere le donne, date loro più strumenti, non meno voci. Se davvero volete difendere la democrazia, non cominciate a fare liste di chi può stare in una strada e chi no.
Perché una democrazia forte non teme la preghiera, non teme il dissenso, non teme chi dice Sì alla vita: teme solo il giorno in cui qualcuno deciderà di zittirli.
Sì alla vita
La résolution de l’Émilie-Romagne sur les « zones sûres » ne protège personne : elle restreint les libertés civiles, efface la solidarité et transforme l’aide en soupçon. Défendre la vie – toujours – est un devoir moral, humain et démocratique.
Il y a des moments où l’on ne peut pas rester dans le flou, ni diluer son jugement par peur de paraître trop tranchant. La Résolution 184/2025 de l’Émilie-Romagne fait partie de ces passages qui exigent clarté, droiture et un “non” net.
Une mesure qui vise à empêcher les veillées de prière, les moments d’écoute et les initiatives pro-vie près des hôpitaux et des centres de consultation est présentée comme une protection des femmes, mais crée en réalité des zones de suspicion où la liberté d’expression et de religion est comprimée jusqu’à presque disparaître.
Il ne s’agit pas de politique. Il ne s’agit pas non plus – seulement – de foi. Il est question ici de civilisation démocratique.
La résolution imagine des « zones sûres », mais sûres de qui ? De citoyens qui prient ? De bénévoles qui offrent un soutien psychologique, matériel ou humain à des femmes confrontées à un drame immense ?
Les femmes qui décident d’avorter ne sont pas des statues : ce sont des personnes prises dans un tourbillon de peurs, de pressions, de solitude. Dire que personne ne doit leur parler, les écouter, leur offrir une alternative, c’est une forme dissimulée de paternalisme.
C’est comme dire : « Mieux vaut que tu n’entendes pas d’autres cloches, cela pourrait te troubler ».
Mais la liberté d’une femme ne se protège pas en faisant taire ceux qui proposent d’autres voies. Elle se protège en garantissant le pluralisme, pas les barrières.
Le passage le plus inquiétant ? La demande d’une loi nationale pour étendre ce modèle à toute l’Italie.
Cela reviendrait à normaliser la répression de l’expression publique sur un thème qui interroge la conscience du pays entier. Et cela en discriminant les personnes non pas pour ce qu’elles font, mais pour ce qu’elles croient.
Une pente qu’il faut repousser sans hésitation dans une démocratie.
Du point de vue religieux, la position est limpide : toute vie est don, mystère, promesse. Défendre la vie naissante, c’est défendre l’être humain lorsqu’il est le plus fragile et sans défense.
Prier n’est pas un acte d’agression : c’est une offrande spirituelle, silencieuse, non violente.
Mais même ceux qui ne se réfèrent pas à la doctrine catholique devraient s’en inquiéter. Car, d’un point de vue laïc, la question est simple : l’État ne peut empêcher un groupe de citoyens de se rassembler, de manifester, d’offrir de l’aide, d’exprimer leur pensée.
Il ne peut transformer la police en arbitre des intentions morales. Il ne peut décider quelles valeurs peuvent être présentées aux personnes en difficulté et lesquelles doivent être interdites.
Être pro-vie ne signifie pas juger. Cela signifie refuser l’idée que l’avortement soit la seule voie possible lorsque manquent l’argent, le soutien, les relations, la protection.
Les veillées de prière, les associations, les réseaux de bénévolat ne forcent pas une décision : ils ouvrent des possibilités qui, autrement, n’existeraient pas.
Et tenter d’éteindre ces possibilités est un acte de pouvoir qui blesse la démocratie autant que ceux qui croient.
Si quelqu’un pense que ce sujet peut être réglé par deux mots sur la “protection de la sensibilité”, il se trompe lourdement. Nous sommes ici devant un choix de civilisation : liberté ou contrôle, pluralisme ou pensée unique.
C’est pour cela que je dis et que je répète : Oui à la vie. Toujours. Oui à la liberté d’exprimer, d’aider, de prier, de tendre la main. Non aux zones spéciales qui transforment la solidarité en délit.
Et alors, Président de Pascale, disons-le sans faire semblant : il n’y a rien de « sûr » dans une zone où les idées sont filtrées, où la prière est traitée comme une gêne, où l’aide est perçue comme une menace. La vraie sécurité naît du dialogue, pas du silence imposé.
Si vous voulez vraiment défendre les femmes, donnez-leur plus d’outils, pas moins de voix. Si vous voulez vraiment défendre la démocratie, ne commencez pas à dresser des listes de ceux qui peuvent rester dans une rue et de ceux qui n’en ont pas le droit.
Parce qu’une démocratie forte ne craint ni la prière, ni le désaccord, ni ceux qui disent Oui à la vie : elle ne craint qu’une chose, le jour où quelqu’un décidera de les faire taire.




